Buick Lacrosse 2010

Buick Lacrosse 2010
Photos par -Autonet.ca
Jacques Bienvenue
Publié: 16 11 2009

LaCrosse, ça vous dit quelque chose ? Au Canada, ce nom, qui en fera sourire quelques-uns, apparaît pour la première fois dans les catalogues de la marque Buick. C'est une nouveauté destinée à contribuer à la relance de GM, rien de moins. La Buick LaCrosse remplace la berline de taille intermédiaire nommée Allure, lancée en 2005 pour remplacer la Century. Vous suivez ? Or, en 2005 déjà, Buick avait adopté l'appellation LaCrosse pour cette voiture, mais seulement pour le marché des États-Unis. Au Canada, le fabricant avait cru bon utiliser une appellation moins... suggestive, pour les francophones du moins. D'où le nom Allure. Mais voilà, les problèmes financiers récents de GM auraient vraisemblablement imposé une uniformisation des vocables utilisés pour l'ensemble du marché nord-américain. Exit l'Allure et bienvenue à la LaCrosse.

Belle... tout simplement

Si le nom de ce modèle vous laisse perplexe (il a été emprunté à de petites villes américaines des États de Washington, de la Virginie, de l'Indiana et du Wisconsin), sa silhouette, elle, ne vous fera pas sourciller pour les mêmes raisons. Car la nouvelle Buick LaCrosse est tout simplement belle. Elle fait tourner les têtes partout où elle passe. Est-ce parce que sa forme très sculpturale rappelle d'anciennes Buick, qui ont marqué l'histoire de cette marque centenaire (le prototype Y-Job, la Roadmaster et la Riviera)? Ça, c'est le discours officiel du fabricant. Personnellement, je crois que bien peu de gens parmi ceux qui aperçoivent une LaCrosse sur la rue connaissent quoi que ce soit de l'histoire de cette marque. Ils ignorent d'ailleurs souvent qu'il s'agit d'une Buick et ne le découvrent, à leur grande surprise, qu'au moment où ils s'en approchent, à la vue de l'écusson. L'important pour GM, c'est qu'ils la trouvent belle.

Trois versions

Assemblée à l'usine GM d'Oshawa, en Ontario, cette nouvelle berline est proposée en trois versions : CX, CXL et CXS. Le modèle de base CX est équipé d'un nouveau moteur V6 de 3,0 L à injection directe. Fort de ses 255 chevaux, il est jumelé à une boîte automatique à six vitesses. Ce modèle a des sièges recouverts de tissu et de roues de 17 pouces en acier. La LaCrosse CXL partage le même groupe motopropulseur, mais elle se distingue du modèle de base par sa dotation plus riche. Elle est munie, entre autres, d'un climatiseur à commande automatique à deux zones, de phares antibrouillards, de rétroviseurs extérieurs avec clignotants à DEL et d'un éclairage de pas-de-porte. Elle a des roues de 17 pouces en alliage. De plus, ce modèle peut être équipé d'une transmission intégrale et d'un différentiel à glissement limité électronique, tous deux offerts parmi les options. Enfin, la version CXS, dont nous avons fait l'essai, dispose d'un V6 de 3,6 litres à injection directe, qui développe 280 chevaux. Lui aussi est jumelé à une boîte automatique à six vitesses avec mode séquentiel et son équipement de série comprend, entre autres, une suspension à amortisseurs spéciaux, des sièges chauffants et ventilés garnis d'une sellerie de cuir perforé et des roues en alliage chromé de 18 pouces. Des roues de 19 pouces figurent parmi les options du groupe "Tourisme" offert pour la CXS. Notre modèle d'essais en était muni. Naturellement, elles rehaussent l'allure de la voiture. Cependant, le propriétaire d'une voiture pareille risque d'avoir le hoquet en voyant la facture du revendeur qui installera ses pneus d'hiver...

Finition soignée

Cette voiture se distingue par la qualité de sa construction et de son assemblage. Voilà enfin un produit GM qui se compare favorablement à une Toyota Camry ou à une Honda Accord. L'intérieur accueille confortablement quatre adultes. À l'avant, le conducteur prend place dans un habitacle qui l'enveloppe littéralement. Le tableau de bord adopte un style résolument moderne, qui tranche avec l'allure ultra-conservatrice, qui caractérisait jusqu'ici les produits Buick. Les commutateurs et voyants lumineux foisonnent, comme dans plusieurs voitures modernes. Cela dit, on s'y retrouve aisément et il fait bon vivre à bord de cette Buick. Cette berline m'a d'ailleurs permis d'expérimenter un système à compatibilité Bluetooth parmi les plus simples à comprendre et à utiliser.

