Forces et faiblesses:
- Moteur souple
- Direction précise
- Suspensions spectaculaires
- Ergonomie exigeante
- Détails de finition à revoir
- Prix de la version 335i
BMW a une personnalité définitivement tournée vers le pilote. Tout au long des derniers jours, alors que je procédais à l’essai de la BMW 335i, ce genre de commentaires ne cessait de fuser de tous
Cote d'ensemble:
8/10
BMW a une personnalité définitivement tournée vers le pilote. Tout au long des derniers jours, alors que je procédais à l’essai de la BMW 335i, ce genre de commentaires ne cessait de fuser de tous les amateurs qui avaient déjà posé les fesses dans un de ces petits bolides allemands.
Et comme Chérie est une fan incontestée de la marque, elle abondait évidemment dans le même sens. Ce qui, je dois le dire, n’est pas totalement faux. Et la nouvelle 335i, loin de contredire cette affirmation, vient plutôt la confirmer.
Voir les versions disponibles de la BMW série 3 2012
Ce qui explique que, en matière de performance, la nouvelle série 3 avait de grandes ambitions, et le conducteur que je suis, de grandes attentes.
Nouveau style, nouveau genre
Il faut dire que pour 2012, la BMW série 3 a été considérablement remaniée (voir ici le texte de mon collègue Luc-Olivier Chamberland qui résume bien tous les changements), ce qui lui confère une personnalité encore plus affirmée.
Dans les faits, c’est surtout la partie avant qui a été modifiée, reprenant quelques-uns des éléments de la i8 notamment dans la ligne profilée du capot. En fait, si le regard de la voiture a beaucoup changé, les autres lignes de la silhouette ont été plus discrètement retouchées, mais sans pour autant en diminuer le charme, bien au contraire.
Dans l’habitacle, le changement est moins radical et tout aussi subtil. Il est vrai que les matériaux utilisés sont bien mariés, que le design général est agréable et que le confort est de mise à toutes les places incluant les multiples réglages des sièges. En fait, de petits détails, comme le réglage électrique de l’assise qui s’allonge, permettent de s’assurer d’un soutien sans reproche et intégral.
Mais bémol, car bémol il y a, je suis toujours un inconditionnel et farouche opposant des systèmes multimédias à molette multi-ressources, qui demandent autant d’attention que la conduite elle-même. Que voulez-vous, l’abus de technologie n’a pas que des bons côtés.
Encore techno..
Car question technologie, la BMW 335i est fort bien équipée. Outre les systèmes audio haut de gamme avec écran centrale de grande dimension (qui a un peu l’air de sortir de nulle part au milieu de la planche de bord cependant), la berline offre aussi des systèmes embarqués de sécurité intéressant.
Du nombre, des avertisseurs d’angles morts, des alarmes de changement de voie et autres systèmes qui vous aident dans votre constante vigilance (évidemment, vous êtes toujours un conducteur attentif!). Ajoutez à cela un système d’avertissement pré-collision qui vous avertit si la voiture qui vous précède est trop proche, et vous voilà prêts à affronter toutes les conditions.
Mais les technologies sont aussi abondantes pour la voiture elle-même. Par exemple, les réglages allant du mode sport plus au mode (en passant par le mode confort et sport) permettent de modifier le comportement de la voiture, synchronisant différemment la boite de vitesse et l’accélérateur, et réaménagement les suspensions pour offrir le comportement souhaité. Tien de moins..
Mécanique précieuse
Sous le capot de cette 335i, un moteur turbo de 300 chevaux dont la souplesse est exceptionnelle… plus en fait que celui de sa précédente version dotée d’un bi-turbo. Les accélérations peuvent être spectaculaires 9ou plus en douceur), mais jamais le moteur ne semble rechigner aux exigences du pilote.
Quant aux suspensions, elles permettent un total contrôle peu importe la trajectoire. J’avoue avoir eu quelques réticences (remplies de préjugés évidemment) en constatant que la nouvelle BMW série 3 comptait désormais sur une direction assistée électriquement. Ce genre de moteur ayant tendance à annuler toutes sensations de conduite, la nouvelle n’était guère réjouissante.
Mais on a réussi à conserver le plaisir de conduite, tout en garantissant une direction d’une rapidité et d’une précision haut de gamme. Un bijou, faut-il l’avouer.
Conclusion
Je l’avoue, la BMW 335i m’a séduit, tant par son look que par ses compétences sur route. Bien sûr, en termes d’ergonomie ou de finition (certaines coutures sont un peu dépareillées) , il y a place à l’amélioration.
Mais en matière de conduite, et de grands frissons… la 335 continue de me séduire. Sans équivoque!
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