Luc-Olivier Chamberland

Kia Sportage SX T-GDI 2013 : Un turbo justifié?

Quand je l’ai vu, je me suis dit : « Cool, j’ai ma citrouille pour l’Halloween. » Je ne faisais pas référence à la fable qui stipule que le carrosse se transforme en citrouille, mais à la couleur de

Kia Sportage SX T-GDI 2013 : Un turbo justifié?

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Cote de l'auteur:

  • Prix: 6/10

  • Performance: 8/10

  • Confort à l'avant: 6/10

  • Consommation: 7/10

Quand je l’ai vu, je me suis dit : « Cool, j’ai ma citrouille pour l’Halloween. » Je ne faisais pas référence à la fable qui stipule que le carrosse se transforme en citrouille, mais à la couleur de l’auto! Je vous avoue que le Sportage est l’un de mes coups de cœur dans cette catégorie qui est de plus en plus agressive. J’aime ses lignes, son dynamisme de conduite et surtout le fait qu’il arrive très bien équipé. Il s’agit d’une option intéressante pour les amateurs de conduite qui ne veulent pas faire trop de concessions.

L’an dernier, j’ai eu le plaisir de tester la version normale avec le compétent 2.4 litres de 176 chevaux. Je considérais la puissance un peu juste, je me voyais déjà en rêvant du Turbo. Voilà que mon rêve devient réalité (bon j’exagère un peu!). Il se trouve que c’est la version que j’avais en essai pour cette semaine des bals masqués et des vampires. La question est maintenant de savoir : est-ce que mes attentes ont été comblées?

Comme je le dis un peu plus haut, esthétiquement, le Sportage de Kia me rejoint. J’apprécie son air trapu, haut sur patte et tout particulièrement cette mince ligne de DEL dans les phares qui le font passer pour plus « noble » qu’il ne l’est. Là où j’ai une certaine déception, c’est au niveau de sa différenciation avec les autres produits de la gamme. La version Turbo étant celle qui jouit du « gros » moteur devrait se distinguer des modèles avec le « petit » quatre cylindres. Extérieurement, la seule chose qui m’apparut différente : la calandre au design aminci par l’applique noire. Je me dis toujours qu’une personne qui paie plus ne désire pas juste les performances, elle veut que cela se voie.

L’habitacle est intéressant. La configuration de la haute planche de bord est un reflet de la forme de la calandre avec un pincement au centre où la majorité des commandes se situe. Ergonomiquement parlant, peu ou pas de reproche si ce n’est que les boutons de la climatisation sont assez bas. Comme je l’ai toujours dit dans mes essais de produits Hyundai ou Kia, j’aime la simplicité de leur système de navigation. Il est libre de toute complexité, facile d’usage et de bon format. Outre le fait que tout est noir et un peu austère, c’est une place agréable à être. En plus, le boudin du volant est assez gros ce qui incité à la conduite dynamique.

Les seuls véritables reproches que l’on puisse dire en fonction de l’habitacle du Sportage consistent en l’espace intérieur et de la visibilité. Dans les deux cas, je parle d’une déception. On voit bien ici que les designers ont remporté la partie sur les ingénieurs! En effet, bien que le Sportage ne soit pas si compact que cela on réalise que l’aire logeable ne constitue pas son point fort. Les passagers arrière n’ont pas un grand dégagement pour les pieds et les jambes alors je me suis fréquemment frapper la tête en sortant du véhicule. Le coffre en découragera plus d’un. Même si son accès se voit facile du à son seuil bas, on se rend compte qu’il n’est pas large ni profond. La famille aura intérêt à voyager léger.

Kia considère, et à juste titre, que son Sportage avec un moteur Turbo n’a pas besoin de changements quant au châssis. Je vous le dis immédiatement, c’est un moteur de 260 chevaux certes plus puissant, mais on est loin de parler de sportivité. Kia intègre pour cette version Turbo, un 2.0 litres qui est très intéressant. Certainement un peu bruyant, mais très bien adapté au véhicule. En conduite normale, je n’ai pas trouvé de grands changements en matière de comportement. Le seul moment où vous verrez une réelle différence c’est en accélération vive et là encore, attendez un peu, le délai du turbo est important. Une fois en place, le turbo donne un sérieux coup de fouet aux foufounes du Sportage.

Je constate que le Turbo vient donner juste un peu plus de punch au Sportage. Sa conduite est toujours intéressante en tout point. C’est l’un des plus agréables à conduire de la catégorie. Il possède beaucoup d’aplomb en virage et même capable de s’aventurer un peu dans les bois. Le freinage se situe dans la moyenne tout comme sa transmission à six rapports. Cette dernière, à six rapports, peut être manipulée manuellement, mais à moins de tirer une remorque, c’est inutile.

Conclusion

Le Sportage Turbo possède sa place au sein de la gamme Kia. Le manque de différenciation au niveau du style que des performances me laissent un peu sur ma faim. On me demande si le Turbo vaut la peine? Je dirais non, il justifie difficilement les 3 500 $ de plus par rapport au EX Luxe. C’est un très bon produit, simplement la version avec le 2.4 litres est aussi très intéressante. Selon moi, prendre le turbo se veut être un peu comme jeter de l’argent par les fenêtres.

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Sommaire :

Véhicule à l’essai : 2013 Kia Sportage SX T-GDI

Versions disponibles: LX,EX, EX Luxe, SX

Prix du modèle à l’essai : 37 679 $

Échelle de prix : 22 129 – 37 679 $

Configuration: traction intégrale

Moteurs disponibles : 4L 2.0L Turbo DACT (260 ch./ 269 lb.-pi.); 4L 2.4L DACT (176 ch./168 lb-pi.)

Transmission: automatique Steptronic à six rapports

Consommation (L/100km): 10.0L (ville)/ 7.7L (route), 10.4L (observée)

Garantie de base: 5 ans/ 100 000 km

Garantie groupe motopropulseur: 5 ans/ 100 000 km

Compétitions: Honda CR-V, Ford Escape, Mazda CX-5, Toyota RAV-4, Mitsubishi Outlander/RVR, Volkswagen Tiguan, Nissan Rogue, Hyundai Tucson, Chevrolet Equinox, Subaru Forester, Suzuki Grand Vitara

Force: Design extérieur, Agrément de conduite, Excellente reprise

Faiblesses : Visibilité, Espace intérieur, Prix élevé