Forces et faiblesses:
- Habitacle plus vaste
- Traction intégrale
- Répartition du poids idéale
- Visibilité arrière déficiente
- Feux avant mal dessinés
- Prix des options
Quand le petit se distingue
Cote d'ensemble:
8/10
Quand le petit se distingue
Il n’a pas la taille de son grand frère X5, et diffère considérablement du bébé de la famille, le X1. Malgré tout, le BMW X3 2011 conserve, à l’instar de ses frères, une allure significative de dur à cuire, de passe-partout. Et bien que BMW refuse de l’appeler utilitaire sport (ils ont plutôt opté pour un Véhicule d’activités sportives), la sensation est la même : on a affaire à un véhicule bien plus capable que ne le laisse supposer sa silhouette.
Voir les versions disponibles du BMW X3 2011Il faut dire que dès la première génération de X3, présentée en 2004, le petit s’est montré à la hauteur des attentes. Il ne faut donc pas s’attendre à des grands changements cette année, même si on a fortement tenté de le différencier de ses collègues.
Une ligne revampée
Dans les faits, le X3 était trop collé à la légende de son grand frère, le X5, et à bien y regarder, on pouvait presque les confondre tellement les silhouettes étaient interchangeables.
Le X5 a subi de légères retouches, tandis que le X3 se contentait de sa silhouette vieillissante. L’année 2011 marque donc l’année du renouveau. Il est désormais plus près de la traditionnelle ligne BMW, utilisant le même genre de grille divisée propre à la famille. Seul défaut, on l’a étrangement entourée de feux avant surélevés qui semblent avoir été ajoutés un peu par hasard…
De côté cependant, le X3 a définitivement une nouvelle personnalité. Sa ceinture de caisse plus affirmée, son arrière plus effilé et les feux arrière redessinés le rendent plus séduisant que jamais. Pour qui, évidemment, aime bien s’associer au style unique de BMW.
Quant à l’habitacle, il a aussi beaucoup progressé. La console centrale est à l’image de celle des autres véhicules de la famille, incluant un écran de 15 centimètres en plein centre, facile à lire et à consulter. Et, avouons-le, il semble bien que les ingénieurs ont fini par trouver la solution pour rendre le système multimédia iDrive plus intuitif que jamais (ou bien nous nous sommes habitués...)
Le volant offre une bonne prise en main, les sièges confortables et l’ensemble des cadrans modernes et efficaces. Seule une qualité de finition parfois chancelante dans certains détails laisse un peu perplexe.
Mais il faut surtout souligner la taille de cet habitacle. Étonnamment, même si les dimensions extérieures du X3 n’ont pas progressé tellement, l’espace disponible à l’intérieur est au-delà de toutes espérances. Bonne nouvelle surtout pour les passagers arrière qui n’auront plus à se recroqueviller pour profiter d’un peu de confort.
Et hop, sur la route
Le regarder c’est bien, mais pour apprécier pleinement le X3, le conduire c’est mieux. Inutile de dire, par exemple qu’il est d’une grande précision. Le commentaire serait redondant tellement il est familier chez BMW.
En revanche, un bon mot pour le moteur V6 biturbo capable de nous lancer littéralement à l’assaut de chaque route. Malgré tous les efforts de BMW, il faut bien admettre qu’il reste quand même un court temps de réaction avant que le turbo ne soit réellement efficace, mais là s’arrête la faiblesse.
En fait, sa puissance est étonnante, et jamais, malgré mes multiples tentatives, n’ai-je pu l’essouffler, gracieuseté aussi de sa boite de vitesse 8 rapports totalement nouvelle et tellement bien étagée.
Un bon mot aussi pour le xDrive, ce système de traction intégrale dont la rapidité d’exécution s’est améliorée avec le temps. Et la répartition du poids 50/50 contribue aussi à la stabilité et à la confiance que dégage le nouveau X3.
En fait, si on peut lui reprocher quoi que ce soit à ce X3, c’est de s’être un tantinet embourgeoisé. Lui qui visait auparavant les Monsieur muscle et leur expédition arctique se contente désormais de plaire à Mme et ses expéditions urbaines. Non pas que la bête ne soit pas capable de plus, mais l’ensemble ne donne pas cette sensation de sécurité tout terrain que procurait l’ancienne génération.
En fait, même si on le sait capable, on ne souhaite pas l’amener trop loin. Simple précaution…
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