L’art et l’automobile
L’histoire de l’Audi TT remonte au Salon de Francfort en 1995 avec le dévoilement de deux spectaculaires voitures concepts. Idée originale de Peter Schreyer (aujourd’hui à la tête du design chez Kia), les deux véhicules ont reçu un accueil comme on en voit rarement dans l’industrie automobile. Devant l’enthousiasme du public, Audi décida de les mettre en production après trois ans de gestation. Bien que ces années se soient écoulées, à leur mise en marché, leur style est aussi impeccable. Il s’agit là d’un duo de voitures auquel le temps n’a aucun effet. Encore aujourd’hui, les premiers TT sont magnifiques. Le TT est l’une des seules automobiles dans le monde à avoir été exposé au célèbre et très critique MOMA de New York alors qu’il est toujours en vente. C’est tout dire que l’art et l’automobile se sont rejoints sous un même toit.
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Première génération (1999-2007)
Fidèle aux concepts dont ils sont dérivés, les coupés et cabriolets TT ont conservé les proportions impeccables qui ont séduit les consommateurs. Seul le coupé voit sa ligne de toit légèrement modifiée pour intégrer une fenestration plus généreuse. Ce qui distingue le plus la première génération du TT est la ligne de profil qui est symétrique en faisant abstraction de la ligne du pavillon. Les phares avant et les feux arrière ont la même forme et la même grosseur. Essentiellement, sur le TT on retrouve des éléments propres à la marque aux anneaux comme lesdits phares enveloppants.
Le spectacle se continue dans l’habitacle avec une présentation simpliste, mais avec un important souci des détails comme les appliques d’aluminium sur les buses d’aération rondes, la console centrale et le pédalier. Ce qui attire le plus le regard est l’option des surpiqures contrastantes de style gant de baseball sur les sièges. Toujours à l’intérieur, sur la version coupe on retrouve deux assises arrière qui sont inutiles à cause de la ligne du toit et bien sûr de la petitesse de la voiture. Sur le cabriolet, ces sièges disparaissent. L’un des défauts du style est l’absence chronique d’espace et une ouverture de coffre qui s’apparente à celle d’un coffre à gant.
Étant construit sur une plate-forme lourdement modifiée de la Volkswagen Golf, on comprend pourquoi on y retrouve des motorisations connues. Les offres de base sont les quatre cylindres de 1,8 litre de 180 chevaux et la version turbo de 225 chevaux. Trois transmissions sont disponibles soit une automatique à cinq rapports et deux manuelles, une à cinq rapports et une six rapports réservé à la turbo. En 2004, le VR6 de 3.2 litres arrive dans la gamme avec une puissance de 250 chevaux. Cette version sera disponible avec la fameuse DSG à six rapports.
Cette génération du TT est assez fiable dans son ensemble. Des rappels ont eu lieu concernant le réservoir à essence, les suspensions et le système de freinage. Si les rappels ont été faits, il s’agit d’un excellent véhicule à posséder et malgré son côté sportif, ils peuvent être utilisés toute l’année grâce au système de traction intégrale Quattro disponible sur la grande majorité des TT au Canada.
Deuxième génération (2008-)
Après une carrière de presque 10 ans, le nouveau duo de TT arrive. Cette fois, le look est plus sage et brise moins les règles que sur la première génération. Il s’agit d’une évolution en tout point de vue. Les proportions sont gardées tout comme plusieurs éléments de style. En général, les TT sont plus classiques et étant plus consensuels et surtout, ils gagnent en raffinement. Fidèles à la marque, on note plusieurs éléments qui l’associent aux autres produits comme la grande calandre en trapèze et une belle complexité à l’intérieur des feux arrière qui rappelle ceux de la sportive R8.
L’habitacle évolue peu. On retrouve maintenant trois buses d’aération centrale au lieu de deux et l’aluminium est toujours au cœur de la présentation. Comme on doit s’y attendre avec une silhouette aussi définie, des défauts de la première génération sont reconduits comme le manque chronique d’espace et un faible coffre.
Des moteurs et encore des moteurs
Audi est consciente que les acheteurs nord-américains aiment les voitures de puissances. L’offre de base sur les TT est le 2.0 litres turbo de 211 chevaux. Afin de rendre le comportement général plus incisif dès 2010, Audi ajoute à la gamme la version S (TT-S) qui elle arrive avec un 2.0 litres turbo améliorée produisant 265 chevaux. Pour accompagner les performances, les TT jouissent d’un nouveau look extérieur retravaillé qui permet une distinction visuelle. Pour ceux qui cherchent encore plus de puissance, il est possible de trouver, mais en nombre très limité la version TT-RS introduite en 2011. Avec ses grosses babines et son petit aileron arrière, elle donne plus de style avec son air agressif. Les performances sont aussi au rendez-vous avec le cinq cylindres de 2.5 litres turbo de 340 chevaux.
Cette génération du TT est sans tâche en matière de fiabilité. C’est un modèle recommandé sans réserve. Les versions S et RS sont beaucoup plus rares et demandent un supplément monétaire à la hauteur de leur exclusivité.
Conclusion
Le choix du TT pour une personne à la recherche d’un coupé ou d’un cabriolet deux places est une bonne décision. Son style est intemporel et ses qualités générales en font l’une des voitures parmi les plus intéressantes de sa catégorie. Bien sûr comme il est fréquent avec les objets d’art, les prix sont relativement élevés, considérant que c’est un produit de luxe, assez performant et qui ne vieillira pas, c’est un bon placement pour le plaisir de conduire.
Tarifs approximatifs :
Génération : 1999-2007
7 000 – 26 500 $
Génération : 2008 – 2011
19 500 – 47 000 $
TT-S (2010-):
35 000 – 53 000 $
TT-RS (2011-):
59 000 – 70 000 $
Moteurs :
Quatre cylindres 1,8 litre (180ch.) (1999-2007)
Quatre cylindres 1,8 litre turbo (225ch.) (1999-2007)
VR6 3.2 litres (250 ch.) (2003-2007)
Quatre cylindres 2.0 litres TFSI (211ch.) (2008-)
Quatre cylindres 2.0 litres TFSI (265ch.) (2010-)
Cinq cylindres 2,5 litres TFSI (340ch.) (2011-)
Compétition :
BMW Z3/Z4, Honda S2000, Mercedes-Benz SLK, Nissan 350Z/370Z, Porsche Boxster










