Marc Bouchard

Nissan 370Z : coupé et bien nantie

Je dois être malade, certains signes ne trompent pas. Je ne parle pas ici d’une grippe ou d’un quelconque virus, mais bien de ma capacité à apprécier (ou mon incapacité) certaines voitures sportives

de

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

5/10

Cote de l'auteur:

  • Prix: 7/10

  • Performance: 8/10

  • Confort à l'avant: 4/10

  • Consommation: 6/10

Je dois être malade, certains signes ne trompent pas. Je ne parle pas ici d’une grippe ou d’un quelconque virus, mais bien de ma capacité à apprécier (ou mon incapacité) certaines voitures sportives comme la Nissan 370Z. Ce n’est pas que l’auto ne soit pas à la hauteur, c’est plutôt que ma tolérance à certains aspects de la voiture a subi une baisse importante. Et je ne comprends pas trop pourquoi.

Voir les versions disponibles de la Nissan 370Z 2013

Et dans le cas de la Z, que l’on a voulu vraiment très sportive, ces contraintes sont trop nombreuses pour que je l’apprécie vraiment. L’apanage des autos sportives, me direz-vous. C’est vrai, mais il faut quand même admettre que d’autres sportives sont moins radicales, moins extrêmes.

Bref, dans mon esprit, la Z s’adresse davantage aux puristes que n’importe quelle autre voiture sport facilement accessible.

Style éclatant

Ce n’est pas une question de silhouette; la 370Z a une gueule d’enfer, et lorsque son capot plongeant se dirige vers vous, il est impossible de ne pas l’admirer. Les blocs optiques longeant les arêtes de la voiture viennent encadrer un regard perçant.

La ligne de toit, très accentuée vers l’arrière, confirme aussi la prétention ultrasportive. La silhouette ainsi dessinée dégage une impression d’aérodynamisme évident. Seule la partie arrière, un tantinet trop rondouillette à mon goût, détonne un peu.

En fait, le sommet du coffre est si élevé, et le toit si bas, que l’on dirait presque que la glace arrière est inexistante, ce qui se traduit par une problème sérieux de visibilité. Simple question de goût, mais elle transmet à l’arrière une impression massive, trop massive.

Dans le cockpit (car comme on pilote la Z, on doit parler de cockpit et non d’habitacle), la vie est simple. Bien sûr, il faut se laisser tomber en place, car les positions du conducteur et de son passager sont plutôt basses. Mais une fois bien en place, tout tombe sous la main pour faciliter le confort.

Les sièges de cuir sont enveloppants, et s’ajuste avec aisance pour trouver la position de conduite idéale. Les nombreux accessoires rendent aussi la vie à bord plutôt facile. Et les commandes redondantes au volant, en plus des autres accessoires de confort comme le système audio haut de gamme, agrémentent le séjour des passagers.

Conduite sportive

En matière de conduite, la Z a ses défauts, et ses qualités. Car évidemment, comme toute bonne sportive qui se respecte, les accélérations sont foudroyantes. Merci au moteur V6 3,7 litres qui s’anime sous le capot et qui, du haut de ses 332 chevaux lance littéralement la voiture comme une fusée.

Ces accélérations sont, fort heureusement, accompagnées d’une tenue de route haute en couleur, et de freinages dignes de mention. Parce que j’ai testé un peu la chose, je peux vous confirmer que de s’arrêter à 100 kilomètres à l’heure n’exige que quelques mètres et fort peu d’efforts.

La direction est d’une grande précision, bien que la sensation de lourdeur parfois éprouvée à l’avant du véhicule laisse parfois une drôle de sensation. Car rappelons-le, la Z est une propulsion qui accepte 56% du poids sur la partie avant, ce qui a une fâcheuse tendance à créer du survirage.

Mais, car il y a un mais, la Z a aussi ses défauts. En échange de cette randonnée super sportive, vous devrez accepter l’inconfort des suspensions, définitivement trop rigides pour moi. Un collègue, sortant de son essai, disait à la blague avoir ressenti le moindre cheveux sur la route, ce qui rend les journées au volant parfois longuettes.

On doit aussi, silhouette oblige, accepter de faire de sérieux compromis sur la visibilité. Un détail insignifiant vers l’avant, mais qui prend une toute autre signification quand on se retourne vers l’arrière.

Détail d’importance, la boite de vitesses à six rapports courts est d’une exceptionnelle rapidité, et agréable à manier. Mais à l’image de la bête, elle agit sans trop de douceur mais avec une efficacité redoutable.

Conclusion

Il est vrai que la 370Z ne s’adresse pas à tous. La silhouette attire le regard, sans aucun doute, mais il faut bien l’avoir en main pour en savourer tous les plaisirs. Un compromis que tout le monde n’est pas prêt à faire.

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Sommaire :

Nissan 370Z 2013

Versions disponibles: Tourisme

PDSF range: $30 500 - $41 575

Configuration: moteur avant / propulsion

Moteurs disponibles : 3,7 l V6 (332 ch/270 lb.-pi.)

Transmission: manuelle 6 vitesses/ automatique 7 rapports

Consommation (L/100km): 11,6 (ville)/ 7,7

Garantie de base: 3 ans/ 60,000 km

Garantie groupe motopropulseur: 5 ans/ 100,000 km

Compétition: Ford Mustang, Cadillac CTS, BMW serie 3 coupé, Mercedes-Benz Classe C coupé

Forces : Design exceptionnel, Moteur puissant, Boite de vitesse précise

Faiblesses : Suspensions rigides, Espace intérieur limité, Visibilité arrière