Marc Bouchard

Mercedes-Benz Classe C coupé 2012

La petite trouvaille allemande

de

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Forces et faiblesses:

  • Silhouette agréable
  • Confort
  • Finition sans reproche
  • Absence de boite manuelle
  • Suspensions un peu sèches
  • Direction parfois trop assistée

Cote de l'auteur:

  • Prix: 6/10

  • Performance: 7/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Consommation: 8/10

La petite trouvaille allemande

(Seville, Espagne) - "Mercedes-Benz ne se lance jamais en faisant les choses à moitié."

L’arrivée d’une nouvelle génération de Classe C coupé ne s’est donc pas faite en improvisant, ou en négligeant les détails. Pas question en effet de faire la lutte dans un créneau aussi compétitif que les petits coupés sports sans avoir en main les armes nécessaires.

Et ne soyez pas inquiets, le Mercedes-Benz de Classe C en version coupé n’a rien à envier à personne. On l’a dessiné, peaufiné, raffiné au point de le rendre tout à fait unique, et pas tellement loin de la version berline. Mais avec un petit quelque chose de définitivement plus affirmé et plus sportif.

Style et détails

On ne peut lancer une nouvelle Mercedes-Benz sans reprendre les traits caractéristiques à toute la famille. La calandre remodelée et la très évidente étoile argentée font évidemment partie du lot.

Lire l'article de la Mercedes-Benz Classe C berline 4 portes 2012

Le capot aux lignes aérodynamiques, et les phares aux yeux froncés bordés de lumière DEL comme il se doit, viennent confirmer cette nouvelle personnalité plus effrontée. La partie arrière demeure plutôt (voire trop) sobre, mais reste aussi dans la plus pure lignée de la germanique descendance.

De côté, la Classe C coupé présente une ligne de toit légèrement tombante, et une ceinture de caisse élevée qui lui confère une silhouette plus trapue vers l’arrière. Mais ajoutez à cela un porte à faux très court à l’avant, et un capot aux dimensions allongées, et vous aurez une allure de petite sportive sage, mais raffinée.

Notons que l’habitacle reprend aussi le même thème de la sagesse et du raffinement. Cuirs et boiseries sont, comme il se doit, au rendez-vous, et la qualité de finition est sans reproche. Pas de grandes trouvailles esthétiques à l’intérieur (outre un noir piano laqué disponible pour une première fois), mais un ensemble harmonieux et bien réussi.

Un bémol toujours aussi sérieux pour le régulateur de vitesse localisé en haut à gauche, derrière le volant et que l’on continue de confondre allègrement avec les clignotants, mais pour le reste, tout n’est que réussite. Les sièges proposent confort et soutien, même s’ils sont davantage tournés vers la première qualité que la seconde.

Même son de cloche aux places arrière qui sont, relativement, faciles d’accès grâce au mécanisme d’avancée du siège Easy entry. Une fois à l’arrière, sans être excessif, le dégagement est suffisant, surtout que la voiture ne propose que deux sièges indépendants. Une vision plus sportive du petit coupé, affirme le constructeur.

Moteur, moteur…

Sous le capot de cette petite classe C coupé, une motorisation efficace et sans véritable reproche. Le moteur V8 de la version AMG fera l’objet d’un essai ultérieur puisque sa seule conduite sur le circuit de Montebianco vaut bien quelques mots de plus. Mais en version standard, la C250 reçoit un petit 4 cylindres aux prétentions plus économiques que sportives, et un V6 sous le capot de la C350.

Encore une fois, pas de diesel au menu, même si les versions diesel seront disponibles dès la sortie en Europe.

La version 250, malgré sa relative sagesse, n’a rien de si tranquille. Elle propose une motorisation de 204 chevaux, doublée d’une boite automatique 7 G Tronic Plus à 7 rapports de série. Sans complexe, le moteur propulse la petite voiture avec aisance et dynamisme. En fait, même si la 350 est plus puissante de 100 chevaux (306 au total), cette motorisation semble bien peu utile tellement la version de base est agréable.

Quant à la conduite, elle est agréable, et précise, notamment grâce à l’aide d’une direction qui, avouons-le, est parfois trop assistée. Les suspensions, doublée du système Agility control, n’offre pas toujours le confort nécessaire, mais se reprennent en agilité : il est s’est avéré presque impossible de prendre la C coupé en défaut bien que nous ayons tenté à plusieurs reprises de le faire sur les routes sinueuses de l’Espagne.

Et plus encore

Mais ce qui étonne de cette classe C, c’est la quantité de technologies embarquées qui la caractérise. Malheureusement, plusieurs de ces technologies comme le Start-Stop, le repérage des panneaux de vitesse et le système Command avec accès internet, sont réservés au continent européen.

Chez nous, ce sont des systèmes de sécurité comme l’Attention assist, le DISTRONIC PLUS et BAS PLUS, le frein PRE-SAFE, l’avertisseur de franchissement de ligne actif et l’avertisseur d'angle mort actif, ainsi que des systèmes d’aide capables d’intervenir activement après l’avertissement, qui seront offerts en option.

Conclusion

Après quelques centaines de kilomètres à son volant, et presque autant comme passager, difficile de faire de gros reproches à la Classe C coupé. Elle donne bien le ton aux promesses sportives qu’ont faites les dirigeants.

Il faudra attendre quelques mois avant de connaître son prix, et attendre en septembre pour la voir chez les concessionnaires, mais la Mercedes-Benz classe C coupé a bien réussi sa rentrée. Et elle ne devrait pas avoir trop problème à s’imposer dès son arrivée officielle.

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Fiche technique

  • Échelle de prix: À déterminer
  • Véhicule d’essai: Mercedes-Benz Classe C 2012
  • Prix du modèle à l'essai: À déterminer
  • Consommation rapportée: 7,2 litres/100 km (combinée estimée)
  • Concurrence générale: Audi A5, BMW série 3 coupé, Lexus IS