Luc-Olivier Chamberland

Buick Verano 2012

Une Buick tout à fait étonnante!

de

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Forces et faiblesses:

  • Puissance adaptée
  • Qualité de fabrication
  • Luxe abordable
  • Équipement juste (pas de GPS)
  • Design sage
  • Image de la marque pour jeunes acheteurs

Cote de l'auteur:

  • Prix: 9/10

  • Performance: 6/10

  • Confort à l'avant: 9/10

  • Consommation: 8/10

Une Buick tout à fait étonnante!

J’adore mon travail pour les surprises que l’on peut avoir avec des voitures. L’an dernier lors du dévoilement de la Buick Verano, je me suis dit, comme tout le dans la salle d’ailleurs : « Voilà une belle Chevrolet Cruze de luxe. » Force est d’admettre après ma semaine d’essai que cette nouvelle Buick est tout sauf une Cruze endimanchée. Il est certain qu’elle partage la même plate-forme et quelques composantes ici et là, mais absolument rien de perceptible qui nous donne l’impression de nous trouver dans une compacte économique.

Voir les versions disponibles de la Buick Verano 2012

Il faut admettre que GM ne s’est pas contenté de changer la carrosserie, on voit bien et vite que les améliorations sont très significatives et pour ne pas dire… étonnantes. On a passablement allongé le châssis pour une longueur hors tout et d’empattement plus généreux. Au compte, la Verano est presque à cheval entre les compactes et les intermédiaires. Comme vous le verrez, le résultat est probant!

Style américain

S’il y a une marque automobile dans le monde en ce moment qui se bat bec et ongles pour changer son image c’est bien Buick. En Chine, elles se vendent comme des petits pains chauds, mais en Amérique, les Roadmaster, Skylark, Park Avenue et plus récemment Lucerne demeurent dans l’esprit des gens. C’est pour cette raison que l’on voit des produits porter les boucliers comme les Enclave, LaCrosse et Regal GS se pointer sur le marché et qui sont tous très agréables. La Verano n’échappe pas à cette nouvelle règle. Cette fois, on s’attaque à une catégorie laissée pour compte depuis le retrait de l’hétéroclite Skylark en 1998. J’avoue que le retour se fait dans un certain conformisme. Buick veut changer d’image, mais sans offusquer la clientèle qui achètera la voiture.

On retrouve tous les éléments distinctifs à Buick. La calandre en chute d’eau et les ouïes de capot sont au rendez-vous. Les lignes sont pures et offrent un beau classicisme qui sait plaire. Il est certain que ce n’est pas très « jazzé », mais le design vieillira bien. Je dois admettre aimer l’ensemble et les « nouveaux » aspects de style chez Buick comme les cercles bleutés des blocs optiques et la languette de chrome en paupière sur les feux arrière. C’est à la fois discret et unique.

Il faut que je vous avoue j’ai un faible pour les habitacles des récentes Buick. Celui de la LaCrosse est, selon mes standards, l’un des plus beaux sur le marché actuellement et dans la petite Verano, on sent l’esprit de sa très grande sœur. La planche de bord est assemblée avec une finition suffisante pour rendre jalouses des voitures plus chères. Les commandes sont bien aménagées à l’exception du bouton de démarrage placé haut sous les buses d’aération. Il y a aussi un détail intéressant chez Buick avec cet éclairage bleuté de nuit qui feutre l’ambiance sans tomber dans le « kitch ». C’est le genre de détail qui rend les longues heures de route plus reposantes.

En matière de confort et d’habitabilité, je n’ai que de bons mots. Les assises offrent un confort parmi les plus intéressants que j’ai eu récemment. Il est certain que le support latéral n’est pas très prononcé, ce n’est clairement pas dans la dynamique de la Verano de prendre des courbes à grande vitesse. L’autre point qui m’a étonné est le dégagement pour la tête. Le fait que l’on puisse vraiment abaisser le siège permet de se retrouver avec un espace ample, et ce, malgré la présence d’un toit ouvrant. L’espace arrière est un peu plus juste. Il faut se rappeler qu’il s’agit d’une berline compacte.

Un moteur et une transmission feutrés

GM a fait un bon choix de moteur pour sa Verano. En effet, le moteur offre exactement ce que la clientèle cible est en mesure de demander. Il s’agit ici d’un quatre cylindres de 2,4 litres développant un bon 180 chevaux. Il est certain que les 171 lb-pi de couple permettent des départs intéressants avec fermeté. Toutefois, le travail de la transmission à six rapports pondère le jeu en feutrant le tout. On se retrouve avec des bonnes performances, qui se font malgré tout dans un calme ferme. Il faut dire que l’on doit rendre à l’insonorisation une note d’excellence, car le moteur « claque » un peu quand nous sommes à l’arrêt avec les vitres baissées.

En matière de comportement, c’est conséquent avec la vocation de la voiture. Tout est feutré sans tomber dans la guimauve. Les suspensions absorbent adéquatement le pavé, mais demeurent assez fermes pour que l’on se sente en contact avec la route. Il est évidemment que ce n’est pas une reine du dynamisme de conduite, ce n’est certainement pas le but recherché par GM. Au niveau de la direction, c’est sensiblement le même constat, on perçoit bien l’assistance, mais les mouvements suivent à la lettre ceux du volant. En somme, c’est une voiture idéale pour les longues escapades, car même après plusieurs heures de route, on se sent bien et en repos.

Conclusion

La Verano de Buick met tout en place pour réussir sa mission : attirer les acheteurs dans les salles de montre. À en juger par le nombre que l’on voit sur les routes, il semble que le pari soit atteint. Toutefois, Buick entend diminuer la moyenne d’âge de ses clients et lorsque l’on regarde qui se trouve derrière les volants des Verano, on se rend compte que ce n’est pas tout à fait ce qui se produit. Selon moi, la Verano est la plus Buick des Buick en ce moment. Elle ne parvient pas à charmer les jeunes de 35-45 ans, elle attire plutôt les baby-boomers qui peuvent enfin se payer une Buick. Autant j’ai pu aimer cette Buick, il reste que pour moi, cette belle Américaine est encore sage pour le gars de 30 ans que je suis. Mais attendez, il y aune version Turbo qui arrive… je pourrais bien changer d’idée!

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Sommaire :

Véhicule à l’essai : 2012 Buick Verano (Groupe cuir)

Versions disponibles: Base 1SB, 1SD, 1SG, Groupe cuir

Prix du modèle à l’essai : 29 465 $

Échelle de prix : $ 22 595 – 29 465 $

Configuration: traction

Moteurs disponibles : 4L 2,4 litres DACT (180 ch./171 lb.-pi)

Transmission: automatique 6 rapports

Consommation (L/100km): 9.9L (ville)/ 6.2L (route), 8.2L (observée)

Garantie de base: 4 ans/ 80 000 km

Garantie groupe motopropulseur: 5 ans/ 160 000 km

Competition: Ford Focus Titanium, Acura ILX, Chrysler 200