BMW 528 iX 2012, le confort quatre saisons

BMW 528 iX 2012, le confort quatre saisons

Plus de photos

Photos par -Autonet.ca
JACQUES DESHAIES
Publié: 26 01 2012

Et pas gourmande pour deux sous

La volonté de réduire les émissions et la consommation d’essence vient de gagner le constructeur de Munich. Si BMW a longtemps eu la réputation de fabriquer des voitures performantes d’une grande agilité, elle peut maintenant ajouter le facteur économique à son catalogue d’arguments. Qui aurait pensé il y a quelques années rouler dans une grosse Série 5 équipée d’un moteur quatre cylindres?

Voir les versions disponibles de la BMW 528 iX 2012

Avec les normes de plus en plus sévères sur les différents marchés du monde, les constructeurs n’ont pas vraiment le choix d’offrir des voitures de moins en moins gourmandes et surtout polluantes. Chez BMW, beaucoup de spécialistes questionnaient la grande discrétion dont a fait preuve le constructeur depuis 2 ans. Tout semble indiquer que l’on préparait l’avenir du côté de Munich.

Anonyme

La Série 5 chez BMW n’a rien pour impressionner. Pas à cause de sa qualité qui est indéniable, mais surtout par son style plutôt effacé. Certains diront même que sa silhouette est trop près de sa sœur, la Série 3. Je dois avouer que la528 mis à l’essai cette semaine n’a pas émoustillé mes sens par son allure. Malgré cette sobriété, la 5 demeure l’une de mes favorites de la gamme BMW. Elle dispose d’un gabarit bien équilibré. Ni gros gros, ni trop petit, la 5 offre de l’espace et un confort digne de mention.

Si la présentation extérieure est un exemple d’austérité, son habitacle en est tout autrement. Il faut avouer que la présentation deux teinte de ma voiture d’essai donne une première impression de luxe et de qualité supérieure. Le ton caramel foncé détonne avec le reste des éléments de finition d’un gris graphite. Les sièges offrent un excellent maintien autant à l’avant qu’à l’arrière. Les cuirs sont de belle signature et rien à redire quant à la qualité d’assemblage qui est digne de mention. Toutes les BMW semblent avoir été fabriquées d’un seul bloc. L’équipement est des plus complets. J’ai cependant un bémol pour certains accessoires comme les essuie-glaces qui demandent plusieurs opérations ou la chaîne audio qui demande une certaine attention. Il est vrai que je n’ai jamais été un admirateur de ces fameux systèmes de gestion avec cette grosse roulette au centre de la console centrale. Je suis un peu vieux jeu pour ça. Pour le reste, rien à redire.

Motorisation étonnante

La grande innovation de cette Série 5 demeure sa motorisation. Cette 528 iX est équipée d’un nouveau moteur quatre cylindres de 2,0 L. Vous me direz que c’est complètement ridicule dans une voiture qui affiche un poids de 1720 kg? Eh bien non puisque sa puissance de 245 ch est disponible grâce à l’ajout d’un turbocompresseur. Ce groupe propose un couple de 258 lb-pi, ce qui est amplement suffisant. Je l’ai conduite en montagne dans la région des Laurentides au nord de Montréal et je peux vous confirmer que cette motorisation est généreuse quant à ces performances. De plus, ce petit bijou de mécanique est complété par une boîte automatique à 8 rapports. Son étagement permet d’exploiter pleinement le potentiel de ce quatre cylindres turbo.

Cette version de la Série 5 est offerte en mode propulsion, mais elle peut aussi disposer du rouage intégral. C’est cette version que j’ai à l’essai cette semaine. Que ce soit dans la neige ou sur la glace, le système est bien calibré. J’ai pu la pousser un peu sur quelques routes enneigées en campagne et le résultat est plus que concluant. De plus, le contrôle de stabilité et d’antipatinage permet de conserver la tenue de cap en toutes circonstances.

L’autre bonne nouvelle est au chapitre de sa consommation d’essence. Si les BMW ont souvent affiché des consommations relativement élevées, la 528 iX est l’une des premières voitures du groupe à nous offrir des caractéristiques au goût du jour. Cette berline affiche une consommation de 9,6 l/100 en ville et de 6,2 l/100 sur la route. À vitesse permise, la 528 dispose d’une autonomie d’environ 730 km avec un plein d’essence.

Sommes toutes, la Série 5 2012 demeure une valeur sûre. Elle est distinguée, elle est plus qu’agréable à conduire et offre tout le confort d’une berline grand format. De plus, cette nouvelle motorisation m’a convaincu que l’on peut marier confort, plaisir de conduire avec économie d’essence et protection de l’environnement. Chapeau aux ingénieurs de BMW!

Sommaire:

Véhicule d'essai
CONFORT ASSURÉ; CONDUITE DYNAMIQUE; ROUAGE INTÉGRAL EFFICACE
Prix du modèle à l'essai
56 900 $
échelle de prix
54 500 $ à 75 900 $
Consommation rapportée
8,1 /100km
Garantie de base
48 mois/80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur
48 mois/80 000 km
Concurrence générale
ACURA RL, AUDI A6, MERCEDES-BENZ CLASSE E, INFINITI M, JAGUAR XF, LEXUS GS, VOLVO S80

Fiche d'appréciation:

Consommation d'essence
Confort
Performance
Appréciation générale

Plus de nouvelles

Essais routiers

Un MINI adolescent révolté

Essais routiers

BMW: la Série 6 renouvelée

Essais routiers

Boxster S: la sportive en robe noire

Essais routiers

Prius 2012 : Toyota maîtrise son art

S'INSCRIRE ou Se désinscrire