Forces et faiblesses:
- Moteur puissant
- Direction précise
- Systèmes électroniques embarqués
- Coût
- Suspensions un peu raides
- Visibilité déficiente
Légèreté sportive
de
Cote d'ensemble:
8/10
Légèreté sportive
Je ne sais trop si c’est une Porsche, ou parce qu’elle arbore une robe vert grenouille intense, mais ma randonnée au volant de la Porsche Cayman R ne passe pas inaperçue. Avouons-le, le froid du mois de février n’est pas exactement le moment rêvé pour piloter ce genre de voiture dont la mission première est d’abord la performance.
Voir les versions disponibles de la 2012 Porsche Cayman
Car la Porsche Cayman R a une personnalité toute sportive. Déjà dans sa déclinaison traditionnelle, la rutilante Porsche est l’une des mieux équilibrées de la gamme. Et probablement une de mes préférées en terme de look aussi.
Quand on y ajoute le traitement R, on se retrouve alors au volant d’une voiture allégée, performante, et au physique un tantinet plus agressif.
Style extérieur qui s’affirme
On l’a déjà dit, ma Cayman d’essai est d’un vert péridot métallisé (ceux qui l’ignorent seront heureux d’apprendre qu’il s’agit d’une pierre précieuse), ce qui est loin de laisser les passants indifférents.
Pour faire bonne mesure, on l’a affublé d’un ensemble aérodynamique incluant des jupes latérales et des échappements proéminents. Ajoutez à cela un aileron bien visible sur la partie arrière, et une claire identification Porsche, et vous aurez compris que la R en impose.
À l’intérieur, les puristes de la Cayman de performance pourront se limiter à sa plus simple expression. Mais j’avoue ne pas avoir ce type de tempérament, et ne pas être certain de vouloir sacrifier mon confort à ce point. Sachez seulement que, à des fins d’allègement, on a éliminé des accessoires de série la climatisation et le système audio qu’il faut commander en option.
Les sièges, de quelques kilos plus légers que les confortables sièges de cuir des traditionnelles Porsche, se contentent d’être une coquille moulée dont le dossier est fixe. Tout au plus peut-on glisser l’ensemble vers l’avant ou l’arrière. Inutile de vous dire que, même s’ils sont confortables, ces sièges ultrasportifs exigent une gymnastique étonnante pour s’y glisser, et encore plus pour en sortir, surtout en position conducteur. Une gymnastique qui, je l’admets, est nettement moins compatible avec ma taille de guêpe.
Affaire de poids
Mais l’élimination de certaines options n’est pas le seul geste que les ingénieurs de Porsche ont réalisé pour alléger la voiture. L’utilisation abondante d’aluminium dans la structure, dans les portes notamment, ont permis d’éliminer une quinzaine de kilos. Même les jantes, toute aluminium, libèrent quelques kilos supplémentaires.
Ajoutez à cela une motorisation remaniée version électronique (lire ici que l’on a, en usine, amélioré les performances), augmentez les entrées et sorties d’air, et vous vous retrouvez avec une voiture de 10 chevaux plus puissante que la version de série (330 contre 320), même si les deux conservent le moteur 3,4 litres 6 cylindres à plat de Porsche.
Et puisqu’il le faut (après tout, la Cayman R est un modèle de performance), on y ajoute évidemment les options Sport et Sport Plus, qui affectent non seulement les performances de ces échappements mais aussi l’ensemble des composantes mécaniques et des systèmes électroniques embarquées.
En mode Sport Plus, la Cayman R se transforme encore plus en bête, demandant cette fois un doigté particulier pour la conduite.
C’est l’hiver, c’est l’hiver
Au volant de ma Cayman R, je l’ai dit, pas question de passer inaperçu, même si je le voulais. Il faut dire que le ronronnement du moteur (et la couleur du véhicule) attire les regards. Mais c’est aussi le comportement routier qui attire l’attention.
Car alors que l’été, il n’est pas rare de voir une Porsche en accélération vive, il faut agir avec plus de délicatesse quand la température est sous le point de congélation. Les pneus (d’une largeur excessive) se réchauffent doucement et ont tendance à déraper quand la demande est trop vive.
Heureuse surprise, les systèmes de contrôles de stabilité et de traction exécutent un travail sans reproche, même sur les surfaces les plus glacées. Tant et si bien d’ailleurs que quelques heures à peine après avoir mis la main au volant de la voiture, je me sentais prêt à affronter toutes les conditions.
Et si ce n’était de la garde au sol terriblement basse, la Porsche se serait montrée docile et agréable en toutes circonstances. Seule une de mes collègues de travail, à qui j’avais depuis longtemps promis une randonnée, a eu quelques frissons en sentant les roues commencer à se dérober. Mais la voiture (et mes talents de pilote) ont rapidement pris le dessus.
La Cayman R est une voiture de performance, sans aucun doute. Et même si je l’ai conduit en hiver, ce n’est pas son élément naturel, c’est évident. Mais la Cayman, et surtout la R, continue de surprendre par ses capacités remarquables. Un choix pour passionnés!
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