VW Scirroco 2012

VW Scirroco 2012

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Photos par -Autonet.ca
MARC BOUCHARD
Publié: 01 02 2012

Germanique plaisir

Il faut bien l’avouer, la VW Scirroco a un charme que l’on avait oublié. Celle qui n’a fait qu’une brève apparition chez nous il y a bien des années, a été totalement remaniée en 2008 pour le marché européen, et continue d’y sévir avec bonheur.

Étonnamment, malgré le fait qu’elle soit disponible depuis longtemps, ma Scirocco d’essai, un petit bonus de Volkswagen lors du voyage d’essai de la nouvelle CC 2012 (donc vous pouvez lire l’essai routier) a fait tourner les têtes sur la route de Nice.

Et sans doute gracieuseté de sa couleur vert Vipère argenté (c’est le nom), elle m’a aussi valu quelques pouces en l’air, même dans la très bourgeoise ville de Monaco, entre deux Ferrari, 4 Bentley, 2 Rolls Royce et une Lamborghini. C’est dire combien la petite a du charme.

Il faut dire que la silhouette de la VW Scirroco est amusante et charmante. La petite sportive étire son hayon avec grâce vers l’arrière, et déploie avec charme son capot vers l’avant.

Et même si elle partage l’architecture de la GTI, elle n’a pas les mêmes dimensions, possède quelque centimètres de plus d’empattement, mais affiche surtout une ligne générale plus basse. Le résultat est agréable au regard, mais se fait aussi sentir en conduite.

Habitacle sans souci

À l’intérieur, la Scirroco ne réinvente rien. On nous promettait une des VW les plus méchantes sur le marché, voilà qu’elle nous arrive avec le tableau de bord de la Eos, probablement la plus douce de toutes les Volkswagen disponibles.

Rien à reproche à ce tableau de bord à l’ergonomie étudié et à la qualité de finition soignée, mais j’avoue que j’aurais aimé un petit côté rebelle plus prononcé, histoire de faire honneur à la personnalité plus ronronnante de la Scirroco.

Le bonheur se fait toutefois sentir au volant, avec des sièges confortables et proposant un support ma foi digne de grande voitures sportives. Le volant, à l’image des autres membres de la famille, offre une bonne prise en main, et nous garantit un contrôle quasi parfait sur toutes les trajectoires.

En matière d’espace intérieure, avouons-le, la Scirroco pourrait faire davantage. Ma petite taille (disons ma taille moyenne…) ne pose généralement pas de problème dans la plupart des autos, mais alors que mes jambes trouvaient place sans difficultés, je ne peux en dire autant de la tête, presque totalement dans le plafond.

Quant aux passagers, ils devront se résoudre au même problème, d’autant que la ligne de toit plonge un tantinet vers l’arrière, ce qui abaisse un peu l’espace disponible, et diminue aussi la visibilité.

Un petit mot pour le hayon, pratique et accessible, capable comme dans toutes les hatchback du monde de recevoir bien assez de bagages pour le nombre de passagers à bord,, sans pour autant vous inviter à partir pour de longs voyages en famille. Pratique et efficace, sans plus.

Moteur diesel et performances sportives

Sous le capot de ma voiture d’essai, un moteur 2,0 litres TDI, de 170 chevaux, que l’on ne connait malheureusement pas en Amérique. Un petit moteur nerveux, capable de lancer la Scirroco avec aisance sur les routes, sans trop d’hésitation.

Il faut pour cela en remercier son abondant couple, plus de 258 livres-pied, qui permet de fulgurante accélération et qui vient compenser le petit-maos-ô-combien-présent délai de réponse entre la poussée sur l’accélérateur et la réaction du moteur turbodiesel.

Impossible de ne pas apprécier aussi la direction électromécanique précise qui m’a permis d’enfiler les virages nombreux de la Côte d’Azur sans jamais fléchir de sa trajectoire. Et les suspensions, bien qu’un peu molles, deviennent soudainement plus rigides quand on enclenche le mode sport.

Enfin, inutile d’insister davantage sur la boite de vitesse DSG qui a fait la renommée du constructeur allemand. Un charme que l’on manipule du bout des doigts, et qui réagit avec tellement de rapidité qu’elle en est spectaculaire!

Pas de Scirroco chez nous

Il est clair que VW n’amènera jamais la Scirroco dans sa forme actuelle chez nous. Trop proche de la GTI en performance (même si j’avoue préférer le modèle européen), et surtout trop dispendieuse (ma version d’essai frôlerait les 45 000$ chez nous), elle n’aura pas la succès voulu.

Nous devrons donc nous contenter de la Golf R (que mon collègue Luc-Olivier ira essayer dans quelques semaines). Dommage, j’aimais bien le charme tout européen de cette Scirroco.

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Sommaire:

Véhicule d'essai
VW Scirroco 2.0 TDI
Prix du modèle à l'essai
ND
Consommation rapportée
8,4/100 km en ville; 5,4/100 km sur l'autoroute.
Concurrence générale
VW GTI, Audi A3, Mini Cooper S

Pour

Contre

  • - Silhouette agréable
  • - Direction précision
  • - Moteur diesel efficace
  • - Coût d'achat
  • - Léger délai en accélération
  • - Dégagement pour la tête

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