Marc Bouchard

Smart Fortwo 2011

Art de vivre

Smart Fortwo 2011

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

7/10

Forces et faiblesses:

  • Style unique
  • Direction précise
  • Châssis sécuritaire
  • Boite de vitesse
  • Contrôle de traction intrusif
  • Moteur parfois hésitant

Cote de l'auteur:

  • Prix: 7/10

  • Performance: 4/10

  • Confort à l'avant: 6/10

  • Consommation: 10/10

  • Apparence: 8/10

Art de vivre

Prendre le volant d’une smart, c’est une expérience, une aventure. Pas que la petite voiture est difficile à conduire, bien au contraire. C’est plutôt que ses dimensions sont si petites, et les réactions mécaniques parfois si différentes, que la smart constitue à elle seule un objet d’intérêt.

Voir les versions disponibles de la smart fortwo 2011

En fait, selon le président de Mercedes-Benz Canada, Marcus Breitschwerd, conduire une smart, c’est presque un art de vivre.

Petite, mais distincte

Ne me dites pas que vous n’avez jamais vu la smart. Facile à apercevoir malgré sa petite taille, elle se distingue par sa configuration arrondie et haute sur patte. Lois de la physique obligent, cette méthode de construction est liée bien entendu à la tenue de route, mais aussi à la sécurité. Car la smart, malgré les apparences, est un véhicule très sécuritaire.

Basée à l’origine sur la capsule Tridion, qui n’est en fait qu’un châssis soigneusement étudié pour répartir l’énergie de la collision en cas d’accident, la smart continue d’offrir une capacité de résistance étonnante en cas d’impact, peu importe sa provenance. Il est vrai que, une fois assis dans la petite voiture, en roulant à hauteur de parechoc de camions de transport, on se sent parfois intimidé. Mais rassurez-vous, votre smart est en mesure de vous protéger aussi bien que la plupart des berlines de plus grande taille.

Au chapitre de la sécurité, on doit aussi mentionner que la petite citadine reçoit de série les systèmes électroniques et de contrôle de traction de Mercedes, un modèle du genre.

Mentionnons tout de même que, physiquement, la smart a peu changé depuis son lancement il y a plusieurs années. On avait d’abord modifié le capot avant lors d’une précédente évolution, cette fois en 2011, on ajoute des lumières DEL à l’avant, et on modifie quelque peu le parechoc et certains aspects décoratifs. Rien de majeur.

Habitacle spacieux

J’entends d’ici ceux qui n’ont jamais pris place à bord de la miniature smart se questionner sur l’espace intérieur. Soyez rassurés! Même avec ma taille de guêpe, je m’y glisse aisément, et mon passager aura bien assez de dégagement pour embarquer quelqu’un de mon gabarit. En revanche, la configuration de l’ensemble permet au passager d’être plutôt collé sur le conducteur, ce qui oblige une proximité à laquelle on doit se faire.

Évidemment, l’espace de chargement est à l’avenant, et pas question d’y amener clubs de golf ou gros sacs. Mais les bagages pour deux personnes pour quelques jours peuvent y entrer, histoire de se payer une courte escapade.

Quant au tableau de bord, il est simple, voire presque trop sobre. La planche de bord est surmontée de deux cadrans (amovibles, de façon à ce que les passagers puissent aussi les tourner vers lui). L’affichage est simple, sans décor, sans cliquant.

Les porte-gobelets sont dissimulés derrière le levier de transmission, et les quelques boutons sont soigneusement installés au centre de la planche de bord. Fin des émissions, puisque la smart n’offre ni affichage informatisé moderne, ou système de navigation complexe. Il faut plutôt, dans ce dernier cas, acheter un module indépendant.

J’avoue m’ennuyer du tableau de bord de première génération, qui ondulait comme une vague, mais on a plutôt joué la carte de la simplicité avec une planche toute droite. Malheureusement aussi, l’Europe profite de multiples couleurs intérieures, toutes plus vives les uns que les autres, et dont on se passera chez nous.

L’aventure commence

C’est quand on démarre le moteur (un puissant 3 cylindres de 70 chevaux, à essence car le diesel est toujours disparu du catalogue) que l’aventure commence.

D’une part, se glisser à l’intérieur de la smart est simple, tellement le dégagement est vaste. Mais j’avoue avoir un style bien à moi quand j’y prends place, tellement on a l’impression de détonner dans le trafic.

Puis, démarrage du moteur, avec la clé entre les deux sièges. Et voilà le départ… dont la rapidité se mesure en termes de dizaines de secondes. Les vitesses de la boite manuelle automatisée s’enchainent alors, sans beaucoup de grâce malgré des améliorations notables.

Car avouons-le, chaque changement donne l’impression que la voiture balance sur elle-même. Il vaut mieux alors contrôler soi-même les changements.

Mais une fois habitué, la smart se faufile dans le trafic avec aisance, et m’a permis d’atteindre mon bureau du centre-ville, sourire aux lèvres, sans jamais avoir eu l’impression d’être victime du trafic.

Évidemment, la randonnée sur autoroute par journée de grand vent est un peu intimidante, surtout quand, comme pour moi, on se fait doubler par gigantesque camion, mais on s’y fait. Et la petite smart tire son épingle du jeu.

Petit bémol pour les conditions enneigées, où le contrôle de traction tend à prendre davantage le contrôle que le conducteur. Et bémol aussi pour la tenue de route sur les routes glissantes, alors que la citadine cherche à se déplacer un peu. Mais avec un tel empattement, et une direction aussi précise, rien de plus simple que de la ramener dans le droit chemin du bout des doigts, et même d’en tirer plaisir. Même Fiston appréciait ces courtes glissades impromptues!

Conclusion

Le président l’a dit : conduire une smart, c’est un art de vivre. Avec un prix moyen de transaction supérieur à 21 000 $, la smart continue d’être une voiture haut de gamme. Et ceux qui l’achètent le font par souci de se démarquer.

Croyez-moi, ça fonctionne encore!

Suivez-moi sur Twitter @marc_bouchard !

Fiche technique

  • Échelle de prix: 13,990$ à 20,900 $
  • Véhicule d’essai: Smart Fortwo 2011
  • Consommation rapportée: 4l au 100 km (moyenne combinée)
  • Concurrence générale: Fiat 500