Forces et faiblesses:
- Style distinct (qu’on aime ou pas!)
- Motorisation/puissance
- Confort princier
- Pourquoi pas un Flex Titanium?
- Format hors-norme
- Coffre restreint avec banquette relevée
Un voyage en classe affaire
Cote d'ensemble:
8/10
Un voyage en classe affaire
Nous sommes cinq adultes et nous devons nous rendre à Rouyn-Noranda pour une fête de famille. Je me suis dit que c’était une occasion parfaite pour mettre à l’essai le Lincoln MKT 2013. Après tout, cette année, il reçoit un bon nombre de modifications qui, selon Ford, lui donnent un second souffle. Ma question, est-ce que le MKT est le « cruiser » longue distance que je m’étais imaginé? Rien de mieux que 1 750 kilomètres pour le savoir!
Voir les versions disponibles du Lincoln MKT 2013
À la base, pour ceux qui ne le savaient pas encore, le MKT est la version Lincoln du Flex. Il est certain qu’en apparence, ils n’ont absolument rien en commun si ce n’est de tout ce qui se cache sous la carrosserie. Il faut dire que le style est distinctif et comme généralement tout ce qui diffère, on aime ou l’on n’aime pas. Dans mon cas, je dois admette que le je trouve élégant avec une bonne touche de classicisme. La partie avant est réussie avec l’amincissement de la calandre en 2013. La grille en fanon de baleine cède sa place à ce que Lincoln appelle « Eagle wings ». L’arrière est ce qui dérange le plus. Ce n’est pas tant la large bande lumineuse que la forme des ailes avec cette protubérance sous la custode. Lincoln essaie de mettre du style, mais gâche un peu la ligne latérale. Il faut aussi noter que le toit fuyant jusqu’au hayon lui donne des airs de coléoptère!
Évidemment quand on cherche à se procurer un véhicule qui se dit roi du transport longue distance, ce qui nous intéresse le plus est la configuration intérieure et l’équipement. Avec le MKT on est reçu. Les assises font compétition aux meilleures classes affaires aéronautiques. C’est particulièrement le cas pour les deux premières rangées de sièges. Les passagers qui occupent les places centrales retrouvent autant, sinon plus, de commodités qu’à l’avant. Ils jouissent même d’un réfrigérateur pour maintenir les boissons bien fraîches durant le trajet.
Le dégagement pour les jambes se positionne parmi les mieux de l’industrie. Pour plus d’espace, je suggère de regarder du côté des limousines! Là où l’on ne veut pas être est la troisième rangée. La ligne de toit devient un cauchemar de dégagement pour la tête. Sur ce point, le Flex fait mieux avec sa ligne carrée.
En ce qui concerne l’aire cargo, j’ai aussi vu mieux. Pour mettre tous nos bagages, j’ai joué à Tetris plus d’une fois pour trouver la bonne formule. Le coffre est profond et quand la dernière rangée à commande électrique cache les bancs dans le plancher, l’aire de chargement devient nettement plus intéressante.
En matière de commodités mon groupe était servi, surtout moi comme chauffeur. L’équipement est généreux et cadre avec la vocation de produit de luxe. On retrouve SYNC et MyLincoln Touch que j’aime bien. Je suggère fortement de programmer sa voiture avant de prendre la route. Avec les trois écrans devant nous, si l’on apporte des modifications aux systèmes en conduisant, cela devient dangereux. Notre attention est partout sauf sur la route.
Au chapitre des nouveautés pour 2013, on intègre le système d’assistance à la conduite qui nous informe d’un changement de voie ou d’un croisement de marquage routier. C’est très pratique pour nous maintenir dans la bonne voie et surtout un élément de sécurité intéressant. Nous avons un signal sonore, puis une légère vibration dans le volant et si l’on persiste, la voiture corrige doucement notre trajectoire pour nous ramener dans le droit chemin. Ce système peut être désactivé.
Décollage immédiat!
Lincoln retire du catalogue le V6 de 3.7 litres pour ne conserver que la V6 3.5 litres Ecoboost. Ce moteur est une merveille. Avec ses 365 chevaux, son turbo et ses 350 lb-pi de couple, il offre presque la même sensation qu’un avion au décollage. Peu importe la vitesse, les reprises se font en un tour de main et avec assurance. L’automatique à six rapports travaille bien. Un septième rapport serait apprécié pour réduire la consommation. Durant le voyage, essentiellement sur l’autoroute, j’ai eu une moyenne de 9,8 litres. En ville, j’ai flirté avec une dépense de 16 et même 17 litres aux 100 km. (Ouch!)
Assumant pleinement sa vocation de « cruiser », on roule comme sur un nuage. Après 8 heures de route, j’en suis sorti prêt à repartir. Les suspensions avalent tout ce qui leur passe dessous sans jamais atteindre le confort. La direction est très assistée et peu communicative. Je donne une mention honorable aux freins qui, malgré le surplus de poids des occupants et des bagages, freinent avec vigueur.
Bienvenue à destination
Quand tu roules plus de 8 heures consécutives et que tes passagers t’affirment : « On est déjà arrivés. », je pense que c’est un bon signe que la mission que j’avais donnée à ce Lincoln est remplie. Je m’interroge : « Pour un prix presque équivalent pourquoi pas un Flex Titanium? » L’acheteur du Titanium peut bien se poser la même question. Personnellement, j’irais avec le Flex, simplement pour ce qui est de l’aire cargo qui est plus fonctionnelle et son style est tout aussi distinctif.
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