Marc Bouchard

Ford Raptor 2012

Si, en français, il existait l’équivalent d’une échelle de “cool factor” pour les autos (vous aurez compris qu’il s’agit ici de l’indice qui détermine quel véhicule est le plus cool à conduire), le

Ford Raptor 2012

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

9/10

Forces et faiblesses:

  • Capacité hors route
  • Moteur puissant
  • Suspensions hors du commun
  • Coût
  • My Ford Touch
  • Consommation

Cote de l'auteur:

  • Performance: 9/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Consommation: 6/10

Si, en français, il existait l’équivalent d’une échelle de “cool factor” pour les autos (vous aurez compris qu’il s’agit ici de l’indice qui détermine quel véhicule est le plus cool à conduire), le Ford Raptor trônerait en haut de l’échelle.

Et si jamais un tel indice existait aussi pour le "Wow factor", le Raptor serait encore une fois en haut de l’échelle. En fait, le Ford Raptor de notre essai, un modèle quatre portes baptisé Supercrew, habillé d’une robe bleu évidente, attirait tellement les regards des autres conducteurs de camionnette rand format que je me suis cru un instant devenu membre d’un club sélect à l’intérieur duquel tous les membres doivent se saluer à chaque rencontre.

Voir les versions disponibles du Ford F-150 Raptor 2012

Je ne compte plus les pouces en l’air, les sourires entendus, et même les pointes de jalousie de certains amateurs rencontrés au cours de ma randonnée. Il faut dire que le Raptor a de la gueule, une allure de méchant rebelle… et il a aussi fait la preuve de ses capacités, tous types de conditions confondues.

L’allure du méchant

En terme de style, outre ses quatre portières (une version ajoutée l’année dernière au catalogue des SVT Raptor), notre modèle d’essai n’avait vraiment rien de nouveau. Mais même l’ancien peut parfois être impressionnant.

Car le Raptor a beau être un F150, il se ne contente pas de cette simple silhouette. On a allongé l’empattement, évidemment, pour se marier aux quatre portières. On a aussi élargi les voies et les arches de roue, ce qui donne au véhicule une stature plus imposante que jamais.

Il faut aussi avouer que les logos Raptor apposés partout, les suspensions surélevés et la grille de calandre noire agressive viennent compléter un look déjà suffisamment imposant.

Mais dans les faits, ces détails font partie des artifices de base du Ford Raptor, qui en a fait un véritable trait de personnalité.

À l’intérieur, les accessoires sont abondants, la finition égale au meilleur travail de Ford, et si ce n’était du système My Ford Touch dont l’écoute vocale est parfois aléatoire, tout serait presque parfait dans le meilleur des mondes.

On a même ajouté, pour 2012, une caméra hors-route logée dans la grille avant, et qui s’active quand on place le véhicule en mode hors-route. On a alors, directement dans l’écran central, une vision claire et précise de la voie qui nous attend, des obstacles à affronter, et de lignes indiquent avec précision la largeur de notre véhicule sur l’écran, ce qui nous permet d’anticiper encore mieux les différents mouvements.

Sous le capot, une bête et méchant moteur 6,2 litres de 411 chevaux et de 434 livres-pied de couple, capable de lancer le Raptor sur la route comme sur les sentiers à la vitesse de l’éclair… même si cet éclair se montre plutôt gourmand en essence, ce qui ne surprendra personne.

Mais la vraie nouveauté cette année, elle provient surtout des capacités hors-route de la bête. On y a ajouté un nouveau différentiel avant Torsen qui aide le Raptor à enjamber les obstacles et les côtes abruptes, même lorsque la traction est inégale sur les pneus avant. Il fait appel aux services d'un engrenage hélicoïdal qui transfère le couple de la roue en perte de traction vers celle qui adhère le plus au sol, tout en minimisant l'effet de couple.

Concrètement amené, il permet de mieux contrôler l’ensemble des mouvements du Raptor, peu importe les conditions, et peut se contrôler sur simple pression d’un bouton, lorsque le véhicule est au neutre.

L’épreuve

Évidemment, ce n’est pas qu’en ville qu’on peut tester un tel véhicule. Grâce à la collaboration des Carrières St-Dominique, nous nous sommes donc rendus dans les sentiers boisés de la Carrière, mais aussi dans les amas rocheux les plus exigeants. Et nous n’avons pas trouvé vraiment chaussure aux pieds du Raptor.

Il s’est moqué des sentiers boisés (si ce n’était de sa largeur excessive qui rendait certaine manœuvre délicate ou son rayon de braquage parfois trop prononcé), s’est amusé à grimper les tas de roche (au grand plaisir de Fiston, assis sur le siège arrière qui appréciait l’angle prononcé de la montée), et s’est même fait plaisir en traversant avec enthousiasme les obstacles d’eau.

Bref, nous lui avons fait, le temps de quelques heures, subir le traitement extrême. Et si ce n’avait été du nettoyage intensif nécessaire et difficile après coup, le Raptor n’aurait subi aucun contrecoup de sa performance.

Conclusion

Sur la route, le Ford Raptor se comporte comme une camionnette survitaminée. Dans les sentiers, il affronte tous les obstacles avec enthousiasme, et s’en sort avec charme. Difficile de trouver de véritables points faibles à ce mastodonte de la route, sinon qu’il est peut être un peu trop extrême. Mais à 66000$ environ (le prix de notre version d’essai), il est quand même réservé à ceux qui en ont vraiment envie.

Malgré tout, le « cool factor » est phénoménal, et c’est avec tristesse que je l’ai remis à ma collègue Marie-Ève Côté qui, elle aussi, a presque versé quelques larmes au moment de s’en séparer. Que voulez-vous, certaines séparations sont plus difficiles que d’autres!

Merci aux Carrières Saint-Dominique pour leur collaboration!

Suivez-nous sur Twitter @AutonetFR

Fiche technique

  • Échelle de prix: $ 55,499 à 57,499
  • Véhicule d’essai: 2012 Ford Raptor
  • Prix du modèle à l'essai: 66 450$ $
  • Version à l'essai: SVT Supercrew
  • Consommation rapportée: 12,8L /100km
  • Garantie du groupe motopropulseur: 60 mois/100 000 km
  • Garantie de base: 36 mois/60 000 km