Marc Bouchard

Nissan Murano 2012

Simple : quand la toute première fois de ma carrière, j’ai mis la main sur le volant d’un Nissan Murano, je l’ai fait avec le sourire. J’avais d’ailleurs écrit un texte dithyrambique qui m’avait valu

de

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

7/10

Forces et faiblesses:

  • Design unique
  • Espace intérieur
  • Beaucoup d’accessoire
  • Boite CVT
  • Direction peu communicative
  • Coût d’achat

Cote de l'auteur:

  • Prix: 7/10

  • Performance: 6/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Consommation: 7/10

Multisegment de style

Simple : quand la toute première fois de ma carrière, j’ai mis la main sur le volant d’un Nissan Murano, je l’ai fait avec le sourire. J’avais d’ailleurs écrit un texte dithyrambique qui m’avait valu les foudres de Chérie, elle qui m’accusait de ne pas écrire aussi joliment quand je parlais d’elle.

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J’avais donc un certain préjugé favorable lorsque j’ai repris la direction du Murano. Préjugé qui n’est pas trop déformé avec le temps, même si, je l’admets, certains aspects de ce véhicule me titillent davantage maintenant que j’ai gagné en sagesse.

Mais une chose est certaine : le Murano conserve le style unique qui l’a fait découvrir et qui fait, encore aujourd’hui, qu’il se distingue de la masse des multisegments du marché.

Du look et encore du look

Quant à l’origine, le Murano a fait son apparition, il a littéralement révolutionné le segment par son style unique et moderne. Bien sûr, comme chaque fois, il n’a pas fait l’unanimité, mais a attiré suffisamment d’attention pour connaître un certain succès… et avoir bon nombre de détracteurs.

Au fil des ans, on a apporté certains changements esthétiques, rendant notamment le sourire du véhicule un peu différent (évidemment, vous aurez compris que par sourire, je sous-entends la fascia avec la grille, le pare-choc et les blocs optiques sont font toute la personnalité du Murano), et adoucissant ici et là quelques lignes de la déjà stylée silhouette.

Mais dans l’ensemble, et pour la nouvelle année, rien de grand changement. Au moment de sa création, le Murano s’enorgueillissait du titre de Sculpture en mouvement, titre qu’il revendique toujours, non sans raison.

Quant à l’habitacle, en version haut de gamme, il déborde d’accessoires et de boutons, rendant parfois l’usage un peu ardu mais permettant surtout de mettre la Murano presque sur la même liste que des véhicules de luxe.

Bémol cependant quant à la qualité de certains matériaux, de plastiques plus ou moins réussis, mais l’ensemble demeure harmonieux et bien intégré. En matière d’espace pour les passagers et d’espace de chargement aussi le Murano en propose beaucoup, tout à fait en compétition face à ses rivaux de même catégorie.

Mécanique intéressante mais…

La mécanique du Murano est simple : un moteur V6 de 3,5 litres, bien connu chez Nissan pour ses performances souples et agréables, mais sans surprise. J’avoue cependant que je ne peux m’habituer à la transmission à variation continue Xtronic. Nissan a beau faire des efforts de développement, tout comme le font bon nombre d’autres manufacturiers, mais je suis incapable d’apprécier cette conduite un tantinet insipide.

Attention, je ne dis pas que la boite est inefficace, loin de là. Mais cette impression de constant glissement me rend inconfortable, moi qui suis plus à l’aise avec des changements fermes d’engrenages quand le besoin se fait sentir. Mais c’est bien là le passionné journaliste automobile qui parle, puisque la grande majorité des gens qui conduisent le Murano n’y verront aucun inconvénient.

Au contraire, ils apprécieront la faible consommation d’essence que cette boite automatique permet, et savoureront chaque sous épargné à la pompe.

Il faut cependant avouer que le Murano remplit bien son rôle. Comme véhicule familial, il propose dans un certain confort une randonnée agréable; comme multi segment, il offre espace de chargement et traction intégrale, ma foi, pas trop désagréable non plus.

Je dois cependant admettre que la direction me laisse de glace, ne laissant passer que de légères bribes de sensations, aux moments les plus extrêmes de nos randonnées. On souhaiterait quand même un peu plus de frisson en conduite..

Conclusion

Plus grand, plus puissant, plus stylé aussi, le Nissan Murano offre aux amateurs de multisegment une option de choix dans la famille du constructeur japonais. Il est coûteux, soit, mais son style à lui seul vaut bien quelques dollars de plus!

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Fiche technique :

2012 Nissan Murano

Versions disponibles: S, SV, SL et LE

Prix: de 34,498 à 44,098 $

Configuration: moteur avant / traction intégrale ou avant

Moteurs disponibles : 3,5 l V6 (260 ch/240 lb.-pi)

Transmission: automatique X tronic à variation continue

Consommation (L/100km): 11,7 (ville)/ 8,5 (route)

Garantie de base: 3 ans/ 60,000 km

Garantie groupe motopropulseur: 5 ans/ 100,000 km

Compétition: Kia Sorento, Hyundai Veracruz, GMC Acadia