Forces et faiblesses:
- Moteur = puissance = sourire!
- Design intérieur/extérieur
- Habitabilité
- Manque de sonorité du moteur
- Trop confortable
- Consommation
Charger : Si proche et si loin de son héritage…
de
Cote d'ensemble:
7/10
Charger : Si proche et si loin de son héritage…
Mes expériences précédentes avec la Charger R/T étaient pour le moins biaisées. La première fois, c’était lors de son lancement sur les routes sinueuses de San Francisco, la deuxième sur les pistes d’essai de Chrysler au Michigan où l’on se concentre plus sur les accélérations qu’autre chose. Mon tout dernier essai était avec une Charger R/T… de 1970… l’authentique! Ai-je besoin de vous dire que j’avais particulièrement hâte de découvrir si cette belle brute américaine était aussi agréable à vivre qu’à conduire dans des conditions exceptionnelles et surtout si elle respecte son héritage?
Une chose est certaine : qu’elle s’appelle Charger ou pas, c’est une voiture qui a un look d’enfer! Ses grosses jantes de 20 pouces chromées et sa calandre noire lui donnent des airs de gangster. J’ai même des amis qui m’ont demandé si je m’étais converti au commerce illicite! Quoi qu'il en soit, bien que les nouvelles générations de Charger aient quatre portes contrairement aux deux d’origines, elle incorpore aujourd’hui des éléments visuels qui la rapprochent de son illustre aïeule. L’embossement latéral dans les portières et l’énorme feu arrière qui couvre la largeur du véhicule avec ses 170 DEL est une réussite en fait de rappel. Il faut dire que mise à côté de l’originale, la ressemblance s’arrête là!
L’intérieur est selon moi l’endroit qui jouit de l’une des plus belles améliorations par rapport au modèle qu’elle remplace. Avant, on se retrouvait dans un habitacle recouvert de plastique alors que maintenant, la facture est nettement supérieure. Pour l’habillage de la planche de bord, on remarque une véritable applique d’aluminium du plus bel effet. Évidemment, qui dit grosse Américaine, dit espace généreux. C’est exactement le cas avec cette Charger. De la place en veux-tu en voilà! Tout le monde est très confortable, sauf que les sièges avant sont faits pour un gabarit 4 fois ma largeur! Ils offrent peu de soutien, mais en ligne droite ils sont aussi agréables à vivre qu’un bon vieux Laz-Y Boy. Un des points qui m’a passablement étonné pour un véhicule de 45 000 $ est l’absence de toit ouvrant et d’un système de navigation. On jouit de plusieurs gadgets comme l’écran tactile géant et le système UConnect, mais pas de GPS!
Puissance de 1970
Même si physiquement, les deux grandes générations de Charger n’ont à peu près rien en commun, il n’en demeure pas moins qu’à un moment précis on peut s’en rapprocher. C’est au moment de choisir sa version; deux lettres, R et T sont suffisantes pour nous donner une bonne dose de frissons. Il faut s’entendre pour dire que ce n’est vraiment pas le même genre de frisson qu’en 1970, mais quand même, on sourit quand on « pèse » sur l’accélérateur. Le moteur HEMI est toujours aussi impressionnant. Avec ses 370 chevaux, on se déplace. Bien que ce soit très puissant, les accélérations demeurent encore assez, je dirais, souples. Oui, on se fait plaquer à notre siège, mais ce n’est rien de très violent. Il faut considérer que la Charger est une très grosse voiture, donc qu’il faut mettre en mouvement une imposante masse. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une berline au tempérament sportif, mais pas agressif.
En matière de comportement, la Charger est très prévisible. Bien que l’on puisse jouer de « rapidité » derrière son volant, il s’agit encore et toujours d’une grosse voiture. Donc, il y a une certaine quantité de roulis en virage alors que le freinage se trouve être assez puissant. Il y a un détail que j’aurais préféré plus ferme et c’est au niveau des suspensions qui sont trop confortables. Là encore, c’est conséquent avec la vocation de grande berline. Un dernier point qui m’a laissé sur ma faim est la sonorité du V8. Pour vraiment jouir du son, il est préférable d’entrer lentement dans le tunnel L-H Lafontaine, baisser les vitres et accélérer. C’est le meilleur moyen d’en profiter. Sinon, c’est discret!
Conclusion
La Dodge Charger est certainement un des très bons produits lancés par Chrysler depuis plusieurs années. On voit bien les changements et une grande amélioration des véhicules. Il est certain que dans le cas du R/T, la puissance est au rendez-vous, mais je la qualifierais de puissance confortable. Il est clair qu’elle saura séduire bien des acheteurs nostalgiques des années 70. Comme eux, la Charger a bien changé et est légèrement moins fougueuse qu’il y a 40 ans!
Suivez-nous sur Twitter @AutonetFR
Sommaire :
Véhicule à l’essai : 2012 Dodge Charger R/T Road&Track
Versions disponibles: R/T RWD, R/T AWD, R/T Road&Track, SRT-8
Prix du modèle à l’essai : 45 145 $
Échelle de prix : $ 38 245 – 48 095 $
Configuration: propulsion
Moteurs disponibles : V8 HEMI 5.7L (370 ch./395 lb.-pi.); V8 6.4L (470 ch./470 lb-pi)
Transmission: automatique 5 rapports
Consommation (L/100km): 13.5L (ville)/ 8,0L (route), 11.5L (observée)
Garantie de base: 3 ans/ 60 000 km
Garantie groupe motopropulseur: 5 ans/ 160 000 km
Competition: Chrysler 300C, Hyundai Genesis 5.0R-Spec, Ford Taurus SHO,