Luc-Olivier Chamberland

Lexus GS350 AWD 2013 : un pavé dans la mare

Lexus à la hauteur de ses ambitions

de

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Cote de l'auteur:

  • Prix: 8/10

  • Performance: 6/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Consommation: 8/10

Lexus à la hauteur de ses ambitions

Si on se rappelle bien, il n’y a pas tellement longtemps, le slogan de Lexus était : « À la recherche de la perfection ». La plupart d’entre nous, sévères journalistes que nous sommes, disions à la blague en réponse : « À la recherche d’un somnifère oui… » Aujourd’hui, l’histoire change. On pourra affirmer qu’il y a avant et après 2013 pour Lexus. En effet, cette année seulement, on modernise substantiellement pas moins de cinq véhicules dans la gamme. Deux points en commun pour tous : la calandre en sablier et des lignes plus excitantes que jamais auparavant. De cette nouvelle génération de Lexus, une est particulièrement le fer de lance et je parle bien sûr de la berline intermédiaire GS.

Voir les versions disponibles de la Lexus GS350 2013

Lorsque la voiture concept a été présentée nous sommes tous resté pantois : « C’est ça le nouveau visage de Lexus? WOW. » Aujourd’hui, Lexus passe à l’étape suivante, selon moi, il ne s’agit plus que d’une simple marque de produits de luxe, mais devient une véritable marque de prestige, presque au même titre que Mercedes-Benz ou BMW, histoire en moins. Il faut dire que cette GS a une personnalité forte, chose que les générations précédentes n’avaient pas du tout. Si en plus des lignes de base inspirées du L-Finess, on peut jouer de sportivité avec la série F-Sport. La voiture de mon essai, la GS350 AWD n’en jouissait pas, mais arborait quand même une ligne assez dynamique dans son ensemble. Il n’y a que la silhouette que je trouve conservatrice, mais pour ce qui est des extrémités c’est réussi surtout avec les jeux de DEL qui donnent vie à la voiture.

L’intérieur est aussi superbe. Alors que précédemment on faisait difficilement la différence avec une Corolla maintenant on est en territoire de grand luxe. La finition est au-dessus de tout reproche malgré quelques craquements du toit ouvrant, mais sinon tout est de haut niveau. Il faut dire que la configuration nous en met plein la vue avec une large et épaisse planche de bord qui marie aluminium, boiseries fines et cuirs cousus avec la méthode japonaise Takimi. Pour ajouter au spectacle, on peut choisir des couleurs d’assises et de portières de coloris contrastants comme l’orange brulée de mon essai.

Considérant la taille intermédiaire de la GS, on se retrouve avec un habitacle vaste pour les quatre adultes qui y prendront place. Un cinquième interdira aux occupants arrière l’accès aux commandes de la climatisation et autres gadgets comme les pare-soleil du au fait que ces dernières sont au rabat de l’appui-bras central. Comme je voulais profiter des belles couleurs automnales, j’ai décidé de renouer avec une vieille passion : le golf. Quoi de mieux que les Laurentides pour en jouir? Le seul détail de taille auquel j’ai été confronté : pas de place pour 4 sacs de golf dans le coffre, trois et c’est tout. Le complément du « foursome » est mieux de jouer au miniput!

Une Allemande japonaise?

L’un des domaines que les Allemandes ont toujours passablement mieux maitrisés que les Japonaises c’est au niveau du comportement routier. Cette fois, la GS ne prend peut-être pas les devants de la course, mais les suit de près dans leur sillage. J’ai vraiment été impressionné par la conduite de cette grosse Lexus. On s’entend pour dire que tout est excessivement assisté, mais que c’est à des années lumières de ce que l’on connaissait de la marque. La direction offre une belle précision et on sent une bonne fermeté tout en sachant que c’est l’électronique qui contrôle le tout. Au niveau des suspensions, on peut jouer avec la molette qui nous montre différentes personnalités de la GS350. Personnellement, je n’ai pas vraiment remarqué de différence significative pour m’attarder sur le sujet, mais c’est là. En général, je dois admettre ne pas particulièrement avoir aimé les amortisseurs. Sur l’autoroute en bonne condition, on est avec une Lexus spongieuse alors que sur route vieillissante, elles sont bruyantes et sèches par moment. Lexus n’a clairement pas trouvé le juste milieu pour le confort.

En fait de motorisation, le retrait du V8 sur cette génération est logique devant l’excellence du V6 de 3.5 litres de 306 chevaux qui se retrouve sous le capot. Il est souple tout en offrant une sonorité assez agréable en accélération. Que voulez-vous, j’aime encore et toujours le son guttural d’un échappement. En terme générale on ne parle pas d’une voiture sportive, mais certainement capable de faire ce qu’elle a faire et de bien le faire. Là où j’ai un questionnement, c’est quant au choix de la boîte automatique à seulement six rapports. La gestion qu’elle fait des régimes du moteur est correcte sans plus. On sent fréquemment les changements de rapports ce qui est anormal pour un produit de cette catégorie. En somme, Lexus est sur la bonne voie, mais n’est pas encore au niveau des Germaines en matière de raffinement mécanique.

Conclusion

Cette GS est le premier jet de pierre de la marque qui est réellement très compétitif pour la catégorie ou il n’y a que l’excellence qui est acceptée. Je pense que c’est une révolution pour Lexus en soi et que les prochaines générations réussiront le pari d’atteindre les Allemandes. Il manque juste un peu de plusieurs choses pour y être, mais on touche au but. En ce qui me concerne, cette GS a plusieurs arguments pour être en mesure de séduire bien des consommateurs. En fait, c’est presque déjà acquis, ses ventes sont plus de 600 % supérieures à ce qu’elles étaient il y a tout juste un an.

Sommaire :

Véhicule à l’essai : 2013 Lexus GS350 AWD

Versions disponibles: GS350 RWD, GS350 AWD, GS350 F-Sport, GS450h, GS450h F-Sport

Prix du modèle à l’essai : 68 850 $

Échelle de prix : $ 51 900 – 64 650 $

Configuration: traction intégrale

Moteurs disponibles : V6 3.5L DACT (306 ch./277 lb.-pi.); V6 3.5 L DACT (338 ch./345 lb-pi.)

Transmission: automatique à six rapports avec mode manuel au volant

Consommation (L/100km): 11.1L (ville)/ 9L (route), 10.4L (observée)

Garantie de base: 4 ans/ 80 000 km

Garantie groupe motopropulseur: 6 ans/ 110 000 km

Competition: Audi A6, BMW Série 5, Mercedes-Benz Classe E, Jaguar XF, Cadillac XTS, Infiniti M, Volvo S80

Force: Design de l’habitacle, Belle personnalité, Puissance du moteur adéquate

Faiblesses : Suspensions capricieuses, Seulement six rapports, Ergonomie pas toujours facile