Coffre peu pratique

On ne trouve pas beaucoup d'espaces de rangement dans cette berline. Par ailleurs, son coffre a un volume utile limité. De plus, son seuil est haut et les pentures du couvercle empiètent beaucoup sur l'espace dont on dispose. Heureusement, le dossier arrière, qui est rabattable, permet d'accroître l'aire de chargement au besoin. La LaCrosse a un pare-brise plutôt étroit et de gros montants avant de pavillon. Avec les rétroviseurs extérieurs, relativement gros, tout cela limite le champ de vision avant. Et dire que la lunette arrière se révèle aussi courte qu'inclinée, ce qui ne favorise pas beaucoup le champ de vision arrière. Bref, la surface vitrée s'avère plus généreuse et limite le champ de vision périphérique. Comme avec plusieurs voitures modernes, les manoeuvres en marche arrière sont donc parfois périlleuses. La caméra arrière (une option liée au système de guidage), dont l'image s'affiche sur l'écran du tableau de bord compense un peu ce défaut de désign, mais à quel prix ?

Agréable routière

Sur la route, la CXS se débrouille fort bien. La servodirection est précise et pas surassistée, comme c'est le cas avec une Lexus ES 350. L'insonorisation de l'habitacle est également très satisfaisant. La suspension absorbe bien les défauts du revêtement, mais ses éléments ne m'apparaissent pas assez isolés de l'habitacle. Ainsi, le débattement des éléments de la suspension transmet certains bruits et vibrations parasites, un peu comme dans une Hyundai Sonata. Bien entendu, les grosses "savates" de 19 pouces, qui chaussent les roues d'alliage de notre véhicule d'essais, rendaient le roulement nettement plus ferme. Elles accentuaient assurément la transmission de ces bruits et de ces vibrations.

Sophistiquée, cette Buick

GM souhaite distinguer la Buick La-Crosse par son équipement sophistiqué. Ainsi, la CXS peut être munie du système d'affichage "tête haute" optionnel, qui affiche diverses informations sur la base du pare-brise (voir l'encadré). De plus, une fois la nuit tombée, le conducteur appréciera le système d'éclairage adaptatif (une autre option), qui fait pivoter les puissants phares à décharge à haute intensité sur un axe de 15 degrés. Ce système procure au conducteur une meilleure visibilité sur la route, surtout dans les courbes. Cette Buick est également dotée d'un système de détection d'obstacles latéraux, qui peut avertir le conducteur de la présence d'un véhicule dans la voie adjacente, lorsqu'il se trouve dans la zone d'angle mort. Et c'est sans parler des équipements de sécurité passive, notamment les sacs gonflables frontaux, latéraux et les rideaux gonflables latéraux au pavillon, de même que de la traction asservie et du système StabiliTrak de GM. Des systèmes éprouvés qui font le guet et entrent en action le moment venu, pour aider le conducteur et ses passagers.

Sommaire:

Prix du modèle à l'essai
32 795$ à 40 795$
Concurrence générale
Acura TSX, Chevrolet Malibu LTZ, Chrysler 300, Ford Taurus, Honda Accord EX-V6, Hyundai Sonata V6, Kia Magentis V6, Mazda 6 V6, Mitsubishi Galant V6, Nissan Altima, Subaru Legacy 3.6R, Volkswagen Passat, Volkswagen Passat CC

Pour

Contre

  • - Silhouette élégante
  • - Comportement routier agréable
  • - Moteur performant
  • - Visibilité arrière réduite
  • - Nom peu original pour les francophones
  • - Ouverture réduite du coffre

Plus de nouvelles

Essais routiers

Volkswagen Up!: l'européenne qu'on rêve d'adopter

Essais routiers

Fiabilité, commodités… pourquoi pas les deux pour...

Essais routiers

Une Hyundai...mais qui suis-je?

Essais routiers

Expérience hivernale

Essais routiers

Celle qu'on connait, mais maintenant intégrale

S'INSCRIRE ou Se désinscrire