Hyundai Veloster 2012
OGM/OMG
"Vancouver, BC. Qu’est-ce qui arrive quand on prend deux ingrédients et qu’on les mélange ensemble? Souvent on conserve la meilleure caractéristique de l’un et on y ajoute celle d’un autre."
Dans le cas présent, la recette est particulièrement simple. Hyundai s’est servi comme instrument de base d’une Accent et l’a génétiquement modifié pour en faire un petit coupé sport trois portes. La plate-forme est la même, tout comme la motorisation, mais ça s’arrête là!
On savait depuis Séoul 2007 que le Veloster était un concept qui avait un avenir des plus prometteurs. C’est chose faite, car au moment d’écrire ces lignes, le petit coupé est déjà une réalité chez le concessionnaire près de chez vous. Pas besoin d’attendre une éternité pour se faire plaisir. Et pour une fois, quand j’ai entendu les relationnistes dire que les jeunes de la génération Y sont particulièrement visés, je me suis senti interpellé. Les trois quarts du temps, je reste de glace, mais vraiment pas avec le Veloster.
Ses lignes reprennent très bien celle du Concept d’il y a quatre ans. Ce qui est d’autant plus intéressant c’est que ses formes n’ont pas encore pris une seule ride… comme quoi les modifications génétiques ont du bon. On retrouve même une touche de l’Aston Martin One-77 au pare-chocs avant. Le reste de la voiture fait dans le bonbon visuel tant ses lignes sont rafraichissantes et modernes. De plus, la configuration à trois portes permet une meilleure utilisation de l’espace intérieur et un accès plus facile aux places arrière. J’ai bien dit plus facile, pas plus élégant. Avec mes 182 cm de haut, mon entrée par cette demi-porte pourrait me servir d’audition pour le Cirque du Soleil.
L’habitacle offre une présentation superbe. Tout me tombait sous la main sans le moindre effort et l’ergonomie est aussi des plus adéquates. Ce qui est encore plus impressionnant c’est le nombre d’accessoires présent à bord. Premièrement, l’écran de sept pouces est de série. Il donne un accès facile et rapide à la majorité des commandes auditives et avec le Gracenote et la reconnaissance vocale, on voit la couverture de l’album de la « toune » que l’on écoute.
Comme l’écran est déjà intégré, la caméra de recul est aussi de série. Avec le modèle Tech, on a même la possibilité de jouer à des jeux vidéo. Toujours via l’écran on peut carrément s’amuser avec la voiture pour réduire notre consommation d’essence. On fait des points et l’on cherche à s’améliorer. Il paraît que ma génération préfère les « bébelles » à la puissance et l’agrément de conduite…
L’ingrédient de base à la transformation
La majorité des gens pensent que le Veloster est une variante encore plus stylisée de l’Elantra, ce n’est pourtant pas le cas, sa base est l’Accent. On y retrouve le même moteur quatre cylindres de 1,6 litre de 138 chevaux. Comme je mentionnais plus tôt, apparemment les jeunes de mon âge ne sont pas friands de puissance… je le dis tout de suite, ça ne me concerne pas! J’ai trouvé la puissance trop juste, surtout lorsqu’il est question d’affronter les montagnes de la Colombie-Britannique. Il faut fréquemment rétrograder pour maintenir un semblant de couple.
Heureusement, Hyundai joue fort sur le Veloster avec sa première transmission à double embrayage à six rapports DCT. Comme elle possède un mode manuel, on peut gérer soi-même les rapports et en tirer le maximum. Le seul problème, qui n’en est pas un en conduite urbaine, il semble que la transmission soit mieux adaptée à la voiture que ne l’est la motorisation. Habituellement, les transmissions à double embrayage aiment les changements de rapports rapides avec une bonne révolution du moteur. Ici, je dirais que le moteur n’arrive simplement pas maintenir la cadence. Une deuxième option permet aussi de chercher le couple avec la manuelle à six rapports.
Sur la route, le Veloster est un véritable charme à conduire. Sa tenue de route est excellente avec ses roues poussées aux extrémités et des porte-à-faux très courts. Stable en virage, j’ai apprécié la rigidité de la suspension. Le freinage grâce, entre autres à ses freins à disques aux quatre roues, fait un travail très intéressant. Il y a seulement la direction que j’aurais aimée plus pointue; elle fait quand même un travail respectable.
Les versions
Hyundai offre deux versions. La première qui arrive déjà passablement bien équipée débute à 20 494 $ et inclus : des jantes de 17 pouces, phares antibrouillard, l’écran de 7 pouces, écran de recul, toutes les connectivités actuellement possibles sur le marché, ordinateur de bord et l’ensemble des commandes électriques habituelles. La seule option disponible est le groupe Tech qui propose des appliques de cuirette, des jantes de 18 pouces avec accent de couleur, la navigation, un toit ouvrant panoramique, un système de son Dymension à 8 haut-parleurs avec grave et quelques autres accessoires. Cette option est à 3 500 $, ce qui en comparaison avec la compétition est une aubaine. Le prix total de la version Tech est donc de 23 994 $. Si l’on ajoute la transmission DCT à 1 400 $, le prix maximal est de 25 394 $
Conclusion
Le Veloster représente sans aucun doute une valeur sûre pour la génération Y et les Baby-boomers qui veulent s’amuser. Il propose un style incroyable, un comportement intéressant et il est surtout truffé de technologies qui impressionnent. C’est quand vient la question du prix que là les deux bras me sont tombés. Le Veloster est certainement un OGM, mais une fois sortie du véhicule, c’est un autre OMG qui m’est venu en tête : « Oh My God, j’en veux un! »
Sommaire:
Pour
Contre
- - Style extérieur/intérieur
- - Niveau d'équipement
- - Prix presque ridicule
- - Manque de puissance
- - Accès arrière
- - Visibilité
Fiche d'appréciation:
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