Je sais, je vais vous paraître difficile, mais au premier regard, je ne sais trop si j’aime la BMW Z4. Son long capot qui s’étire vers l’avant donne une allure parfois peu orthodoxe. Du moins quand on le contemple à l’arrêt. La voiture nous fournit en effet l’impression du vilain petit canard, un peu maladroit.
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Mais dès qu’elle se met en mouvement, elle adopte une nouvelle personnalité. Cette fois, oubliez la maladresse, la Z4 se faufile avec une aisance déconcertante dans toutes les conditions, et sur toutes les trajectoires. Car le petit roadster profite d’une répartition du poids qui l’avantage en toutes circonstances, ou presque.
Allure racée
Je l’ai mentionné, en matière de silhouette, la Z4 offre un profil qui s’allonge. Malgré ses dimensions réduites, la voiture donne une impression de longueur, en raison du positionnement de la cabine de pilotage que l’on croirait loin derrière.
Cette allure, similaire aux roadsters classiques de tous les temps, fournit plutôt une dose de sophistication à l’ensemble. On imagine aisément les grandes beautés de ce monde, cheveux au vent, foulard au cou, saluant de la main en prenant place à bord.
Quant à l’habitacle, il est rien de moins que superbe. La qualité de finition est à la hauteur, et même l’ergonomie, qu’on a tendance à parfois dénigrer chez BMW, est plutôt bien pensé. Évidemment, ne cherchez pas l’abondance d’espace, mais le confort des sièges compense largement pour cette petite lacune.
Et ô bonheur, les sièges offrent un support de tous les instants, peu importe les affres que l’on fera subir à la voiture en matière de conduite sportive. Tout est bien soutenu, au moment où il faut le soutenir!
Mécanique puissante
Sous le capot, selon le version choisie, un moteur turbo de 2,0 litres qui génère 240 chevaux, ou une version plus puissante, retrouvé dans la Z4 sDrive35 i, un moteur bi-turbo de 335 chevaux aux accélérations décoiffantes.
Mais cette puissance ne serait rien sans des suspensions calibrées à la perfection, ou presque, pour absorber toutes les ambitions de son pilote. Les réglages permettent notamment de pratiquer une conduite de ville plus confortable, ou au contraire, de positionner le châssis en mode sportif plus dynamique, sans jamais ressentir le moindre problème.
Il faut dire qu’en appui de cette puissance on ajoute une direction ultraprécise, et d’une pédale de frein aux réactions si imposantes qu’elle permet de arrêts de 100 à 0 dans une distance infime.
En fait, un court essai réalisé par un de mes amis l’a laissé sans voix. Lui qui s’attendait à une voiture un tantinet bourgeoise, il a été pris de court par la réaction imposante et par la précision de la Z4.
Conclusion
Dynamique et confortable, la Z4 est sans conteste, une réussite. J’avoue avoir eu ma part de réticence, n’étant toujours pas certain au premier regard de l’équilibre et de l’homogénéité de l’ensemble.
Mais une fois bien installé derrière le volant, tous mes doutes se sont rapidement envolés : la Z4 a toutes les qualités d’un roadster dynamique, et bien plus encore.
Sommaire :
Véhicule à l’essai : 2012 BMW Z4
Versions disponibles: Sdrive 28i, Sdrive 35i
Échelle de prix : $ 56,395 - 79,995
Configuration: propulsion
Moteurs disponibles : 4L 2,0 L (241 ch.); L6 3,0l biturbo (335 chevaux)
Transmission: manuelle 6 rapports
Consommation (L/100km): 9.3L (ville)/ 5,8L (route), 10,5L (observée)
Garantie de base: 4 ans/ 80 000 km
Garantie groupe motopropulseur: 4 ans/ 80 000 km
Competition: Mercedes-Benz SLK, Porsche Boxster
Forces : Moteur biturbo puissant, Freinage imposant, Tenue de route
Faiblesses : Espace de chargement, Coût d’achat, Silhouette discutable










