La renaissance d’Audi
Dans les livres de l’histoire d’Audi, la A4 fera certainement la couverture comme étant le modèle le plus important. Elle ne s’est pas illustrée en rallye, elle n’est pas la première voiture à intégrer une traction intégrale et elle n’est pas marquante en soi. Alors pourquoi devrait-elle avoir une place si privilégiée? Simplement parce que c’est elle qui relança véritablement le nom, la réputation et surtout les ventes d’Audi.
La 90 qu’elle remplaça en 1996 au Canada marqua une rupture importante avec le passé. Bien que l’on retrouve des éléments visuels qui unissent les deux voitures, la A4 est beaucoup plus homogène et, il faut l’admettre, ses lignes font tourner les têtes.
Première génération (1996-2001)
À l’arrivée de la A4, plusieurs la considèrent comme étant la voiture parfaite pour le Québec. En effet, nous sommes amateurs de compactes, avec une touche de luxe et bien sûr, la traction intégrale en fait un choix intelligent. Avec sa bouille sympathique, elle attire les regards. Toutefois, il y a encore une certaine réticence de la part des consommateurs, car à cette époque des histoires d’horreur en fait de fiabilité sont récentes.
La mission de l’A4 est justement de modifier cette image négative et se présente comme un souffle nouveau sur la marque aux anneaux. Il faut dire qu’avec le temps, c’est mission accomplie alors que la fiabilité et l’impression des gens changent. Étant en période de renaissance et relativement d’incertitude, cette génération de l’A4 ne fut offerte qu’en berline bien qu’une version familiale ait été offerte en Europe. Il faut savoir que la présentation intérieure est tout ce qu’il y a de plus allemand. Le design est statique, mais très bien exécuté. Dû à son format, il faut aussi noter que l’espace intérieur, surtout à l’arrière, est compté.
Lors de son introduction, le seul moteur offert est le V6 de 2.8 litres de 172 chevaux. Il peut être couplé à une boîte automatique ou encore une boîte manuelle à cinq rapports. Dès 1998, la puissance est améliorée et passe à 190 chevaux. La version 1.8T arrive aussi en 1998 avec une puissance de 148 chevaux. La version S4 avec son moteur V6 2.7 litres biturbo produit 251 chevaux pour plus de performances. Cette génération est la moins fiable des A4, plusieurs problèmes électriques ont été rapportés, il est donc préférable de faire faire une inspection indépendante ou simplement d’éviter l’achat.
Deuxième génération (2002-2008)
Le changement d’une voiture à succès est toujours un risque pour un fabricant. Toutefois, la deuxième génération réussit son pari puisque les ventes et l’image d’Audi sont en bonne santé. Le dessin de la version 2002 s’inspire des lignes des TT et A6 particulièrement à l’arrière. L’habitacle reçoit ses lettres de noblesse avec une qualité de fabrication exceptionnelle tout en étant très stylisé. L’ergonomie reste difficile, mais avec le temps les commandes deviennent faciles d’usage malgré leur quantité et la petitesse des boutons.
Deux moteurs sont disponibles. Le 1.8T de 170 chevaux et le V6 de 3.0 litres de 220 chevaux. Tous les deux sont très compétents et offrent des performances adéquates. L’offre de l’A4 s’agrandit avec l’arrivée de deux nouvelles variantes, une version familiale et le cabriolet qui reprend l’espace laissé par la disparition du modèle 80 en 1996.
L’harmonisation
En 2006, Audi intègre un nouveau style plus affirmé avec une calandre en trapèze cerclée de chrome. L’entreprise en profite donc pour faire des changements esthétiques au niveau des phares avant et des feux arrière. D’autres moteurs arrivent en remplacement : 2.0T litres de 200 ch. et le V6 3.2 litres de 255 ch. Pour compléter la gamme une version S4 surgit avec son puissant V8 4.2 litres de 340 chevaux issus de la A8. Pour 2007 et 2008, une version extrême RS4 est disponible avec son moteur V8 de 414 chevaux.
Troisième génération (2009 -)
La A4 2009 présente un style très mature. Les lignes sont plus souples tout en étant plus travaillées. L’habitacle propose une finition toujours d’exception avec des matériaux de première qualité. Comme il est actuellement la mode chez Audi, les phares avant, malgré leur forme simple, intègrent une belle complexité interne avec les DEL et le xénon. Passablement plus grosse que sa devancière, elle corrige le manque d’espace à l’arrière. Toutefois, devant le succès des générations précédentes de la version familiale, elle est reconduite dans la gamme. Audi est reconnue pour le dessin élégant de ses voitures avec un hayon. La A4 Avant n’échappe donc pas à cette règle et s’affiche comme étant l’une des plus belles automobiles dans le genre.
L’offre en matière de moteur est simplifiée avec la seule offre du quatre cylindres de 2.0 TFSI de 211 chevaux à partir de 2010. Pour l’année 2009, il est possible de trouver des versions équipées du V6 de 3.2 litres et ses 265 chevaux. Il permet des performances honnêtes tout en étant très économique en carburant. Pour plus de puissance, il faut se tourner vers la S4 qui abandonne le V8 au profit d’un V6 de 3.0 litres TFSI développant 333 chevaux. En matière de transmission, Audi confirme son avance technologique avec ses quatre offres : manuelle à six rapports, Tiptronic à six rapports, S-Tronic à sept rapports et la Multitronic à huit rapports. Cette génération n’a eu aucun rappel majeur pour le moment ce qui en fait un exemple de fiabilité.
Conclusion
L’Audi A4 est le symbole de la renaissance de la marque, après des années de laisser-aller, la A4 est venue redresser la situation. La qualité de sa fabrication et une bonne fiabilité en font un choix très intéressant pour les personnes à la recherche d’une voiture de luxe d’entrée de gamme avec traction intégrale. Comme ses ventes ont toujours été fortes, il est possible de trouver le modèle qui convient aux besoins de l’acheteur. Toutefois, comme elle est très populaire, ses prix sont plus élevés que la moyenne.
Tarifs approximatifs :
1996-2001 : 2 000 – 12 500 $
2002-2008 : 4 800 – 36 500 $
2009- : 22 500 – 51 000 $
Moteurs :
Première génération :
V6 2.8 litres (172-190ch.)
Quatre cylindres 1.8T (148ch.)
V6 2.7 litres biturbo (251ch.) (S4)
Deuxième génération :
Quatre cylindres 1.8T litres (170ch.)
V6 3.0 litres (220ch.)
Quatre cylindres 2.0T (200ch.)
V6 3.2 litres (255ch.)
V8 4.2 litres (340ch.) (S4)
V8 4.2 litres (414ch.) (RS4)
Troisième génération
V6 3.2 litres (265ch.)
Quatre cylindres 2.0T (211ch.)
V6 3.0 litres (333ch.) (S4)
Transmissions : automatique à quatre rapports, manuelle à cinq rapports, automatique ZF à cinq rapports, automatique et manuelle à cinq rapports, manuelle à six rapports, automatique Multitronic à sept rapports, automatique ZF à six rapports, Tiptronic à six rapports, S-Tronic à sept rapports, Multitronic à huit rapports
Configuration : traction intégrale.
Carrosserie : Berline, familiale, cabriolet










