Forces et faiblesses:
- PRÉSENTATION RÉUSSIE
- PERFORMANCES REMARQUABLES
- CONSOMMATION PEU ÉLEVÉE
- MOTEUR RUGUEUX
- SILHOUETTE VIEILLOTTE
- MATÉRIAUX INTÉRIEURS ALTÉRABLES
Économie d’essence allie performance
de
Cote d'ensemble:
9/10
Économie d’essence allie performance
La Série 3 chez BMW demeure la voiture la plus vendue jusqu’à maintenant. Par son format et par son prix, elle permet aux concessionnaires de la marque de maintenir un niveau de ventes élevé. Pour cette raison, les membres de l’équipe qui ont reçu le mandat de la rafraîchir avaient tout un défi à relever. Le mandat était de transformer la 3 afin de la présenter sous une nouvelle robe sans toutefois altérer l’essence même de sa nature.
Force est d’admettre que le travail a été bien fait. Elle est reconnaissable tout en affichant un style plus moderne. La berline est la première du groupe à faire son entrée. Une version coupé et cabriolet suivront et devrait être complétée par une 3 survitaminée par le traitement M. De plus, la tendance est marquée chez le constructeur munichois quant aux motorisations. Les BMW seront moins gourmandes tout en conservant leurs qualités routières. Car il faut admettre que conduire une BMW demeure encore aujourd’hui une expérience plus qu’intéressante.
Design affirmé
La nouvelle Série 3 offre les mêmes proportions qu’avant. Un nez bien installé complété par un coffre cour, le tout accompagné de portes à faux réduits. Les roues sont carrément aux quatre coins de la voiture. Les distinctions sont nombreuses et importantes par rapport au modèle de génération précédente. Le bouclier avant est plus stylisé avec les phares antibrouillards plus discrets et les lignes de chrome qui les pointes. La grille est évidemment reconnaissable, mais les phares viennent participer à l’ensemble avec une extension qui touche au contour de celle-ci. Le capot est plus incliné dans sa terminaison, ce qui offre une impression qui est plus gonflée.
La partie arrière est mieux cadrée tandis que les feux sont plus imposants. Tous les panneaux de carrosserie ont été refaits afin de lui octroyer une allure encore plus sportive qu’avant. On a vraiment l’impression qu’elle colle au bitume. L’intérieur a aussi subi plusieurs transformations. Le tableau de bord entre autres est moins austère qu’avant. Les stylistes ont donné plus de mouvements à la partie supérieure de ce dernier. Sa partie inférieure se termine dans la console centrale avec comme point de départ, le coffre à gant. L’ensemble est coupé en son centre par une bande qui reprend la couleur de la carrosserie. L’autre nouveauté est l’écran qui est semble être déposé sur un socle au centre du tableau de bord. Le coup d’œil est plutôt réussi!
Moins gourmande
Les versions plus performantes comme la 335 sont toujours au catalogue. Mais l’ajout d’un moteur quatre cylindres au sein de la gamme demeure l’une des plus belles propositions du constructeur cette année. La 328 est équipée d’un moteur 2.0 L incliné à injection directe qui s’accompagne d’un turbocompresseur. Cette combinaison permet d’extirper plus de 240 ch et plus de 260 lb-pi de couple. C’est tout de même plus de 10 chevaux et quelques 60 lb-pi de couple supplémentaire par rapport au bon vieux 6 cylindres inclinés de la 328 précédente. Ce couple est d’ailleurs atteint à un régime aussi bas que 1250 tr/min. Grâce à cela, la nouvelle 328 peut atteindre les 100 km/h en moins de 5.9 secondes avec la boîte automatique à 8 rapports. Je dois avouer que je suis impressionné par autant de performance et de plaisir avec une aussi petite cylindrée. Un bémol cependant, le moteur est bruyant en mode arrêt. De plus, le système stop/start qui coupe le moteur lorsque le frein est appliqué complètement est assez rugueux. Les secousses sont importantes au redémarrage.
Mais comment ne pas parler du comportement de notre BMW? La voiture est toujours aussi intéressante par la rigidité de son châssis, la précision de sa direction et de son agilité en virage serré. Ce n’est pas pour rien que le constructeur de Munich demeure encore et toujours la référence en matière de synergie entre le conducteur et sa monture. Maintes fois, lors de présentations, les journalistes invités comparent la conduite dynamique à celle d’une BMW.
Sommes toutes, la nouvelle 328 est devenue l’un de mes coups de cœur de l’année. Les ingénieurs de la firme ont réussi à développer une motorisation peu gourmande aux émissions faibles tout en maintenant ce plaisir de conduire reconnu à la marque. Le 328 affiche par surcroît un prix plus qu’abordable dans sa catégorie. Un coup de maître de BMW!