Pour faire renaître le Vroum Vroum
PARIS. – Avec la nouvelle Mazda6, et c’est ce qui est ressorti lors de son lancement, Mazda souhaite créer un nouveau lien avec ses acheteurs.
La Mazda6 a été introduite en 2002, et constituait une évolution de la 626. Elle a permis à la famille intermédiaire Mazda de connaître une nette amélioration, mais jamais autant que le constructeur d’Hiroshima l’aurait souhaité. Au cours des dernières années, la Mazda6 étouffait littéralement dans ce que le président de Mazda Canada Shusuke Korreda a appelé « un segment en rétrécissement ».
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La compagnie espère maintenant que « L’âme du mouvement » qui a servi de base au renouvellement de la Mazda6 injectera un peu d’adrénaline dans une voiture qui a, apparemment, perdu un peu de son Vroum Vroum.
Le design dynamique, proche du coupé, met en évidence une calandre ciselée et une ligne de toit aérodynamique. C’est en fait l’héritage de la famille Mazda, mais avec un peud e renouveau. On a tellement soigné le thème du design qu’il a même inspiré une nouvelle couleur, le Soul Red Metallic.
À l’intérieur, les lignes rappellent celle de l’extérieur en reprenant, de l’avant vers l’arrière, l’impression de vagues qui déferlent sur une mer idyllique. C’est probablement psychologique, mais on a l’impression que le large siège, au support exemplaire, semble un peu plus confortable et rend les longues randonnées derrière le volant un peu plus tranquilles. L’habitacle est certainement plus silencieux que, de mémoire, ne l’était l’ancienne génération.
On a abandonné la console centrale qui incluait toutes les commandes en faveur d’une présentation plus moderne et verticale, incluant un écran tactile de grande dimension (qui contrôle la navigation, les informations et le système de divertissement) par-dessus une couche de bouches de ventilation et de boutons poussoirs pour le chauffage et la ventilation. Le tout est super simple d’utilisation, et n’oblige pas à détourner notre attention de la conduite.
Cela peut sembler bizarre, mais c’est ce que Mazda veut comme définition du conducteur de la Mazda6 : être le cerveau de l‘opération. Appréciant le lien humain/machine que procure la Mazda6, l’ingénieur Yoshitada Toyoshima, co-gestionnaire du développement des châssis dynamique) dit que le conducteur est le cerveau, la structure de la voiture le squelette, et les performances dynamiques équivalent aux muscles – le conducteur amorce le mouvement (le réfléchit), le volant-suspension-frein travaillent en fonction de cette décision, et la structure permet d’atteindre le but tout en maintenant le tout en place.
On sent certainement une conduit plus intuitive et sans effort que celle de la précédente génération alors que je trouvais que la maniabilité était, à son meilleure, plus difficile à atteindre en raison notamment d’une direction qui exigeait un peu trop d’effort, surtout dans les virages à haute vitesse. Dans la nouvelle voiture, on ressent à peine le sous-virage et le transfert de poids est à toutes fins pratiques, indétectable.
La puissance continue de provenir de deux moteurs, mais comme la plupart des berlines intermédiaires sur le marché, Mazda a choisi de s’en tenir aux moteurs 4 cylindres. Mais contrairement aux autres cependant, le constructeur a aussi opté pour une variante diesel.
Pour 2014, la Mazda6 poursuit avec un 2.5 litres quatre cylindres, mais qui utilise la technologie SkyActiv au lieu du moteur d’ancienne génération. La nouvelle motorisation fait 189 chevaux et 189 livres-pied de couple, tout en buvant quelque 8,5 litres aux 100 km en ville, et 5,0litres sur la grande route (l’ancienne génération avait une cote de 9,8 et 6,6 respectivement).
Au lieu de l’ancienne génération du moteur optionnel V6 3,7 litres, la nouvelle Mazda6 propose un 2.2 litres diesel, 4 cylindres avec biturbo. Il produit ainsi 173 chevaux et 310 livres-pied de couple et on affirme qu’il ne consommera que 5,5 litres aux 100 km en ville, et 3,9 sur autoroute. Les deux versions offrent la fonction Start/stop et un mode de regénération au freinage qui capture l’énergie pour la transformer en électricité pour alimenter les accessoires et les périphériques. Les deux moteurs peuvent aussi être jumelés à une boite de vitesses manuelle 6 rapports, ou automatique 6 vitesses.
L’économie d’essence est certainement à l’ordre du jour, spécialement avec le système Start/Stop même si je le trouve un peu intrusif (et à la limite dérangeant) avec le moteur diesel (en raison de la nature plus rugueuse du moteur diesel). Mais je prendrais intrusif n’importe quand, pour obtenir une meilleure consommation d’essence.
Il n’y a aucun doute que la Mazda6 offre une nouvelle vision dans la famille des berlines intermédiaires, même s’il s’agit d’un segment où la tendance est plutôt au conservatisme, ce qui ne conduira peut-être pas nécessairement à la hausse des ventes que Mazda espère.
Les premières Mazda6 sont attendues chez nous au début de 2013.
Fact File
2014 Mazda6
Version disponibles: Exp. GS; GT
MSRP: TBD
Principales Options: TomTom navigation, i-ELOOP
Configuration: moteur avant/ traction
Moteurs disponibles: 2.5L 4-cyl. (189 ch/ 189 lb.-ft.); 2.2L turbodiesel 4-cyl. (173/310).
Transmissions: 6-vitesses manuelle; 6-vitesses. automatique
Consommation (L/100km): comb. 4.5 (2.2 man.); 4.8 (2.2 auto.); 6.3 (2.5 auto.)
Competitions: Chevrolet Malibu; Chrysler 200; Dodge Avenger; Ford Fusion; Honda Accord; Hyundai Sonata; Kia Optima; Nissan Altima; Toyota Camry
Forces: choix; economie; design
Faiblesses: système start/stop










