Forces et faiblesses:
- Confort assuré
- Équipement complet
- Fiabilité confirmée
- Performances absentes
- Manque de caractère
- Insonorisation perfectible
Toujours aussi tranquille
de
Cote d'ensemble:
7/10
Toujours aussi tranquille
Pendant que les constructeurs allemands continuent de dominer le marché des voitures de luxe, la division de Toyota, Lexus, se refait une beauté. La GS a ouvert le bal avec cette nouvelle façade plus agressive. Le multisegment RX suit de près tout comme la ES, la voiture issue de la plateforme de la Camry et de la Toyota Avalon. D’ailleurs, difficile de bien positionner ce modèle au sein de la gamme. Les quelques membres de la direction de Lexus que nous avons rencontrés affichaient quelques hésitations.
Chez les constructeurs comme BMW par exemple, la gamme est clairement définie. Pour l’instant, Lexus présente des modèles un peu plus intéressants et les années qui viennent viendront les cataloguer. Ce qui est certain, c’est l’abandon de la HS250h, la petite berline de luxe. La CT200h est venue lui ravir sa clientèle. Il faut d’ailleurs avouer qu’elle est beaucoup plus intéressante.
Un peu plus de style
La nouvelle livrée de la ES se détache beaucoup plus de sa voiture d’origine. Longtemps, les spécialistes lui avaient reproché sa grande proximité, au chapitre du style, à la Camry. Il est vrai que la ES avait besoin d’une personnalité propre afin de séduire une nouvelle clientèle. Pour ce millésime, la Lexus ES affiche une silhouette épurée qui se distingue, comme je l’ai mentionné un peu plus haut, par cette grille qui se termine à la base du bouclier. Serrée en son centre, elle offre l’allure d’un sablier. Les phares sont entourés de ces fameux DEL, de plus en plus populaires sur les voitures de luxe.
Les panneaux de carrosseries n’ont rien de bien exotique. Aucun encavure ou élément de style qui pourrait alléger le profil de la ES. Sa partie arrière reprend essentiellement les éléments reconnaissables de la marque soit des feux élevés reliés par une bande de chrome. Le coffre est haut et surplombé par une lunette inclinée.
L’habitacle de la berline est aussi complètement transformé. Le tableau de bord est plus moderne et mieux dessiné. Sans toutefois donner dans l’extravagance, il est intéressant d’observer certaines similitudes à certains tableaux de bord de marques allemandes. Divisée en deux niveaux, la partie centrale est surplombée par un grand écran pour le système de navigation. J’aime particulièrement le dessin de la fin de sa surface vers la droite, un beau coup de crayon!
Selon le modèle choisi, vous pourrez opter pour le contrôle de la majorité des instruments à l’aide de cette fameuse souris située sur la console centrale. C’est facile à utiliser, mais sa sensibilité peut vous faire recommencer vos manoeuvres plusieurs fois. La finition est toujours impeccable et réalisée avec des matériaux de grande qualité. J’ai cependant quelques réserves quant au nouveau cuir synthétique utilisé pour certaines versions.
Deux motorisations.
Pour la première fois, la ES se décline en version hybride. La ES 300h est équipée d’un nouveau moteur 4 cylindres de 2,5 L à cycle Atkinson. Affublé du système de distribution à calage variable intelligent, il génère plus de 200 chevaux tout en offrant le même rendement du moteur 3,0 Litres. Cette version hybride profite d’un ensemble batterie plus compacte logée derrière la banquette arrière. Cette nouveauté permet de conserver un volume de chargement plus intéressant que les versions hybrides de certains modèles précédents.
Mais une version traditionnelle est aussi proposée. La ES 350 profite d’un moteur V6 de 3,5 L qui offre une puissance de 268 chevaux et plus de 248 lb-pi de couple. Cet ensemble est complété par une boîte automatique à 6 rapports. Il propose une plus grande douceur que la version hybride qui souffre du côté rugueux de son 4 cylindres. Les accélérations sont correctes sans plus. Dans les deux cas, la servodirection est maintenant électrique, une tendance lourde chez les constructeurs actuellement.
Les ingénieurs ont travaillé fort sur l’isolation, mais il semble que certains aspects ont été oubliés. Les changements de revêtements sur les routes de l’Oregon m’ont permis de constater une lacune à ce chapitre. Je suis un peu déçu de l’intensité du bruit laissé par les pneumatiques. Pour le reste la ES demeure une berline tranquille qu’oncle Georges va aimer. Elle est confortable, spacieuse et bien équipée. Une Buick japonaise en soi!
Suivez-nous sur Twitter @AutonetFR