Forces et faiblesses:
- Style
- Motorisation
- Équipement
- Ergonomie difficile
- Espace arrière
- Prix de certaines versions
San Francisco - Californie. Voilà treize ans que la première et unique génération du Ford Escape est sur nos routes. Dire que ce fut un succès est un euphémisme; il se classe en tête du palmarès des
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San Francisco - Californie. Voilà treize ans que la première et unique génération du Ford Escape est sur nos routes. Dire que ce fut un succès est un euphémisme; il se classe en tête du palmarès des ventes depuis pas mal tout ce temps. Devant l’évolution du marché et de la clientèle, l’Escape 2013 évolue et fait un virage à 180 degrés. On ne parle plus du sympathique petit « truck », on s’articule maintenant autour d’un utilitaire sport, s’il en est un, basé sur la plate-forme de la Focus.
Le style comme carte d’entrée
Ford n’est pas étranger au fait que le style d’un produit est sa première carte de visite. Si on le trouve beau, et c’est mon cas, on est nettement plus intéressé à se déplacer pour aller en faire l’essai. Largement dérivé du Concept Vertrek (Détroit 2011), il en reprend l’essentiel des thèmes comme les phares fuyants sur les ailes, les arches de roue proéminentes, des lignes fortement sculptées, une imposante bouche hexagonale et surtout un look de véhicule beaucoup plus cher. Voilà une bonne chose, le style Kinetic évolue bien et gagne en maturité. Ce que j’ai d’emblée remarqué, c’est une qualité d’assemblage sérieuse et une bonne finition.
Bien que l’on doive trouver l’extérieur beau, c’est à l’intérieur que l’on passe le plus clair de notre temps. Là encore, c’est très réussi, quoiqu’en territoire connu. Il faut que je dise que la qualité des matériaux est supérieure à bien des compétiteurs. Le mélange intéressant des textures et des couleurs rend l’ensemble massif et peut-être un peu surchargé. Dans l’ensemble, c’est un bel intérieur.
Festival de la bébelle
Comme tous les récents produits Ford, on se retrouve avec une véritable orgie de gadgets. Les classiques MyFord Touch et SYNC sont de retour et améliorés, mais rejoints cette année par un système de son particulièrement bien travaillé et par Gracenote. Pour nous faciliter la tâche, il est possible d’avoir, sur certaines versions, le hayon à commande électrique qui répond au coup de pied sous le pare-chocs. Pratique quand on a les deux mains pleines!
Les moteurs
Fini le V6, on applique à la perfection le fameux « downsizing » en ne proposant plus que des quatre cylindres. Pas un, pas deux, mais trois choix s’offrent aux consommateurs. L’entrée de gamme est l’ancien, mais fortement retravaillé 2.5 litres qui arrive maintenant avec 168 chevaux de série sur la version S. Les nouveautés sont toutefois les deux Ecoboost. Ceux qui veulent des performances honnêtes sans grande envergure, mais quand même très efficaces, le 1.6 litres avec ses 178 chevaux est tout désigné. Il propose un agréable compromis en fait de performance/consommation. En accélération, le délai d’intervention du turbo est plus long que je l’espérais, mais pour la conduite de tous les jours, c’est un très bon choix. Ce moteur est disponible sur les versions SE et SEL.
Les personnes qui auraient normalement regardé pour le V6 pourront se rabattre sur le 2.0 litres. Fort de ses 240 chevaux, mais surtout de ses 270 livres de couple, il sait se déplacer avec énergie. Même avec trois hommes et leurs bagages à bord, les performances sont plus qu’au rendez-vous. Ceux qui s’inquiètent d’une faible capacité de remorquage, les craintes tombent ici. L’Escape conserve une aptitude de tire de 3 500 livres. Ce dernier est proposé sur les SEL et Titanium.
Presque une voiture
Il faut dire qu’avec le squelette de la Focus sous l’Escape, il aurait été un peu surprenant que le véhicule se comporte autrement que pratiquement comme une voiture. Tout est en place pour que l’on ait ce sentiment, et de l’aveu même de Ford, c’est l’objectif. La position de conduite est haute, mais la configuration intérieure nous fait sentir exactement comme dans, par exemple, une Focus!
L’un des points sur lequel Ford a particulièrement bien travaillé, c’est le comportement du véhicule. Étonnamment silencieux, les bruits sont filtrés dans l’habitacle. Pour contribuer au bon comportement, la traction intégrale AWD donne un sérieux coup de barre. Fait intéressant, elle possède la capacité de transférer jusqu’à 100 % de la puissance à l’un ou l’autre des essieux.
Bien sûr, la traction seule est aussi disponible. Pour renforcer la tenue de route, le Torque Control et le Torque Vectoring entrent en jeu. Croyez-moi, dans les chemins en épingle des collines de San Francisco, je ne les percevais pas, mais je savais qu’ils travaillaient fort! On sent le véhicule appuyé en virage avec l’accélération de la roue extérieure pour maintenir la trajectoire. Les suspensions offrent une bonne fermeté tout en ayant de la souplesse. Je donne une mention positive à la direction qui répond bien en fonction de la clientèle visée. (J’aurais aimé moins assistée)
Conclusion
Ford présente avec un véhicule qui met la table pour demeurer un succès. Outre le style ravageur ce qui retient le plus mon attention c’est le choix de motorisation bien adapté. Ford est en tête dans le segment. À voir le sérieux avec lequel ils ont construit l’Escape 2013, s’il ne le reste pas, ce n’est pas parce qu’ils n’auront pas tout mis en œuvre pour y arriver. Nous risquons de le savoir assez rapidement, l’Escape arrive en concessions vers la fin du mois prochain.
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