smart Fortwo 2010
L'hiver désastreux qui sévit présentement à Québec n'aura pas permis de faire l'essai de la smart comme on l'aurait souhaité. Évidemment, pour ceux qui n'aiment pas la neige, c'est un hiver de rêve, mais pour les amants de sports d'hiver, le peu de neige au sol (175 cm) passera surement à l'histoire pour être un des pires de la décennie. La fin de notre essai hivernal se terminait donc de façon bien ordinaire, mais heureusement pour nous, une tempête de neige est venue s'abattre sur la région à la toute dernière minute.
Le départ de Québec s'est effectué sans anicroche. Le vent et la poudrerie n'ont pas réussi à déloger la smart de sa trajectoire de route. Mais plus la neige tombait, moins la visibilité était bonne. C'est dans de pareilles conditions que les petites dimensions de la smart nous reviennent en tête. Tout se déroule bien sur la portion de route qui est séparée par un immense terre-plein. Les voitures me dépassent à grande vitesse malgré la tempête. Mon odomètre indique tout de même 95 km/h, vitesse que je juge sécuritaire. Évidemment, tout le monde me regarde et doit bien se demander ce qu'une si petite voiture fait sur la route dans de pareilles conditions.
Arrivé au point où les deux sens de l'autoroute fusionnent pour ne former qu'une route à double sens, je commence à trouver que le côté droit de la voie n'est pas aussi dégagé que je ne l'aurais souhaité. La smart possède des pneus très minces, mais la gadoue et la neige tirent la voiture vers la droite. J'aimerais bien m'en éloigner, mais il faut absolument me ranger vers cette même droite pour éviter les voitures en sens inverse. Évidemment, comme la poudrerie est bien présente et que la neige augmente en densité, je suis porté à ralentir. Geste qui permettra aux autres voitures de me coller au derrière. J'entendais presque les jurons des gens envers ma courageuse smart.
Ouf!
À ce rythme, j'ai bien hâte d'atteindre la sortie 81 de l'autoroute, non pas à cause des gens qui me suivent, mais bien parce que la neige se fait de plus en plus abondante. Heureusement pour mes poursuivants, j'emprunte la sortie rapidement et sans problème pour ensuite me retrouver sur la route des Érables. Mais comme je suis en plein coeur de la tempête, le chemin est à peine déneigé et peu de voitures l'ont défriché. Je suis à moins de 20 minutes du lac O'Neil, ma destination. Avec un réservoir d'essence presque plein et mon cellulaire bien en main, je suis prêt à affronter la pire tempête. La visibilité est réduite, la chaussée à peine dégagée, mais la petite voiture réussit à avancer de belle façon. La voiture est très prévisible et agréable. Les nombreuses aides à la conduite me rassurent et la maniabilité m'étonne. Je croise quelques voitures qui semblent avoir de la difficulté à avancer, mais moi, je n'ai plus aucun doute que la smart me permettra d'arriver à bon port.
Le dernier tronçon
Pour me rendre au chalet, il faut emprunter le 2e rang de Frampton. Pour ceux qui ne connaissent pas la région, je dirais que ce n'est pas la route la plus difficile, mais saupoudré d'un bon pied de neige et parsemé de quelques bonnes dénivellations, ce dernier tronçon est exactement ce que je recherchais pour mettre à l'épreuve la petite fortwo. Pas plus d'un kilomètre aura suffi pour évaluer les prestations athlétiques de la smart dans de pareilles conditions. Évidemment, je ne m'attendais pas à avancer aussi facilement que le ferait une traction intégrale, mais la légèreté de la voiture aura sûrement été un désavantage. La smart est loin d'avoir l'agilité d'un Bombardier BR 200. Le devant de la voiture pousse la neige, ce qui semble avoir l'effet de mettre plus de poids vers l'avant de la voiture. Comme la smart est une propulsion, le poids n'était donc pas maximal sur le train arrière, ce qui entraîne un manque de traction. Si on ajoute à cela l'antipatinage qui s'active continuellement, vous constaterez que la voiture perd rapidement de la vitesse et de la traction. J'étais alors persuadé que je resterais coincé sur ce chemin, à quelques mètres de mon arrivée. Heureusement, un bout de chemin dégagé me permet de reprendre de la vitesse. Belle initiative, puisque plus loin, une montée assez abrupte nécessite toute cette énergie. À la moitié de la montée, la voiture s'immobile, prise dans la neige. Heureusement, le demi-tour est facile et comme la route redescend, je réussis à faire une nouvelle passe. Le chemin étant maintenant défriché à moitié, je réussis presque à atteindre le sommet de la butte. Et après un troisième essai, ça y est, la smart règne sur le royaume. J'ai bien aimé batifoler dans la neige, malgré les caprices de la smart. Mais, de toute façon, une Yaris ou une Civic n'aurait pas fait mieux dans de pareilles conditions.
Alignement des astres
Pour être confortable avec l'achat d'une smart, plusieurs paramètres viennent en ligne de compte. Cette voiture est très différente de ce qui se fait sur le marché. C'est une voiture d'exception à plusieurs égards. Elle est trop souvent comparée à la voiture standard, ce qui la désavantage assurément. Elle n'est pas parfaite, mais ce n'est pas son but. Elle est économique, ludique, petite, agréable, mignonne et efficace. Si c'est ce que vous recherchez, vous êtes alors sur la bonne voie pour l'adopter.
Sommaire:
Pour
Contre
- - Maniabilité excellente
- - Habitacle surprenant
- - Sièges confortables
- - Visibilité bonne
- - Suspension sèche
- - Changement de vitesse lent
- - Antipatinage souvent actif
- - Légèreté du train arrière
Fiche d'appréciation:
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