Chrysler Série 300 d'occasion (1999-2012)
Blanche, elle dit élégance, en noire, elle dit gangster, en crème, elle dit luxe et en rouge, elle dit sport. Il y a bien peu de voitures qui peuvent avoir des personnalités aussi multiples simplement en changeant la couleur extérieur. C'est pourtant exactement ce que fait la Chrysler 300. Bien qu'aujourd'hui elle fasse partie intégrale du parc automobile, sa renaissance ne commença réellement qu'en 2005 lors du remplacement de la 300M.
Trouver un véhicule d'occasion
Il faut savoir que l'histoire de cette berline remonte beaucoup plus loin dans les années 50. À cette époque, les lettres suivaient les années de 1955 à 1965 en débutant avec la C-300 en 55 pour atteindre 300L en 65. En 1970, un sursaut se produit avec le Hurst 300 et en 1979 avec une édition spéciale construite sur la Cordoba.Neuvième génération (1999-2004)
La réintroduction du nom 300 dans la gamme Chrysler s'est produite en 1999 avec l'arrivée de la M qui répondait à la suite logique interrompue 20 ans auparavant. Essayant de relacer la mythique appellation, les gens de Chrysler ont essentiellement pris une berline LH (Intrepid, Concord et LHS) lui ont donné une carrosserie plus dynamique et c'est à peu près tout. Comme pour les Chrysler de l'époque c'est une produit qui vieillit prématurément, pas en matière de style, mais de qualité générale. La 300M s'est rapidement usé tant mécaniquement que d'assemblage et de la rigidité de la voiture. Son V6 de 3,5 litres de 255 chevaux offre des performances honnêtes et une consommation d'essence assez importante.
Cette 300M connut un lot majeur de rappels et de problèmes mécaniques dont le principal est concernant la transmission. Il faut savoir qu'à moins que la voiture ait jalousement bien été entretenue, elle représente un fort risque en fait de fiabilité. En terme général il est préférable d'éviter la 300M, même dans ses années les plus récentes.
Dixième génération (2005-2011)
Cette fois, le projet est sérieux. Le style dessiné sous la main de Ralph Gilles attire immédiatement l'attention. Son énorme calandre en impose tout comme ses proportions hors normes. Pour certains, c'est le retour de la véritable berline américaine traditionnelle. Elle est grosse et c'est une propulsion comme dans le bon vieux temps. Afin d'être certain que l'on se rappel les heures de gloire de la 300, on délaisse la chronologie des lettres (techniquement rendu a N) en rééditant la C, la plus mythique d'entre toutes.
Toujours dans l'optique de donner des lettres de noblesse, la C avec le gros HEMI de 340 chevaux adopte des feux avant avec un il plus prononcé et les feux arrière sont légèrement différents. On retrouve en entrée de gamme la version équipée du V6 de 3,5 litres de 250 chevaux. La C reçoit le V8 de 5,7 litres. Pour ceux qui préfèrent la pure démence, il y a au sommet de l'échelle la SRT8 de 425 chevaux issus du V8 HEMI de 6,1 litres. Ces deux derniers s'apparentent plus à des « hot-rod » américains avec leur puissance. Il faut savoir que malgré la désactivation des cylindres, la consommation de ces deux monstres est importante. Dans le cas du V6, en conduisant raisonnablement, il est facile de passer sous la barre des 9,5 l./100km. Il faut aussi savoir que la majorité des versions sont disponibles avec une très bonne traction intégrale.
Bien que ces Chrysler aient connu un succès presque sans précédent pour la marque, elle est loin d'être exempte de problème. Comme toujours, la transmission laisse à désirer dès 80 000 kilomètres. Il faut aussi noter que les suspensions atteignent leur limite pratiquement au même kilométrage. Techniquement, ces suspensions sont similaires à celle de la Mercedes-Benz de Classe E d'ancienne génération, mais la fiabilité n'est pas au rendez-vous. On dénombre aussi un nombre important de rappels mineurs concernant plusieurs composantes.
Heureusement, comme la voiture est très présente sur le marché des véhicules d'occasion, ses prix sont très bas. Dans la mesure que l'entretien soit fait par le propriétaire, il est possible de s'en tire à bon compte. Dans l'ensemble, c'est un véhicule intéressant, mais il faut s'assurer que les rappels ont été faits. S'il n'est pas possible de connaitre l'historique de la voiture, continuez les recherches.
Coup d'oeil sur 2011
La nouvelle 300 est en conséquence du succès de la dernière génération. L'évolution est très lente en fait de style. Ce qu'il faut retenir c'est l'amélioration générale de la 300 avec une meilleure fabrication et des matériaux de qualité. Les ingénieurs sous la loupe de Fiat ont pris soin de s'assurer de son dynamisme. Tout comme sur la précédente, les choix de moteur sont intéressants avec le nouveau V6 Pentastar de 292 chevaux, le V8 de 5,7 HEMI de 363 chevaux et le monstre SRT8 avec un 6,4 litres de 470 chevaux. Pour 2012, on voit la première transmission à huit rapports chez Chrysler sur les modèles avec le V6.
Conclusion
La 300 fut une révolution en soi lors de son retour en 2005. Ses lignes vieillissent bien tout en officialisant la renaissance des berlines américaines à propulsion. Il faut être très prudent en ce qui concerne sa fiabilité, mais un véhicule entretenu peut représenter un bon choix. Son plus grand avantage est le fait que ses prix sont très bas, même pour le HEMI. Il est possible d'avoir un gros V8 sans se ruiner, du moins jusqu'au moment d'aller faire le plein.
Tarifs approximatifs :
Génération : 1999-2004
1 500 12 000 $
Génération : 2005-2010
(300) 6 500 - 30 500 $
(300C) 8 000 39 500 $
Génération 2011-
(300) 21 750- 43 500 $
(300C) 28 500 49 500 $
Moteurs :
V6 3,5 litres (255ch) (1999-2004)
V6 3,5 litres (250ch) (2005-2010
V8 HEMI 5,7 litres (340ch) (2005-2010)
V8 HEMI 6,1 litres (425ch) (2005-2010)
V6 Pentastar 3,6 litres (292ch) (2011-)
V8 HEMI 5,7 litres (363ch) (2011-)
V8 HEMi 6,4 litres (470ch) (2012-)
Compétition :
Ford Crown Victoria/Taurus, Chevrolet Impala, Hyundai Genesis, Dodge Charger
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