Jacques Deshaies

Mustang Boss 302, la réussite

Elle a le charisme qu’il faut. Et elle rend justice à la réputation du modèle. Si la GT500 a rehaussé sa réputation de voiture de haute performance, je dois avouer que la Boss est beaucoup mieux

de

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Cote de l'auteur:

  • Performance: 8/10

  • Confort à l'avant: 7/10

  • Consommation: 7/10

Elle a le charisme qu’il faut. Et elle rend justice à la réputation du modèle. Si la GT500 a rehaussé sa réputation de voiture de haute performance, je dois avouer que la Boss est beaucoup mieux réussie. Elle performe soit, mais son équilibre est presque parfait. Cette constatation est faite en fonction de sa catégorie et de la clientèle visée. Mais je n’ai jamais eu une passion pour les célèbres « muscles cars ». Je suis plus du genre voitures sports européens.

Voir les versions disponibles de la Ford Mustang 2013

Pourtant, la Mustang déclinée en version Boss m’a séduit. La prémisse au retour de la Mustang était sa silhouette. Avouons que l’introduction de cette réplique est un coup de maître du département design. Sans tomber dans la piètre copie, elle reprend les principaux éléments qui en ont fait une célébrité de l’histoire de l’automobile. Il est vrai que le film Bullitt a contribué en partie à ce succès. Puis, les déclinaisons sont apparues. La version toute de vert vêtue pour rappeler l’œuvre cinématographique s’est pointée. Puis la GT pour les amateurs de grosse cylindrée. Puis ont suivis les fameuses 5.0 et la GT500, un monstre de puissance. À la limite, cette dernière version est impressionnante, mais totalement déséquilibrée.

La Boss est le résultat de cet amalgame. Comme jeter dans une marmite, le petit groupe d’ingénieurs à découvert les bons ingrédients et surtout les bonnes quantités. Sommes toutes, le gâteau a pris comme dirait ma mère. Cette Mustang n’est pourtant que de passage. Elle a comme mandat de séduire les nouveaux venus au sein de la famille Mustang et de récompenser les puristes du modèle. Elle disparaîtra comme elle est venue.

Au chapitre du style, elle reprend les fameuses bandes noires qui traversent de haut en bas les ailes avant avec le célèbre logo d’antan. Il faut y ajouter des roues stylisées de couleur noir aussi qui nous rappellent l’époque de la série Trans Am. La Boss du temps avait connu tellement de succès en piste. De plus, des sièges Recaro, offerts en option, lui confèrent un peu plus de caractère. Mais il faut souligner la magnifique couleur orange pour la carrosserie. Cette teinte est un incontournable.

Sous le capot, ronronne un superbe V8 de 5,0 litres qui produit plus de 444 chevaux. Accompagné d’une boîte manuelle à six rapports, cette motorisation offre du plaisir à souhait. J’avais eu le privilège d’en faire l’essai sur la piste de Laguna Seca en Californie. Les dirigeants de Ford avaient même poussé l’audace à la comparer avec une BMW M3. Pour le prouver, une M3 était mise à notre disposition. Quel ne fut pas mon étonnement de constater que cette Mustang est aussi facile à piloter que la BMW! Avec une touche de bonheur supplémentaire. C’est à ce moment que ma perception a changé. À ce moment-là, une version limitée portant le nom du fameux circuit était proposée. Pas de banquette arrière, une suspension un peu plus agressive et des logos rappelant le célèbre circuit étaient des caractéristiques de cette édition limitée.

Sommes toutes, si vous êtes un nostalgique ou un collectionneur de voitures qui pourraient prendre de la valeur, la Boss pourrait être d’un certain intérêt. Mais il vous faudra faire vite. Les quelques unités restantes au Québec pourraient prendre la route d’ici peu. Quant à moi, cette Mustang demeure la meilleure jamais produite. C’est mon opinion et je la partage! Je vous invite d’ailleurs à relire mon essai lors de cette présentation à Laguna Seca.

 

Sommaire:

Véhicule d'essai : Mustang Boss 2012

Prix du modèle à l'essai : 61 109 $

Échelle de prix : 50 449 $ à 61 109 $

Consommation rapportée : 11,4 /100km

Garantie de base : 36 mois/60 000 km

Garantie du groupe motopropulseur : 60 mois/100 000 km

Concurrence générale : Chevrolet Camaro, Dodge Challenger

Pour : Comportement sportif, Bel équilibre, Moteur performant

Contre : Train arrière instable, Prix élevé, Certains plastiques