Luc-Olivier Chamberland

Chevrolet Malibu 2013 : on pense global

Il fait beau avec la Malibu

de

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Cote de l'auteur:

  • Performance: 8/10

  • Prix: 6/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Consommation: 8/10

Il fait beau avec la Malibu

Cape Breton, NS. C’est en Nouvelle-Écosse que GM a décidé de nous faire découvrir la nouvelle Malibu. On est très loin des plages de la Californie, mais c’est un endroit idéal pour la mettre à l’essai. Les paysages du Cape Breton me rappellent de merveilleux souvenirs d’adolescence et ma copilote est aussi colorée qu’un arc-en-ciel.

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L’endroit est parfait. Le parcours est reconnu pour ses scènes extraordinaires sur l’Atlantique et ses touts aussi charmants petits villages acadiens. En matière de style, c’est plus personnel, je dirais que j’apprends en apprécié les lignes. Il y a ici et là des rappels à la Camaro comme les blocs optiques arrière en configuration carrée. Je ne suis pas sûr d’aimer. Une chose est certaine, la voiture se distingue de sa prédécesseure plus homogène. Il faut aussi dire, malgré l’impression de gain en longueur, qu’elle est à quelques millimètres près de la même taille que la génération précédente.

L’intérieur fait aussi un bond monumental en matière d’évolution. La cause n’est pas que le style soit révolutionnaire, loin de là. C’est au niveau des choix des matériaux à bord. Avant on n’y trouvait essentiellement que des plastiques bon marché, maintenant c’est d’une tout autre facture. Il faut aller très bas dans les portières pour découvrir un matériel qui n’est pas souple. L’ensemble des surfaces est recouvert de textures agréables au touché et rembourrées en plusieurs endroits. GM a fait un bon travail. En fait de présentation, il y a un certain conservatisme, mais là encore, on ne choque pas la clientèle visée. Tout est intuitif, bien positionné et avec des boutons de taille facile d’usage. Il y a, comme dans presque tous les nouveaux produits de GM, un éclairage ambiant bleu glacé nocturne du plus bel effet. Cette luminosité reflète sur une bande de chrome qui traverse de part en part la planche de bord et les portières. Je me questionne sur la présence d’une applique décorative en paliers sur le tableau de bord, qui en plus de surcharger le look, sera difficile d’entretien pour ce qui est de la poussière.

L’habitacle est conçu pour les longues heures de route. Les sièges sont confortables et moelleux sans toutefois offrir un excès de soutien en virage. L’espace arrière est aussi ample pour toutes tailles. Le volume du coffre varie beaucoup en fonction de la version choisie, les modèles ECO ont une aire de chargement largement amputé par rapport aux deux autres motorisations, batterie obligeante.

Comportement et mécanique exemplaires

Il faut dire que cette voiture est nouvelle des pneus à l’antenne de radio. Elle utilise certainement toujours la compétente plate-forme Epsilon modifiée qui habite aussi sous la Buick Regal. Tout comme sur sa cousine, on constate rapidement la grande rigidité de cette plate-forme. Malgré l’état des chemins en piteux état, elle reste de glace. Pas de torsions, pas de bruits, que de l’aplomb. Il faut aussi avouer que les suspensions sous cette voiture font un travail remarquable. Je m’avance en allant dire qu’il s’agit possiblement des meilleures dans le segment. Peu importe l’importante de la dégradation de la route, elles absorbent les imperfections avec brio. On serait tenté de considérer qu’en virage, elles doivent être molles. Et bien non. La Malibu est ferme dans les courbes. Un essai de slalom prouve qu’il y a comme sur toutes les produits de cette taille, un certain roulis de la caisse, mais à l’instant même que la direction est redressée, la voiture a reprise tout son aplomb. La direction fait aussi office de surprise. Elle est certainement assistée, c’est en lien avec la clientèle type. Je peux difficilement parler d’agrément de conduite, mais c’est un produit qui satisfait le conducteur, du moins pour les longues heures sur les routes.

En fait de mécanique, on ne lésine pas sur les moyens. Trois motorisations sont disponibles et ne chercher pas le mot V6 dans mes lignes, il n’y en a plus. Il faut savoir que tous les moteurs sont nouveaux ou récemment introduits dans d’autres gammes. L’offre de base est le quatre cylindres de 2.5 litres de 197 chevaux. Il sera clairement le modèle le plus populaire. Il est agréable et surtout assez silencieux. Le 2.5 est offert de série sur les LS et sur les deux groupes LT. Les personnes désirant une économie de carburant encore plus soutenu se tourneront vers le 2.4 litres ECO équipé du système d’aide électrique eAssist. Il s’agit ici du même moteur que l’on retrouve dans les Regal et LaCrosse eAssist chez Buick. Cette version avec ses 182 chevaux n’a qu’un seul objectif : réduire la consommation. À la lumière de mon essai dans l’ECO, je peux dire que c’est une réussite. Il consomme peu et ne représente pas un sacrifice majeur en fait de performances. C’est loin d’être dynamique, mais le travail est bien rendu. L’ECO est offerte en option pour environ 1 600 $ sur les versions 1LT et 2LT.

Les personnes qui voudront plus de « punch » se voient offrir la LTZ disponible uniquement avec le 2.0 litres turbo. Fier de ces 259 chevaux, il promet des performances plus dynamiques. Cette version n’était pas sur place au lancement. Il faudra attendre pour les impressions.

Conclusion

Cette Malibu est la quatrième voiture de la marque à devenir globale après les Cruze, Sonic et Spark. On perçoit que le véhicule s’adresse un peu à tout le monde sans toutefois chercher à séduire un type d’acheteur en particulier. Une chose est évidente Chevrolet a bien fait ses devoirs avec cette Malibu 2013. Elle fait tout bien et dans plusieurs cas, elle fait mieux. Ses plus forts arguments sont la qualité de roulement et ses choix de motorisations qui réussissent le difficile pari de juxtaposer économie et performance. De tout évidence GM ne se laisse pas imposer les règles à suivre dans la catégorie qu’elle a elle-même crée dans les années 60.

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Sommaire :

Véhicule à l’essai : 2013 Chevrolet Malibu

Versions disponibles (berline): LS, 1LT, 1LT ECO, 2LT, 2LT ECO, LTZ

Prix du modèle à l’essai : 29 160 $

Échelle de prix : 24 995 – 32 540 $

Configuration: traction

Moteurs disponibles : 4L 2.4 litres ECOTEC (eAssist) (182ch./172lb-pi), 4L 2.5 litres ECOTEC (197ch./191lb-pi), 4L 2.0 litres Turbo ECOTEC (259ch./260lb-pi)

Transmission: automatique à six rapports

Consommation 4L 2.5 litres: (L/100km): 9.4L (ville)/ 5.9L (route)/7.8L (combinée)

Garantie de base: 4 ans/ 80 000 km

Garantie groupe motopropulseur: 5 ans/ 160 000 km

Competition: Ford Fusion, Nissan Altima, Subaru Legacy, Chrysler 200, Dodge Avenger, Hyundai Sonata, Kia Optima, Toyota Camry, Volkswagen Passat, Honda Accord, Mazda 6, Suzuki Kizashi

Force: Choix de motorisation, Confort de roulement/Suspension, Habitabilité

Faiblesses : Design particulier, Petitesse des miroirs, Agrément de conduite limité