Forces et faiblesses:
- Design unique
- Moteur puissant
- Boite de vitesse exceptionnelle
- Accès difficile
- Visibilité parfois difficile
- Partie arrière plus anonyme
Du style et bien plus
de
Cote d'ensemble:
7/10
Du style et bien plus
Je bouillais littéralement d’envie de conduire la Mercedes-Benz SLS AMG 2011. Je n’avais pas eu l’occasion d’assister au lancement, et je trépignais d’impatience, à la seule mention de la voiture et de la date de mon essai qui approchait. Puis, quand est arrivé le matin fatidique, pour de simples questions de logistiques, on m’a reporté de quelques heures… imaginez ma dégaine.
Il n’en fallait cependant pas plus pour que, une fois l’interminable attente terminée, je me trémoussais comme un enfant dans la file qui attend pour s’asseoir sur les genoux du Père Noël. Après les recommandations d’usage, et l’encouragement à la prudence, me voilà installé au volant. Le souffle coupé!
Car si de l’extérieur, avec les portières ouvertes, la SLS est spectaculaire, de l’intérieur elle est intimidante. La longueur interminable du capot avant donne l’impression de ne pas avoir le contrôle de tout le véhicule; la visibilité arrière, réduite par la taille de la fenêtre, se trouve un tantinet encombré dès que se soulève l’aileron.
Mais cette timidité tombe rapidement dès que l’on appuie sur le bouton de mise en marche. Finie la torpeur, le grognement du moteur réveille tous vos sens, et vous incite au plaisir et fait sourire.
La vie à bord
Premier constat, étonnant d’ailleurs, il est plutôt facile de se glisser derrière le volant de la SLS, malgré la position étrange des portières et la hauteur réduite de l’habitacle. En fait, bien que ma taille de guêpe ait doublé depuis longtemps, je me suis placé aisément en bonne position sans même mettre à profit les conseils prodigués au moment de la livraison du véhicule, comme si j’avais fait cela toute ma vie.
La même situation se reproduit, presque, au moment de la sortie. Il faut toutefois un effort supplémentaire, et un peu de prudence puisque la portière n’est pas très haute, mais dans l’ensemble, tout se déroule à merveille.
Détail important sur l’accès cependant : les portes ne se referment pas électriquement. Il faut donc se soulever de notre siège une fois installé, ou plus simplement y penser en s’installant. Ce que bon nombre de dame en jupes regrettent, mais qui obligent les hommes conducteurs à faire preuve de davantage de galanterie.
Physiquement, la SLS est donc totalement spectaculaire, tout comme elle l’est à l’intérieur. La position de conduite, d’abord difficile à trouver, est finalement presque intuitive. Les réglages sont nombreux, et cela permet d’opter pour une position de grand confort, mais proche de celle des bolides de course. Idéale à la fois pour une conduite dynamique, et pour quelques heures derrière le volant.
Quant aux détails de finition, ils sont impeccables; les matériaux sont nobles, riches et tout à fait à la hauteur. Les accessoires nombreux et les cadrans cerclés de chrome et du logo AMG laissent présager que rien n’a été oublié pour créer une vraie bête de race. Et les nombreux réglages, incluant les modes confort, sport et sport +, sont aisément accessibles du bout des doigts, tout comme l’ensemble des commandes.
Moteur sans reproche
Une fois le moteur qui vrombit, impossible de passer inaperçu. Et tout le monde qui a côtoyé la SLS a demandé, parfois supplier, pour une petite randonnée à l’intérieur. Car non seulement la voiture a-t-elle du style à revendre, mais elle est aussi et surtout un véritable bolide de performance. Ce que l’on ressent dès qu’on appuie sur l’accélérateur.
C’est donc en compagnie de nombreux passagers différents (et qui je l’espère seront reconnaissants si jamais j’ai un service à leur demander… je pense notamment à un voisin dentiste qui n’a pu résister à l’appel) que j’ai un peu mis à l’épreuve la mécanique de la SLS. Et tous les passagers tout comme moi n’avons échangé que quelques vagues paroles tout au long de l’essai, les deux étant plutôt plongés dans l’écoute du ronronnement de la machine en pleine accélération.
Car il faut le dire, le moteur 8 cylindres de 6,3 litres de 571 chevaux est une véritable symphonie. Sur une piste, la bête doit être féroce. Sur les routes, on se contente de son rugissement en accélération, tout à fait impressionnant, mais on ne peut tirer profit de toute cette puissance.
Le démarrage est foudroyant, voire hors de proportion. La boite de vitesse manuelle-automatique est d’une rapidité exemplaire, et on peut changer les rapports du bout des doigts avec des palettes derrière le volant, presque au même rythme qu’un pilote de formule un (bon, quelqu’un peut toujours rêver…), le tout sans jamais hésiter, et trouvant avec ou sans notre aide le meilleur régime moteur pour améliorer la conduite.
Il faut bien l’avouer, la silhouette de la SLS a beau être spectaculaiure, le capot allongé laissait présager quelques problèmes de tenue de route. Mais l’utilisation d’un châssis ultra léger, doublé d’une savante répartition des masses permet de garder tout le contrôle. L’installation du bloc moteur en bas du centre de gravité normal, presque au ras du plancher, permet aussi une prise en main quasi parfaite, limitant à toute fin pratique tout roulis.
Et tout cela bien sûr, dans un confort et un silence brisé seulement par le bruit du moteur qui ronronne de plaisir, au même rythme que les deux passagers.
La SLS AMG est une bête d’exception, avec un coût d’achat de près de 200 000$, elle n’est pas à la portée de toutes les bourses. Et j’avoue qu’elle fait face à forte concurrence. Mais elle a tout de même tout, ou presque, pour se tailler une place de choix.
Suivez-moi sur Twitter @marc_bouchard !