Forces et faiblesses:
- Puissance
- Tenue de route
- Reprise efficace
- Espace
- Qualité des matériaux
- Prix
Tout ce que la 500 devrait être
de
Cote d'ensemble:
7/10
Tout ce que la 500 devrait être
Quand on m’a annoncé que je ferais l’essai de la Fiat 500 Abarth, j’avoue avoir un peu roulé des yeux. Voyez-vous, je ne suis pas une fan invétérée de la micro-voiture car justement… c’est une micro-voiture. J’ai cependant accueilli l’expérience à bras et esprit ouverts...et je dois avouer avoir été étonnée.
Je la trouve encore trop petite à mon goût, ne vous trompez pas...mais c’est que la petite est aussi bien amusante, à condition de porter le cigle du scorpion!
Ce look...
L’apparence et la silhouette de la Fiat 500, déjà au départ, relèvent du domaine de l’unique. Sa forme en coquille, ses grands phares avant, son petit becquet situé sur le hayon: elle transpire ses origines européennes et ses aspirations de petite sportive.
Le mystère règne aussi dans cette capacité qu’ont les Italiens de rendre l’intérieur plus grand que l’extérieur. C’est le cas de la petite 500 et en l’occurrence, celui de l’Abarth. Cependant, qui dit petit ne dit pas nécessairement à l’étroit. On sent la proximité des cloisons et du toit dès qu’on prend place. En revanche, j’ai eu comme passager mon père qui a le format d’un défenseur des Alouettes et, ô étonnement, nous étions tous les deux confortablement assis sans même jouer du coude. Fascinant!
On oublie évidemment voire même jusqu’à l’idée d’avoir un passager arrière: mission impossible. Même un enfant s’y trouverait à l’étroit. L’espace de chargement à l’arrière est aussi sacrifié par le micro-format. On oublie donc le projet de passer chez Costco au risque de devoir faire livrer.
Une autre chose qui m’a étonnée est la position de conduite. Malgré le format de la voiture, on se sent légèrement surélevé en rapport à la moyenne des véhicules qui eux sont plutôt abaissés. La visibilité est donc excellente, à l’exception de l’angle-mort côté conducteur, un peu plus fastidieux comme c’est le cas dans plusieurs coupés. Même l’ergonomie des instruments est confortable.
L’habitacle offre un environnement à la qualité hétéroclite: d’un côté, on a des sièges avant confortables dont l’assise est recouverte de cuir « nero rosso ». En revanche, la planche de bord et l’intérieur des portes sont recouverts de plastique dur. Le constat est décevant et rappelle invariablement l’intérieur bon marché de la 500 régulière.
Il m’aura aussi fallu le manuel du propriétaire afin de m’y retrouver avec le système multimédia Blue&Me pour finalement réussir à synchroniser mon cellulaire via la connectivité sans fil.
L’affichage des données est aussi limité: toute l’information disponible est affichée au centre de l’immense odomètre ce qui surcharge un peu le tableau de bord. Et encore, très peu d’information est disponible. Pas de consommation d’essence, pas de mesure du trajet. On se retrouve alors avec l’impression d’avoir acheté d’un grand couturier: on paie pour le nom.
Le venin du scorpion
Là où la Fiat 500 Abarth prend de l’avance sur sa consœur régulière, c’est évidemment sous le capot. 160 chevaux et 170 livre-pieds de couple? Rien d’exceptionnel penserez-vous. Mais n’oubliez pas qu’on parle ici d’une 500, une voiture d’à peine plus de 1000 kilos. Le moteur de 1.4 litres équipé d’un turbocompresseur suffit donc amplement à propulser la petite bête. Tout a d’ailleurs été pensé façon « sport » à la conception de l’Abarth: transmission manuelle 5 rapports, suspensions sportives, jantes de 16 pouces (ce qui, pour le format de la voiture, est respectable).
Les suspensions sportives ont juste ce qu’il faut de fermeté pour une tenue de route plus agressive qui colle à sa personnalité sport. L’accélération a juste ce qu’il faut de mordant pour causer la surprise chez les autres usagers de la route et les reprises sont impeccables, peu importe le rapport enclenché où les tours-minute du moment.
La tenue de route est aussi irréprochable : les suspensions font un excellent travail. D’un côté, on a une petite voiture souple et agile qui n’a pas peur des courbes. De l’autre, cette même petite voiture ne nous fait pas regretter chaque bosse ou trou de la chaussée. Un équilibre a donc été établit et le confort n’a pas été sacrifié au profit de l’agressivité et vice versa.
La 500 sort ses crocs et répond aux commandes avec souplesse. La transmission manuelle effectue un bon travail, bien qu’elle ne comporte que 5 rapports. Il s’agit d’ailleurs de la seule transmission disponible sur cette voiture à la version unique. C’est à prendre ou à laisser.
Conclusion
Bref, force est d’admettre que la petite Abarth a du coeur au ventre et qu’elle est bien agréable à conduire. Je l’avoue, je me suis amusée. Si l’expérience de conduite vous importe plus que les gadgets, technologies et autres, elle pourrait bien être une option à considérer.
Le prix refroidit un peu (23,995$) car on a l’impression de se faire avoir. Puissante et maniable, oui. Mais est-ce que cela justifie le prix? Pour moi, non. Mais pour qui a envie de posséder une petite et amusante Italienne au look classique, pourquoi pas?
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Sommaire:
Véhicule d’essai: Fiat 500 Abarth 2012
Prix du modèle à l'essai: 23 995 $
Échelle de prix: 23 995 $
Consommation rapportée: 6,4 L /100km
Garantie de base: 36 mois/60 000 km
Garantie du groupe motopropulseur: 60 mois/100 000 km
Compétiteurs : Mini Cooper