Nissan Murano

Nissan Murano

Plus de photos

Photos par -Autonet.ca
Denis Duquet
Publié: 05 02 2010

Lorsque Nissan a dévoilé la première Murano, cette nouvelle venue a eu l'effet d'une bombe dans la communauté des utilitaires. Jusque-là, les stylistes voulaient nous offrir une carrosserie aux allures machistes afin que son propriétaire puisse jouer les durs et rouler des manivelles au volant de son tout-terrain. Cette silhouette agressive laissait supposer que le propriétaire du véhicule était un baroudeur prêt à affronter les pires conditions routières de la planète. Même si, en réalité, on se contentait de rouler peinard sur les grands boulevards et de stationner son tout-terrain rutilant en face des bars branchés.

La Murano faisait fi de tout cela en nous proposant une silhouette qui privilégiait une élégance certaine et même une certaine sportivité. Le rouage intégral était de série, tout comme la transmission à rapports continuellement variables et l'incontournable moteur V6 de 3,5 litres si cher à Nissan. En outre, l'habitacle et le tableau de bord s'apparentaient davantage à une berline sportive qu'à un véhicule à vocation utilitaire. Cet iconoclaste a connu beaucoup de succès, non pas auprès des gens qui aimaient donner l'impression d'être des aventuriers, mais des automobilistes voulant combiner l'utile à l'agréable.

Mais toute bonne chose doit évoluer, et il y a deux ans, la Murano a connu une révision en profondeur. Il faut avouer que l'enjeu était de taille puisque si on s'éloignait trop de la version originale, on l'aurait certainement boudé. Et on aurait eu le même résultat si on avait été trop timide dans les changements.

Pari réussi

Il faut rendre hommage à l'équipe de stylistes qui a présidé au rajeunissement de cette utilitaire. On à réussi à conserver la silhouette générale de ce modèle, tout en accentuant l'importance de la calandre avant, qui abrite dans sa grille huit rayons verticaux se prolongeant vers des feux de route en forme d'amande se terminant dans l'aile. À tout seigneur, tout honneur, l'écusson Nissan est placé en plein centre de la calandre. Ce museau incliné vers l'arrière, surplombant un vaste prise d'air placée sous le pare-chocs avant, pare-chocs qui semble plus symbolique qu'autre chose, donne beaucoup de caractère à cette Nipponne. Bien entendu, comme le veut la tendance actuelle, les porte-à-faux sont réduits au maximum tandis que les tôles latérales sont attendues avec pour seule perturbation des lignes des passages de roues en relief. Soulignons au passage que les jantes en alliage de notre véhicule d'essai étaient fort jolies. La partie arrière, qui était ronde et très élevée sur la version originale, a été passablement modifiée. La lunette arrière est maintenant en cinq points, un peu comme sur certaines calandres, le hayon est moins arrondi, tandis que les feux arrière sont situés à la fois dans l'aile et sur le hayon. Pour donner un peu plus de caractère, la partie supérieure de cette ouverture est dotée d'un léger déflecteur qui donne un peu plus de dynamisme à la silhouette et qui doit protéger également le hayon arrière contre les projections de la route. Soulignons au passage que ce hayon est motorisé ce qui est vraiment pratique en certaines circonstances.

Le tableau de bord a été complètement remanié et ressemble à celui de certaines berlines de la marque, surtout de la Maxima. Force est d'admettre que le résultat est élégant, pratique et bien réalisé en fait de qualité des matériaux. Sous l'écran servant à afficher les réglages de la climatisation, de la chaîne audio, ou pour afficher la carte géographique du système de navigation, on trouve un gros bouton qui permet d'effectuer certains réglages. À une certaine époque, la disposition des commandes audio des véhicules Nissan me déconcertait. On s'est habitué au fil des années et les constructeurs allemands se sont chargés de compliquer les choses, de sorte que l'approche de Nissan semble quasiment simpliste de nos jours.

Il est vrai que le véhicule est passablement haut sur pattes et que certaines personnes devront passablement lever la jambe pour monter à bord. Mais une fois à l'intérieur, on se laisse dorloter par des sièges confortables et réglables de multiples façons. J'aurais apprécié un peu plus d'espace de rangement, mais je préfère avoir des sièges plus confortables que des ouvertures multiples servant à accueillir des babioles de toutes sortes. Soulignons au passage que les cadrans indicateurs sont bien situés et très faciles à consulter. Comme c'est maintenant la norme chez Nissan, le volant est presque sportif, et son moyeu comporte plusieurs commandes permettant de régler la radio et le régulateur de vitesse.

Les passagers des places arrière ne sont pas laissés pour compte, bien au contraire. En effet, les places sont spacieuses et la banquette est même chauffante. De bonnes notes également pour la soute à bagages : passablement grande, il est facile de rabattre le dossier pour obtenir un espace de chargement encore plus grand. Il faut également souligner que la qualité des matériaux s'est de beaucoup améliorée par rapport à la première génération de Murano.

