2 000 kilomètres plus tard
Chaque année, nous nous dirigeons au Salon de l'automobile de Détroit afin d'assister aux journées réservées aux membres de la presse. Pour ma 19e présence à cet événement, que je considère comme un incontournable, j'étais accompagné de mon ami et collègue de longue date, Henri Michaud, avec qui j'ai entamé ce périple au volant d'une berline Mazda3 GX, le modèle d'entrée de gamme.
Ce choix a été dicté par mon envie de mieux faire connaissance avec cette voiture ultra populaire en sol québécois. D'autant plus que la deuxième génération de cette dernière vient tout juste de se pointer le museau en Amérique.
Le museau souriant!
Elle nous est toujours offerte en déclinaison berline, appelée Mazda3, et à hayon à cinq portières, la Mazda3 Sport. Cette nouvelle mouture (malgré les apparences) s'offre des améliorations à la fois esthétiques, mécaniques et technologiques, qui la placent à nouveau à un seuil très élevé, par rapport à certaines de ses vis-à-vis.
De plus, ces dernières viennent d'être rejointes par la version musclée Mazdaspeed3, dont la puissance a été portée à 263 chevaux.
Esthétiquement, et ce par rapport au modèle précédent, les nouvelles Mazda3 se distinguent principalement par l'arrivée d'un nouveau museau « souriant », qui leur octroie plus de caractère, voire plus d'agressivité. Les nouveaux phares et feux de position plus élancés, associés à de massifs pare-chocs, viennent ici compléter ce nouveau style innovant.
Méchant tableau de bord!
L'accessibilité à la Mazda3 ne pose nullement problème aux gens de taille moyenne, mais certaines personnes aux longues jambes assises à l'arrière pourraient se retrouver à l'étroit en voulant sortir de la voiture, gracieuseté d'une ouverture plutôt étroite des portières.
Cette berline peut recevoir aisément quatre passagers, voire cinq à l'occasion. La finition, et surtout la présentation intérieure, sont d'un calibre très élevé pour une voiture de catégorie compacte; elles pourraient même être considérées comme la référence en la matière. C'est également valable pour cette version « GX » dite d'entrée de gamme.
Parlant de référence, le nouveau tableau de bord qui a été entièrement redessiné et surtout repensé accueille un panneau central rempli de commandes, dont l'accessibilité est tout simplement irréprochable. Seule ombre au tableau, l'écran qui accueille le système de navigation sur les versions haut de gamme est malheureusement éloigné et surtout de trop petite taille.
Son confort à l'européenne est assuré par des sièges baquets hauts et semi-enveloppants, tandis que la fermeté de la banquette n'a rien d'exagéré. La malle de la berline est très grande, mais peu profonde, ce qui limite l'espace de chargement à seulement 335 litres.
Comportement dynamique
La berline qui nous a été prêtée pour cet essai disposait de l'increvable moteur quatre cylindres de 2,0 litres, dont la puissance est de 148 chevaux. Pour la circonstance, il était associé à une excellente boîte manuelle à cinq vitesses.
La plus européenne des voitures compactes made in Japan continue toujours de nous offrir des prestations très relevées, et ce, peu importe la version choisie. Avec sa direction très précise, sa suspension sagement ferme et son freinage intuitif, cette voiture est extrêmement agréable à conduire, sans pour autant être un bolide très dispendieux, bien au contraire...
L'art de me réconcilier avec la boîte manuelle
Personnellement, j'ai actuellement un sérieux penchant pour la transmission automatique, surtout celle qui nous permet de changer les différents rapports à l'aide de palettes montées sur le volant.
Mais la boîte manuelle griffée Mazda est tellement douce et agréable à manipuler avec ses rapports assez rapprochés, qu'elle m'a permis de me réconcilier avec une telle transmission. De plus, elle nous offre la chance de profiter d'accélérations et surtout de reprises agréablement surprenantes.
Après avoir fait presque 2 000 kilomètres et traversé toute la province de l'Ontario par l'autoroute 401 à une vitesse constante de 110 km/h, notre berline Mazda3 GX n'a consommé que 7,2 l/100 km ou si vous préférez 39 mi/gal.
En usage hebdomadaire, le véhicule présente un débit moyen de 10 l/100 km ou 28 mi/gal. Et ce, peu importe la transmission choisie. Ce qui est très bien, mais un peu plus élevé que certaines de ses vis-à-vis en usage quotidien.
Un excellent rapport qualité/prix
La version prêtée pour le présent essai offre un excellent rapport qualité/prix pour quiconque peut aisément se passer des gâteries habituelles offertes à la clientèle nord-américaine.
Cela ne veut pas dire que les Mazda GX berline et sport sont dénudées d'équipements, bien au contraire. De plus, elles possèdent une mécanique parmi les plus fiables et une valeur de revente qui fait l'envie de plusieurs...
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