Luc-Olivier Chamberland

Buick Regal GS 2012

Si près de la perfection…

de

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

9/10

Forces et faiblesses:

  • Style distinctif
  • Motorisation
  • Comportement routier
  • Intérieur terne
  • Consommation élevée
  • Espace arrière limité

Cote de l'auteur:

  • Prix: 8/10

  • Performance: 9/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Consommation: 5/10

Si près de la perfection…

Si vous vous souvenez bien, cette Buick figurait dans ma liste de mes coups de cœur de l’année 2011 en essai routier. Ayant eu la chance de la conduire que quelques heures, j’étais déjà tombé sous le charme. C’est avec une certaine impatience que j’avais particulièrement hâte de me rasseoir derrière son volant pour une semaine complète. Étant maintenant une chose faite, je suis en mesure de dire qu’il y a de fortes probabilités qu’elle se retrouve cette fois dans ma liste de mes coups de cœur 2012. Cette voiture est vraiment une des plus intéressantes que j’ai eu l’opportunité de conduire. À vrai dire, j’ai presque pleuré toutes les larmes de mon corps avant de la rapporter chez GM.

Voir les versions disponibles de la Buick Regal 2012

Je vous entends de loin dire : « Bon un essai qui manque totalement d’objectivité, il l’aime donc c’est sur que la GS est parfaite… bla-bla-bla… » Pour vous montrer toute ma bonne foi et ma rigueur journalistique, je vais vous énumérer la liste de ses défauts tout de suite pour me libérer du faible négativisme qui effleure cette voiture.

Les miroirs extérieurs sont trop petits, la visibilité n’y est pas très bonne. L’accès aux places arrière est difficile à cause de la ligne de toit fuyante, si l’on arrive en excité, on se frappe la tête. Ensuite, le coffre n’est pas si grand que ça considérant la grosseur de la Regal. Elle est assoiffée cette Buick avec une consommation de plus de 11.5 litres par 100 kilomètres. Au moins, elle ne demande pas de 91 octanes. Finalement, l’intérieur est austère avec que du noir pour l’habillage. Un autre point qui n’est pas mineur : elle n’est pas disponible avec une traction intégrale. Considérant la puissance sur les roues avant, j’ai un bon doute sur ses qualités hivernales. Si je me fis qu’en accélérant légèrement sur de l’asphalte humide les roues « spin » sur place, ça doit être beau dans six pouces de neige avec un fond de glace. (C’est tout!)

Une personnalité affirmée

En fait de style il est certain, comme dans toute chose que l’on aime ou l’on n’aime pas. Dans mon cas, j’adore l’apparence de cette voiture. Les lignes sont juste assez agressives pour se démarquer, la partie avant unique à la GS lui donne une personnalité différente des autres Regal. Comment ne pas tomber sous le charme de ses énormes jantes de 20 pouces chromes?

L’habitacle est certainement l’un des plus intéressants offert par GM. On voit ici les origines européennes de cette Buick qui est autrement connue sous le patronyme d’Opel Insigna de l’autre côté de la marre. La finition se place face à ce qu’il y a de mieux dans la catégorie avec des matériaux bien choisis. C’est sombre et que ça ne respire pas la joie de vivre. On retrouve une multitude de commandes qui facilitent la vie du conducteur. En matière d’assise, les sièges sont particulièrement confortables et offrent de très bons supports lorsque la conduite devient un peu plus sportive.

Impossible de ne pas aimer!

Ce qui distingue la GS des autres Regal est ce qui ce cache sous le capot. Ici on parle d’un simple quatre cylindres de 2.0 litres avec un turbo. C’est quand on constate les performances de cette petite bête que l’on réalise que l’on a affaire à quelques choses de spécial, de très spécial. Les 270 chevaux soutenus par le turbo donnent des accélérations qui étonnent et d’un agrément relevé. Il est certain que ce sont les livres-pieds qui sont responsables de ce dynamisme. Avec un total de 295lb-pi, on parle de sport pour une telle voiture. Souple à souhait on retrouve un peu de Buick dans cette GS avec un silence presque de cathédrale, même en accélération. Ce qui a tout aussi retenu mon attention est la qualité de la boîte manuelle à six rapports… oui vous avez bien lu une boîte manuelle dans une Buick moderne. Se manipulant du bout des doigts, elle est, selon les essais que j’ai faits, l’une des meilleures sur le marché. Les rapports sont courts ce qui nous donne une permanente envie de jouer avec. J’ai honnêtement cherché des routes sinueuses simplement pour le plaisir de conduire pendant des heures.

On dit souvent que Buick et agrément de conduite sont rarement dans la même phrase sauf s’il y a une négation, c’est loin d’être le cas avec cette GS. La tenue de route est sublime. Les suspensions offrent les bons niveaux de fermeté en virage alors qu’elles avalent carrément toutes les imperfections routières, et ce, même avec des 20 pouces pour bottines. La direction est clairement assistée, mais demeure très directe nous permettant d’enfiler les courbes avec une aisance déconcertante.

Conclusion

Soit je vieilli, soit Buick a vraiment commencé sa révolution ou même les deux, une chose est certaine : cette GS est exceptionnelle. En matière de prix à 46 860 $, considérant le produit, ce n’est pas si mal. Je vous entends encore dire : « C’est le terrain de la Série 3 de BMW, de la Lexus IS et autres voitures de luxe ça! » Oui, vous avez raison et personnellement mettre quelques 50 000 $ pour une voiture, je prendrais certainement le temps d’aller essayer cette Buick. Si vous vous dites : « C’est une Buick, franchement je n’ai pas l’âge ». Je vous répondrais qu’à la limite on se fout un peu de l’écusson sur la calandre tant que la voiture est à la hauteur et dans le cas de la GS c’est beaucoup plus haut qu’on peut le croire.

Suivez-nous sur Twitter @AutonetFR

Fiche technique

  • Échelle de prix: 31 930 – 42 745 $
  • Véhicule d’essai: Buick Regal GS 2012
  • Prix du modèle à l'essai: 46 860 $
  • Concurrence générale: Audi A4, Mercedes-Benz Classe C, BMW Série 3, Lexus IS, Infiniti G, Volvo S60, Volkswagen CC