Forces et faiblesses:
- Traction intégrale
- Performance
- Présentation intérieure
- Qualité de fabrication
- Espace intérieur
- Fiabilité?
Les Américains maîtrisent l’art de la grosse camionnette et des V8, les Japonais savent s’y faire en matière de petites sportives et de fiabilité. Les Allemands, eux, leur domaine d’excellence est le
Cote d'ensemble:
9/10
Les Américains maîtrisent l’art de la grosse camionnette et des V8, les Japonais savent s’y faire en matière de petites sportives et de fiabilité. Les Allemands, eux, leur domaine d’excellence est le luxe, la technologie à outrance et les berlines sport. Cette semaine, j’ai eu le très grand plaisir de me laisser séduire par l’Audi S4 2012, une des belles expressions de l’ingénierie allemande.
Voir les versions disponibles de l'Audi S4 2012
Il faut savoir qu’avec une telle machine, une chose est à retenir : on a du gros fun noir! Il est certain que le look aide pour beaucoup lorsqu’il est question d’un véhicule de prestige et dans le cas de la S4, on est servi à souhait. Légèrement différente de l’A4 normale, on remarque d’instinct que les jantes sont plus imposantes, que les jupes cerclent la voiture et que l’on jouit des appliques extérieures en aluminium brossé. C’est à la fois discret et teinté de sportivité. Il est simplement dommage que la qualité de l’assemblage puisse être parfois défaillante. Dans le cas de ma voiture, c’est le gicleur du phare gauche qui refusait une fois sur deux de retourner dans son puit et une partie de mon becquet avant qui n'a pas résisté à une simple prise de photo!
En ce qui concerne l’habitacle, on parle de grande classe où il est difficile de ne pas tomber sous le charme. Exécuté de manière rigoureuse, l’assemblage ici, est au-dessus de tout reproche. Les matériaux souples et la qualité de la présentation font honneur à Audi qui est réputé pour ses intérieurs d’exception. Le tout est noyé sous les boutons dont l’ergonomie laisse parfois à désirer. Après quelques moments en intimité, on apprend à en déjouer les épreuves. Le système MMI simplifié demande toujours un niveau d’attention qui distrait de la route, on est mieux de se préparer avant le départ, sinon on peut facilement devenir un danger public. Comme il s’agit d’une version S, on parle de sièges qui frisent la perfection. Le soutien est superbe et le confort sur longue route est infatigable. Il est juste dommage que le dégagement intérieur soit assez limité pour la tête. Les passagers arrière aussi sont mieux d’avoir interrompu leur croissance vers l’âge de 10 ans, car l’espace y est compté.
Bon sang!!!!
À peu près tout ce dont j’ai parlé jusqu’à maintenant est disponible dans les versions régulières de l’A4. Ce que je suis sur le point d’aborder avec vous est une pure merveille de l’ingénierie allemande et se retrouve seulement là quand le A cède sa place au S : le V6T de 3.0 litres de 333 chevaux. Véritable bombe à retardement, c’est avec une souplesse étonnante que l’on se fait catapulter vers de nouveaux horizons à chaque accélération ou sollicitation. Pour nous accompagner dans l’aventure, une tout aussi merveilleuse boîte manuelle à six rapports nous rend maître de notre destinée. Les rapports sont courts avec des changements qui se font littéralement du bout des doigts avec une légère pression. C’est fantastique!
Étant un modèle où la sportivité est à l’honneur, j’ai eu le grand plaisir de retrouver les suspensions fermes, mais quant même assez souples pour conserver un très bon confort de roulement. Évidemment, en virage la S4 ne bronche pas d’un poil, en fait elle en demande encore plus et nous aussi. La direction bien que lourde est très plaisante et parfaitement dans la suite des choses. Naturellement, les freins sont dans le même esprit pour nous ramener dans le droit chemin suivant un petit excès d’enthousiasme derrière le volant.
Les situations difficiles comme terrain de jeu
Qui dit Audi, dit Quattro et cette règle n’échappe pas à la S4. Ayant la chance d’aller au chalet dans les Laurentides, j’attendais avec impatience d’arriver dans le chemin raboteux, boueux, ensablé et partiellement enneigé qui mène à destination. Le résultat : la S4 se fout éperdument de ce qui lui passe sous les roues. On sent bien les transferts se faire, mais c’est rassurant de voir à quel point Quattro fait tout pour nous maintenir sur la bonne voie, du grand art!
Conclusion
Il serait difficile de ne pas dire que la S4 est une merveille. Oui, elle n’est vraiment pas pour toutes les bourses, clairement pas en fait avec un prix de plus de 60 000 $. Une chose est certaine, à chaque fois que l’on prend son volant que ce soit pour aller chercher du lait au dépanneur ou pour 4 heures de route, l’agrément de conduite est au rendez-vous. Le seul bémol que j’ai consiste en le fait que la qualité d’assemblage est inégale et que la fiabilité n’est pas encore de série chez Audi. Je me suis dit qu’au moins en me rendant au garage, j’aurais du plaisir à la conduire.
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