Marc Bouchard

Mercedes-Benz GLK 2013

GLK: Petit et raffiné

de

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Forces et faiblesses:

  • moteur diesel intéressant, économie d’essence, qualité de finition, style unique
  • direction parfois trop assistée, pas d’option hors route

Cote de l'auteur:

  • Prix: 8/10

  • Performance: 7/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Consommation: 8/10

GLK: Petit et raffiné

(La Clusaz, France) – Le Mercedes-Benz GLK est un petit (avec nuance) utilitaire. Il est vrai que ses dimensions sont nettement moins imposantes que ses deux grands frères le GL et le classe G. Et il a hérité d’une réputation plus urbaine à sa naissance, grand merci au premier film Sex and the city qui l’a mis au monde.

Depuis, les amateurs ont cependant compris, et le GLK a gagné ses lettres de noblesse à la fois en mode urbain et en mode plus campagnard, même si les Canadiens ont toujours été privés (et le seront encore) du groupe d’option hors route.

Cette fois, la nouvelle génération du GLK subit quelques modifications esthétiques, et quelques améliorations mécaniques, mais ne change pas sa personnalité propre.

Question style

Pour un utilitaire venu au monde grâce au milieu glamour de la mode, le GLK n’a de sexy que l’apparence. À la condition, bien sûr, d’être comme moi et de vouer une forme d’admiration au design carré et à la forme de boite. Dans ce cas, le GLK vous tirera un sourire.

Ne cherchez pas les changements radicaux pour la version 2013. On a conservé ce petit aspect cubique, mais on a tout de même réussi à adoucir certains angles, ce qui l’éloigne de plus en plus du très carré classe G pour s’inspirer davantage du plus doux GL.

Physiquement, les nuances sont subtiles. En fait, c’est la grille à deux lamelles et les nouveaux phares avant qui sont la principale modification. Ajoutez-y les désormais incontournables feux DEL comme lumière de jour, et vous aurez une bonne idée de la physionomie du petit de la famille.

Dans l’habitacle, le tableau de bord se modernise, reprenant quelques-uns des thèmes chers à la SL, notamment les buses de ventilation. Les cadrans sont aussi plus lisibles, et le levier de vitesse dégage désormais totalement la console centrale, trouvant place le long de la colonne de direction. Bref, un intérieur toujours aussi raffiné en matière de matériaux et de qualité d’assemblage, auquel s’ajoutent désormais une touche d’ergonomie mieux appliquée.

Le vrai changement

Mais le véritable changement du GLK, c’est sous le capot qu’on le retrouve. D’une part, et même s’il leur faudra attendre l’automne pour en bénéficier, les conducteurs Canadiens pourront désormais obtenir le GLK 250, muni d’une motorisation diesel bi-turbo quatre cylindres. Celui que l’on attend comme le plus populaire membre de la famille s’est montré souple en accélération, dynamique en reprise, et économe en carburant; malgré des montées et des descentes agressives sur le chemin des Alpes françaises, notre essai nous a permis de maintenir une moyenne inférieure à 8 litres aux 100 kilomètres.

L’autre version, le GKL 350, reçoit pour sa part une version révisée du V6 qui développe désormais 302 chevaux. Sa grande qualité se retrouve toutefois dans la hausse du couple, à près de 273 livres-pied, une importante progression nettement perceptible en conduite.

Précision non négligeable, tous les modèles vendus en sol canadien hériteront du rouage intégral 4Matic. J’ai pu en tester les capacités hors route (jumelés au groupe d’option européen cependant), et je peux affirmer sans crainte de me tromper que le GLK s’avère plus que compétent, dans des domaines où j’aurais hésité à le trainer.

Bien sûr, pas question de lui faire franchir de gros obstacles, mais pour les routes sérieusement cabossées ou les chemins de chalet moins carrossables, le GLK n’a pas peur de se mettre a la tâche.

Bémol d’importance aussi, le GLK jouit désormais d’une direction à assistance électromécanique, ce qui aseptise un peu la conduite. Rien de bien méchant, mais cela contribue davantage à donner au GLK un format plus urbain que campagnard.

Conclusion

Le Mercedes-Benz GLK a gagné ses galons comme utilitaire pratique et polyvalent. Mais on ne lui connait pas de véritables côtés sauvages. Et ce n’est pas avec cette génération qu’on le découvrira.

En revanche, il se montre agréable et plus compétent que jamais. Je l’avoue, les routes des Alpes se sont franchies avec aisance à son volant. Et je suis persuadé que les routes canadiennes feront de même…

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Fiche technique

  • Véhicule d’essai: 2013 Mercedes-Benz GLK
  • Prix du modèle à l'essai: ND
  • Consommation affichée: 7,1L/100km city; 5,5 L/100km hwy
  • Consommation rapportée: 7,9 L/100km over 650 km
  • Garantie du groupe motopropulseur: 4 ans/ 80,000 km (motorisation)
  • Concurrence générale: Audi Q5, BMW X3, Infiniti EX, Land Rover LR2, Volvo XC60
  • Garantie de base: 4 ans/ 80,000 km