Marc Bouchard

Buick Enclave CXL 2012, le grand frère

Je ne suis pas certain que de bien comprendre. General Motors réussit, avec son Buick Enclave, à connaitre un certain succès, même si le modèle existe dans d’autres déclinaisons, presque identiques.

de

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

6/10

Forces et faiblesses:

  • Moteur souple
  • Confort omniprésent
  • Intérieur bien aménagé
  • Direction peu sensible en ligne droite
  • Prix d’achat
  • Peu de sensations de conduite

Cote de l'auteur:

  • Prix: 7/10

  • Performance: 6/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Consommation: 7/10

Je ne suis pas certain que de bien comprendre. General Motors réussit, avec son Buick Enclave, à connaitre un certain succès, même si le modèle existe dans d’autres déclinaisons, presque identiques. Pas que le véhicule ne soit pas bon, au contraire! Mais j’ai toujours un peu de difficultés à comprendre pourquoi une compagnie se cannibalise elle-même en offrant, dans le même segment, trois véhicules quasi identiques…

Voir les versions disponibles de la Buick Enclave 2012

Mais je ne dois pas être bon en marketing, ou en analyse de marchés, puisque GM réussit à tirer son épingle du jeu, et vend des Buick Enclave sans pour autant nuire aux GMC Acadia et aux Chevrolet Traverse qui sortent assez rapidement des concessions, et font le bonheur de leurs propriétaires.

Ce qui en dit long sur la qualité de ces véhicules. Car avouons-le, dans le monde des multisegments de bonne taille, le Buick Enclave et ses frères ont leur raison d’être, et proposent une expérience de conduite qui vaut quand même le détour.

Du style

Évidemment, le Enclave est d’abord un Buick. Résultat, en plus de ses dimensions imposantes partagées avec ses autres frères, il offre la calandre en cascades de Buick. Mais on le reconnait aisément puisqu’on lui ajouté suffisamment de clinquant et de chrome pour qu’il appartienne sans aucune hésitation à la famille Buick. Rien de spectaculaire, mais le Enclave ne se veut pas une voiture sport, et vise surtout sur une clientèle plus discrète.

À l’intérieur, l’espace est vaste, bien aménagé, et totalement polyvalent. Les sièges sont confortables, l’espace abondant et la capacité de chargement plus que satisfaisante pour un multisegment.

Et ô trouvaille spectaculaire, même la 3e rangée (car le Enclave est un 7 passagers) peut accueillir des adultes temporairement sans leur demander d’exécuter des contorsions dignes du Cirque du soleil!

Petit bémol, le Enclave joue la carte du luxe et de la finition haut de gamme, mais j’avoue que l’abondance de boiserie ne m’a pas particulièrement plu dans les agencements. Détail insignifiant sans aucun doute, mais qui m’a agacé tout au long de mon essai.

Quant aux accessoires, ils sont abondants, les commandes simples d’utilisation, et faciles à comprendre. Au contraire de ses rivaux chez les autres constructeurs, le Buick ne dispose pas d’un système multimédia exigeant un diplôme universitaire pour le comprendre, ou une attention de tous les instants pour le manipuler. Ce qui ne l’empêche pas de proposer un système sonore efficace et bien suffisant.

Et détail non négligeable, ma version d’essai était dotée du Skyscape, un toit ouvrant aux dimensions approchant celles du Stade olympique. En revanche, il faut ajouter quelques dollars en option pour se le procurer.

Sous le capot

La motorisation du Buick Enclave ne révolutionne rien. Et c’est tant mieux, car elle mise plutôt sur des acquis bien établis. Ainsi, pour mouvoir cette imposante masse, GM compte sur le V6 de 3,6 litres développant 288 chevaux, dont les qualités ne sont plus à vanter tant en terme de douceur de roulement que de fiabilité.

On y ajoute une boite automatique six vitesses correcte et, dans le cas de notre véhicule d’essai, une traction intégrale qui semble bien adaptée aux exigences canadiennes.

Cet ensemble permet de franchir montagnes et villes avec une certaine aisance, sans dénaturer la marque Buick. La randonnée est en effet confortable, le moteur silencieux, et les suspensions assez absorbantes pour éviter de se retrouver dans une situation désagréable.

La faiblesse est sans conteste la direction, qui doit constamment batailler pour maintenir le lourd véhicule enligne droite, éliminant toute sensation de conduite. En revanche, il s’avère étrangement maniable à basse vitesse, ce qui lui permet de se faufiler en ville avec une remarquable aisance.

Conclusion

Joli, confortable et complet, le Buick Enclave CXL s’avère un modèle du genre. Difficile en effet de lui reprocher quoi que ce soit quand on regarde ce qu’il propose. Ses défauts proviennent surtout de ce qu’il n’offre pas : un système de navigation malgré un coût élevé, et du plaisir de conduite… car il faut bien l’admettre, les sensations sont plutôt reléguées aux souvenirs quand on prend le volant de ce Buick.

Mais avouons-le, le Buick Enclave est tout de même exemplaire, lui qui reprend exactement là où Buick veut se tenir. Disons-le clairement, il est un fier descendant de sa famille de luxe, et l’assume avec conviction.

Suivez-nous sur Twitter @AutonetFR

Fiche technique

  • Véhicule d’essai: Buick Enclave CXL TI 2012
  • Prix du modèle à l'essai: 51 720$
  • Consommation affichée: 12,5 L/100 km ville/autoroute.
  • Consommation rapportée: 5 ans ou 160 00 km
  • Garantie de base: 4 ans ou 80 000 km