Forces et faiblesses:
- Puissance à revendre
- Boîte automatique efficace
- Silhouette spectaculaire
- Visibilité arrière atroce
- Prix élevé
- Valeur de revente
Mais à ce prix!
de
Cote d'ensemble:
7/10
Mais à ce prix!
J’avais pourtant bien des préjugés quant aux capacités de la division Cadillac d’offrir un produit excitant et adapté au marché du moment. Je suis demeuré sur mon appétit, mais je dois avouer que les ingénieurs du constructeur travaillent fort. Lors de mon premier contact avec la version coupée de la CTS l’an dernier, je n’avais pas été impressionné outre mesure. Surtout que la concurrence est vive dans cette catégorie.
Voir les versions disponibles de la Cadillac CTS 2013
De plus, il faut aimer ce genre de configuration. Mais cette version V de la CTS coupée m’a réconcilié en partie. Il faut avouer qu’il est difficile de mesurer le succès de cette version de la CTS. Ce marché est plutôt restreint. De plus, les voitures allemandes ont toujours la cote auprès des acheteurs.
Spectaculaire
C’est sans équivoque, la version coupée de la CTS-V est des plus spectaculaires. Si elle conserve la même partie avant, la ligne de toit vient lui conférer des allures d’avion de chasse. Cette façon de faire des stylistes n’a pas que des qualités. La visibilité en mode de recul n’est pas de tout repos tandis que la vision ¾ arrière est pratiquement nulle. Alors attention aux manœuvres de recul et aux changements de voies. Vous pourriez vous faire klaxonner la plupart du temps.
La version haute performance de la coupée reçoit une grille et des prises d’air à nid d’abeille toute de chrome vêtue. Les éléments bas de caisse sont ajoutés pour lui donner une allure plus agressive. Pour le reste, la voiture demeure pratiquement inchangée par rapport à la version régulière. Son habitacle reprend toujours la même présentation typique aux produits de la marque. Le volant gainé de suède offre une bonne prise pour la conduite sportive. Les instruments sont toujours à porter de main. L’écran du système de navigation amovible est toujours au rendez-vous. Et je ne suis pas un adepte de ce genre de gadget.
Les sièges offrent un confort digne des Cadillac, mais j’aurais apprécié un meilleur soutien latéral. Et comme c’est souvent le cas des coupées, l’accès aux places arrière demeure une aventure en soi. Vous devrez faire quelques contorsions pour y prendre place. Soyons honnêtes, cette Cadillac demeure une véritable deux places accompagnée de places d’appoint.
Puissante et linéaire
La version V de cette Cadillac est toujours équipée du gros V8 de 6,2 L accompagné d’un compresseur de suralimentation Eaton Twin Vortices Series. Cette combinaison permet d’obtenir une puissance totale de 556 chevaux. Rien de moins. Ce groupe motopropulseur est complété par soit une boîte manuelle à six rapports ou une boîte automatique aussi à six rapports. Pour ma part, je vous conseille la boîte automatique. Elle est beaucoup mieux adaptée et offre un étagement mieux équilibré. J’avais apprécié la boîte manuelle lors de mon essai l’an dernier. Mais il faut comprendre que la boîte automatique va aider à la revente.
Le comportement de cette Cadillac demeure le même que la berline. Elle profite, en plus, d’immenses freins Brembo. La suspension magnétique permet aux amortisseurs de s’adapter instantanément au profil du conducteur et à son style de conduite. Ce système peut changer les paramètres de la suspension jusqu’à 1000 fois par secondes afin de maximiser le comportement de la voiture. Sur une piste, j’ai pu profiter pleinement de cette technologie très efficace.
En résumé, la version coupée de la CTS s’adresse aux inconditionnels de la marque. Elle est spectaculaire, mais il lui manque encore cette petite touche qui fait le succès de ces concurrentes allemandes. De plus, la facture commandée est injustifiée. Ma version d’essai commande un prix avant taxe de 83 550 $. À ce prix, le choix ne manque pas.
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