La personne parfaite
La Camry est un peu comme la personne parfaite. Elle ne dit jamais non, est toujours partante pour des activités, ne prends jamais de risque, prend toujours le soin de bien calculer tout ce qu’elle fait et rien n’est jamais déplacé. Elle est tellement parfaite à toutes les situations que tout le monde l’aime. Ce n’est pas elle qui a le plus de personnalité, mais on sait qu’elle sera toujours là pour nous et qu’elle ne nous laissera jamais tomber. Le parallèle peut sembler étrange, mais quand on y pense, on voit bien que c’est la raison de la très grande popularité de la Camry. Cette berline qui est en aujourd’hui à sa septième génération conquiert les cœurs des Américains depuis 1982 soit presque 30 ans.
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La Camry évolue tranquillement sans ne jamais briser de règles si ce n’est que de toujours mieux s’intégrer aux nombreuses demandes du marché. Peu importe la génération, elle sait répondre à la presque perfection aux besoins de ses consommateurs. Il est certain que ceux qui sont à la recherche d’une voiture légèrement pimentée devront aller voir ailleurs, mais comme la très grande majorité des acheteurs désirent une fiabilité, du confort, de l’économie d’essence et de l’espace tout en ayant l’esprit tranquille, la Camry demeure à ce jour imbattable. Comme les quatre premières générations commencent à se faire plus rares, nous nous attarderons aux deux dernières avant le renouvellement en 2012.
Cinquième génération (2002-2006)
En 2002, Toyota prépare le terrain pour les deux générations qui suivront. On observe des lignes plus agressives à l’avant alors que l’arrière devient un exemple de conservatisme. Comme c’est la tradition au renouvellement, elle gagne beaucoup en grosseur pour permettre de meilleurs dégagements un peu partout. L’intérieur laisse de côté la console centrale pour une configuration très conventionnelle à l’horizontale. Cet attribut offre une ergonomie sans tâche. Comme Toyota propose essentiellement trois versions, chacune offre une personnalité différente. Le modèle de base est généralement que de gris vêtu, la version de luxe XLS voit de nombreuse et fausse applique de boiserie meubler les surfaces, la version SE en plus du style extérieur plus dynamique, propose des appliques noires qui tranche avec le reste de l’habitacle.
En matière de motorisation, la Camry est l’une de celle qui détermine des tendances. À cette époque l’offre passe par un quatre cylindres de 2,4 litres de 157 chevaux et un V6 de 3.0 litres de 192 chevaux. Dès 2004, le V6 de base passe à 210 chevaux alors que la version SE elle se voit bonifiée d’un 3.3 litres de 225 chevaux ce qui dynamise un peu plus les performances. Comme on peut s’y attendre, cette génération à l’instar des autres est d’une fiabilité exemplaire. Il y a seulement un rappel concernant les sacs gonflables latéraux qui fut demandé. De tout autres points de vue, elle est sans tâche.
Sixième génération (2007-2011)
L’évolution se poursuit. Bien que la silhouette soit toujours très proche de la précédente génération, les grands changements s’observent aux extrémités et à l’intérieur. Les lignes extérieures sont plus élancées et étrangement beaucoup plus japonaises. Auparavant on dirait que Toyota cherchait absolument à faire une berline au style américain, mais plus maintenant, elle s’assume complètement.
Toujours dans l’optique d’en offrir plus à sa fidèle clientèle, Toyota propose une première version hybride de sa berline. D’une puissance combinée de 190 chevaux, le quatre cylindres propose, en partenariat avec le Hybrid Synergy Drive, une consommation d’essence réduite. L’offre du quatre cylindres régulier passe par le 2.4 litres de 158 chevaux puis 169 en 2010. Les V6 retenus sont les 3.5 litres de 268 et 272 chevaux. Ce dernier est réservé à a version SE. Tous sont très économiques et d’une fiabilité exemplaire.
Bien que la Camry soit un exemple de souplesse, des personnes plus critiques diront que la voiture manque cruellement de dynamisme. Toyota s’oriente vers le grand public uniquement et il ne faut pas oublier qu’au Canada nous recevons sensiblement les mêmes versions qu’aux États-Unis qui préfèrent les berlines sans saveur. Cette génération subit un rafraichissement en 2010 qui dynamise un peu l’extérieur.
C’est cette génération qui se vue atteinte par le plus gros rappel de l’histoire automobile. Bien que ce soit Toyota qui dut en subir les conséquences, Toyota réussit a démontrer que le problème de l’accélérateur venait d’un sous-traitant de Toyota. Il est suggéré de regarder pour les années 2010 et 2011 qui sont exemptes de tout rappel.
Clin d’œil sur la septième génération (2012-)
En 2012, on reçoit une nouvelle Camry. Largement dérivée de la sixième génération, elle propose des lignes plus modernes quoique toujours très conservatrices. Comme par le passer, les offres en version et en motorisations sont nombreuses. Toyota ne s’est jamais trompé avec aucune de ses Camry, alors il est fort peu probable qu’il en soit différent avec cette toute nouvelle génération. Il faut aussi savoir que la différenciation entre les modèles est plus importante que par le passé, c’est donc quatre versions aux personnalités distinctes qui sont aujourd‘hui disponibles.
Conclusion
La Camry est plus fidèle que fidèle. Sa carrière presque sans tâche en fait un exemple de fiabilité et de services rendus. Sa multitude de version et motorisation lui permet d’être en mesure de répondre aux nombreux besoins de ses acheteurs. En clair, il est difficile de se tromper avec la Camry.
Tarifs approximatifs :
Génération : 2002-2006
3 500 – 14 500 $
Génération : 2007 – 2011
8 500 – 33 500 $
Moteurs :
Quatre cylindres 2,4 litres (157ch.) (2002-2006)
V6 3.0 litres (192-210ch.) (2002-2006)
V6 3.3 litres (225ch.) (2002-2006)
Quatre cylindres (158-169ch.) (2007-2011)
Quatre cylindres hybrid (190ch.) (2007-2011)
V6 3.3 litres (269ch.) (2007-2011)
V6 3.5 litres (272ch.) (2007-2011)
Compétition :
Honda Accord, Nissan Altima, Chevrolet Malibu, Ford Fusion, Hyundai Sonata