Mécanique habituelle

Si Nissan était une compagnie nord-américaine plutôt que japonaise, elle serait fortement critiquée pour le fait de toujours proposer le même moteur V6 de 3,5 litres relié à une transmission CVT, qui est pratiquement la seule offerte maintenant chez Nissan. Heureusement, ce moteur figure depuis des lunes sur la liste des meilleurs moteurs au monde, ce qui a pour effet de faire taire les dénigreurs. Quant à la transmission à rapports continuellement variables, force est d'admettre que les ingénieurs nippons ont bien maîtrisé cette technologie, car contrairement à bien d'autres véhicules équipés de la même transmission, le niveau sonore est très faible et on ne perçoit pas cet incessant va-et-vient de la mécanique qui tourne sous le capot.

Bien entendu, il aurait été impensable de ne pas offrir une traction intégrale avec la Murano. Mais même si la garde au sol est passablement élevée et que la silhouette nous donne l'impression d'un véhicule capable d'en prendre, cette transmission intégrale est essentiellement conçue pour une utilisation toutes routes avec la possibilité de piquer à travers les champs de temps à autres. Cela n'empêchera pas un bon conducteur de pouvoir franchir des obstacles assez intimidants, mais il faut y aller avec beaucoup de précaution et de doigté. La Murano est beaucoup plus à l'aise sur les boulevards et les routes secondaires que sur le sentier du Rubicon.

Compte tenu de sa vocation, le véhicule nous propose une suspension indépendante aux quatre roues, des freins à disques à l'avant et à l'arrière, tandis que sa direction est à assistance variable. Cette suspension est plutôt calibrée en fonction du confort et de la tenue de route et n'ont pas en raison d'une utilisation hors route. Malgré tout, en dépit de son caractère quasiment citadin, la capacité de remorquage est tout de même digne de mention. En effet, la Murano peut traiter une charge de 1588 kg ou 3500 lb, ce qui est appréciable pour la catégorie.

Le confort Marcel !

J'ai rencontré au cours des deux dernières années des propriétaires de Murano qui étaient littéralement amoureux de leurs véhicules. Au point qu'ils en étaient ennuyants. Je n'ai rien contre ce véhicule, mais se faire casser les oreilles à n'en plus finir par des personnes qui ne cessent de louanger leur véhicule, on peut s'en passer. Toutefois, après avoir passé une semaine au volant de cet utilitaire, il est facile de comprendre l'enthousiasme de ces gens.

En effet, cette Nissan ne fait rien de mal. Mais elle ne fait également rien d'extraordinaire non plus. Dans le secteur de l'automobile, ce sont les modèles offrant un bel équilibre y sont les plus appréciés et le rouage intégral de la Murano se révèle doux et silencieux. Soulignons que cette transmission est vraiment bien calibrée et ne souffre pas du caractère hésitant de nombreuses transmissions du genre que j'ai pu essayer au fil des derniers mois. En fait, seul Audi fait mieux.

Il est vrai que la direction pourrait être moins assistée, que le tempérament de ce véhicule pourrait être plus sportif et que la visibilité arrière pourrait être de beaucoup meilleure, mais dans l'ensemble, c'est le genre de véhicules que l'on prend jour après jour sans vraiment à être agacé par quoi que ce soit.

Il est vrai qu'avec un prix de plus de 50 000 $, il y a d'autres modèles concurrents plus rapides, meilleurs en hors route, plus puissants et même plus luxueux pour un prix équivalent. Mais rares sont ceux qui sont en mesure d'assurer un tel équilibre. C'est sans doute la raison pour laquelle on croise autant de Murano sur la route.

Sommaire:

Véhicule d'essai
HASH(0x135fc80)
Prix du modèle à l'essai
51,033 $
échelle de prix
38500 $ à  54300 $
Frais transport
1,500 $
Options
Groupe Technique|-Serveur Musique 9.3 Gig|- Bluetooth Audio|- Navigation HDD||Peinture Perle
Mensualité approx. à l'achat (60 mois, 0$ comptant, taxes incluses)
HASH(0x134e6d0) $ n\.d\.
Mensualité approx. à la location / valeur résiduelle (48 mois, 0$ comptant, taxes incluses)
HASH(0x134e4e0) $ n\.d\.
Consommation rapportée
12,8L/100km
Garantie de base
3 ans- 60 000 km
Garantie du groupe motopropulseur
5 ans - 100 000 km
Concurrence générale
GMC Acadia, Hyundai Vercruz, Lincoln MKX, Mazda CX-9, Subaru Tribeca, toyota Highlander

Pour

Contre

  • - Style élégant
  • - Moteur performant
  • - Habitacle cossu
  • - Bonne tenue de route
  • -
  • - Direction trop assistée
  • - Visibilité arrière
  • - Capacités hors route limitées

Fiche d'appréciation:

Consommation d'essence
Valeur subjective
Esthétique
Confort
Performance
Appréciation générale

Plus de nouvelles

Genève

Une fréquentation accrue de 7%, au Salon de...

Essais routiers

Infiniti M 2011, à la hauteur de BMW, Mercedes et...

nouvelles

BMW aura sa petite voiture sous-compacte de luxe

Essais routiers

Hyundai Sonata 2011, qu'elle est belle !