Mazda MAZDASPEED 3 2010

Mazda MAZDASPEED 3 2010

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Photos par -Autonet.ca
LUC-OLIVIER CHAMBERLAND
Publié: 03 09 2010

Un bon petit diable

Je peux résister à beaucoup de choses sauf une : la tentation. La MAZDASPEED 2010 en est toute une et elle a titillée le petit diable sur mon épaule toute la semaine. Je devais me répéter de rester raisonnable. Lorsque l’on cède, la SPEED cherche à nous mordre en échange de tout le plaisir que l’on éprouve. C’est bien là un jeu dangereux qui me plaît.

Le bon petit…

La SPEED avait presque des airs angéliques. D’un blanc immaculé, elle mettait en évidence son large sourire et ses yeux bridés. L’énorme prise d’air qui gonfle le capot laisse le message de son grand besoin d’alimentation en oxygène. Tous indiquent qu’elle n’est pas comme les autres, son bouclier avant unique, ses jantes de 18 pouces, ses jupes latérales, son très gros aileron et ses doubles sorties d’échappement font que les amateurs la reconnaissent immédiatement.

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À l’intérieur, on prend nos aises. Les sièges sont confortables bien que j’aurais aimé un peu plus de support latéral. Mes passagers arrière ont apprécié le confort et, tout comme moi, le dégagement pour la tête. L’ergonomie m’a séduite. J’aime le tableau de bord à deux niveaux, mais l’écran de navigation pourrait être un tantinet plus grand. Sa position est sans reproche si ce n’est qu’il reflète dans le pare-brise la nuit. On retrouve aussi via l’ordinateur de bord beaucoup d’informations comme la consommation, la vitesse moyenne et une boussole. Le volant est recouvert de commandes, leur positionnement est intuitif tout comme ceux de la planche de bord. Les indicateurs se lisent comme un charme, de jour comme de nuit, et on se plaît toujours à regarder le compteur des PSI (pound per square inch (mesure de pression du turbo)) en échelle lors des accélérations.

La qualité des matériaux est en général très bonne. L’ajustement des pièces surpasse les attentes. Question de goût : la tentative de reproduire le tissu des sièges sur la bande de plastique du tableau de bord m’apparait douteuse. La visibilité peut être légèrement problématique : le pilier A est large et intrusif alors que les rétroviseurs extérieurs, de par leur forme, peuvent être un peu déroutants.

Le petit diable

Le petit diable qui m’a fait sourire à chaque fois que je m’approchais de la voiture est le moteur quatre cylindres MRZ turbocompressé de 2,3 litres développant 263 chevaux. Souple et puissant, c’est une garantie de plaisir. Les accélérations se font en un rien de temps. On réalise que les limites de vitesse arrivent un peu trop rapidement à notre goût, on voudrait que le plaisir continue. Pour la suite, la satisfaction de conduite se compte autant en sourires qu’en kilomètres que l’on parcourt. La voiture ne bronche pas en virage et demeure très stable pourvu que l’on ne soit pas en accélération.

Il y a tellement de puissance sur les roues avant lorsque le turbo intervient que la direction réagit aux accélérations avec un effet de couple surprenant. À 3 200 tr/min, les 280 lb-pi de couple font qu’il est impossible d’accélérer et d’avoir une conduite désinvolte. On doit tenir fermement le volant à deux mains. La direction à assistance proportionnelle à la révolution du moteur fait cependant tout son possible pour limiter la situation. Pour sa défense, elle est très précise et réagit au doigt et à l’œil pouvant ainsi corriger facilement ses déroutes.

Je m’attendais à une consommation d’essence importante, après tout, il y a quand même 263 chevaux et un turbo sous le capot; je fus étonné et content de réaliser une moyenne de 8,4 l./100km. La transmission manuelle à six rapports brille de perfection. Le levier se manipule facilement avec de courtes courses entre les rapports. Il devient difficile de ne pas se laisser tenter par un jeu de révolution. Les freins démontrent beaucoup de fermeté et d’endurance tout en étant directs. Après quelques mètres, on sent que la suspension est rigide, on perçoit tout ce qui passe sous les roues. Elle demeure tout de même confortable. Il s’agit juste d’un petit sacrifice considérant sa contribution au comportement routier et à la satisfaction de conduite.

Avec la SPEED 3, je n’étais jamais en manque de tentation. Quand on la regarde, elle nous crie d’aller faire un tour sur les petites routes sinueuses de campagne. Je me suis amusé et j’ai encore eu la preuve que je n’ai aucune résistance à la tentation!

Sommaire:

Véhicule d'essai
2010 Mazda MAZDASPEED 3
Prix du modèle à l'essai
33 355 $
échelle de prix
32 995 À 37 450 $
Consommation rapportée
9,1 l/100km
Garantie de base
3 ans/80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur
5 ans/100 000 km
Concurrence générale
Volkswagen GTI, Mini Cooper S, Audi A3, Mitsubishi Lancer Ralliart, Subaru Impreza WRX

Pour

Contre

  • - Motorisation
  • - Tenue de route
  • - Habitacle
  • - Consommation d'essence
  • - Agrément de conduite
  • - Effet de couple
  • - Visibilité

Fiche d'appréciation:

Consommation d'essence
Valeur subjective
Confort
Performance
Appréciation générale

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