Scion IQ 2012

Scion IQ 2012

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MARC BOUCHARD
Publié: 30 01 2012

diminutive citadine

J’attendais avec enthousiasme cette Scion IQ. Il faut dire que j’ai toujours aimé les petites voitures urbaines, donnant l’impression de pouvoir se faufiler partout. L’expérience avec les rivales, comme la Smart, nous avait un peu laissé sur notre faim en matière de mécanique (surtout de transmission en fait), alors je me faisais une joie de tester une plus puissante et mieux adaptée citadine…

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Mais je dois avouer que je n’ai pu y trouver mon compte. Bien sûr, la Scion IQ a de belles qualités, et notamment une silhouette à faire tourner les têtes, mais il lui manque encore quelques détails, et de nombreuses améliorations, pour être véritablement à la hauteur des attentes.

Puissante vraiment?

La Scion IQ n’est évidemment pas un modèle de course. Son petit moteur 1,3 litre, ses 94 chevaux et ses 89 livres-pied de couple ne sont certainement pas une combinaison de performance. Malgré tout, on aurait pu s’attendre à un peu de vivacité, et à un peu plus de dynamisme.

Ce n’est pas que le moteur ne puisse pas délivrer ses promesses, mais on l’a jumelé à une catastrophique transmission à variation continue (CVT) dont la principale raison d’être est d’intervenir dans toutes les circonstances, même quand on prie pour qu’elle nous laisse tranquilles.

Un exemple? Pour être en mesure d’accélérer un peu vivement (et attention, vivement est ici un bien grand mot) il faut appuyer à fond sur la pédale, endurer la plainte lancinante du moteur qui se démène et laisser la CVT faire monter le régime moteur très haut et lentement mais sûrement tenter de le stabiliser à un régime régulier. Dans les faits, toutes ces transitions sont d’une lenteur extrême, et font perdre toute sensation de conduite.

En conduite dynamique, même genre d’information, mais parfois avec beaucoup moins de bonheur encore. Un virage un peu appuyé et qui demande un léger surplus de puissance sera totalement annihilé par la boite de vitesse omniprésente.

Évidemment, personne n’achète une IQ pour sa conduite dynamique, mais il importe de préciser ici que je ne parle pas de performances dignes des circuits de course. Je me suis contenté de la conduire comme je le ferais avec une voiture ordinaire.

Heureusement, c’est bien là, en terme mécanique, un de ses seuls défauts. Il faut bien avouer que pour la reste, la IQ est un choix intelligent. Ses suspensions sont, toutes proportions gardées pour une voiture de cette taille, plutôt réussies. Et la direction transmet avec un certain bonheur les sensations de conduite.

Un mot d’exception aussi pour sa maniabilité et son rayon de braquage microscopique qui permet de se faufiler dans toutes les fissures de la circulation, et de se stationner en deux temps trois mouvements, peu importe la taille de l’espace libre. Et c’est bien là ce que l’on attend d’une citadine.

De l’espace à l’intérieur

Étonnant, malgré sa taille lilliputienne (la voiture est plus longue que la Smart de 30 centimètres environ), la Scion IQ dispose d’un intérieur relativement spacieux qui peut même, dans les cas de plus grande conviction, accueillir quatre passagers nous dit le constructeur.

En étant honnêtes et réalistes, trois y trouveront place sans trop de difficulté, gracieuseté notamment de la position décalée des sièges avant, qui permet de laisser un peu plus de dégagement du côté passager à l’arrière sans compromettre la position de conduite.

Évidemment, cette taille diminuée empêche d’avoir un véritable espace de chargement (j’ai été incapable de glisser dans le coffre mon sac d’ordinateur sans en baisser un des sièges) mais l’aménagement des banquettes inclinables permet une certaine latitude.

Quant à l’habitacle lui-même, il est bien aménagé, et le tableau de bord est d’une simplicité désarmante : deux cadrans, trois boutons rotatifs dans la planche centrale pour les contrôles de températures, et des commandes audio redondantes au volant.

Bémol majeur, le haut de la console centrale est occupé par un gigantesque écran pour la radio, mais ne propose même pas de GPS en option!

Conclusion

Avec un de prix de base de plus de 16 700$, la Scion IQ place haut les ambitions. Et bien que ses qualités soient nombreuses, il faut bien avouer qu’il lui manque encore quelques soupçons de raffinement. Une meilleure motorisation, une boite de vitesse manuelle, et la Scion IQ pourrait certainement prétendre à un meilleur avenir. En attendant, elle fait le boulot, sans excitation.

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Sommaire:

Véhicule d'essai
Scion IQ 2012
Prix du modèle à l'essai
16 760 $ (plus transport)
échelle de prix
Modèle unique
Consommation rapportée
5,5 L/100 km en ville; 4,7 L/100 km sur l'autoroute.
Concurrence générale
Smart, Mini Cooper, Toyota Yaris

Pour

Contre

  • - Design réussi
  • - Aménagement intérieur polyvalent
  • - Rayon de braquage minuscule
  • - Transmission CVT
  • - Moteur peu puissant
  • - Absences de certains accessoires

Fiche d'appréciation:

Consommation d'essence
Valeur subjective
Confort
Performance
Appréciation générale

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