Luc-Olivier Chamberland

Sprinter Arctic Drive : en route vers l’exceptionnel

Cet essai n’est en rien un essai ordinaire. C’est un essai vers l’extraordinaire. C’est simple, Mercedes-Benz nous a conviés pour mettre à l’épreuve leur véhicule commercial Sprinter. Notre

Sprinter Arctic Drive : en route vers l’exceptionnel

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Cote de l'auteur:

  • Performance: 8/10

  • Prix: 4/10

  • Confort à l'avant: 6/10

  • Consommation: 8/10

Cet essai n’est en rien un essai ordinaire. C’est un essai vers l’extraordinaire. C’est simple, Mercedes-Benz nous a conviés pour mettre à l’épreuve leur véhicule commercial Sprinter. Notre rendez-vous se trouve à Edmonton en Alberta et la destination, quelque 3179 kilomètres plus loin, Anchorage en Alaska. 
Pour le trajet, on jette notre dévolu sur un cargo à empattement de 170 pouces, sa version longue. Il faut dire que ce n’était pas mon premier contact avec la bête de Mercedes-Benz. Il y a déjà deux ans, l’entreprise mettait en lumière le « Sprinter on Tour » qui était une série d’exercices de maniabilité et de sécurité pour le véhicule. Maintenant, c’est différent. Ce n’est plus une simulation sur circuit fermé. Nous sommes dans la nature avec les plus extrêmes conditions routières au pays.
Il faut dire qu’à cette période de l’année, les passages qui mènent vers les territoires et l’Alaska ne sont fréquentés que par deux types d’individus. Il y a les camionneurs qui roulent à tombeaux ouverts sans ralentir et qui aveuglent avec des nuages de neige. Et puis les vrais utilisateurs. Ceux qui sont à leur place, que nous venons déranger dans leur quiétude, la vie sauvage. Ce sont eux les plus dangereux. Ils ont appris à côtoyer les véhicules. Ce n’est pas la diversité qui manque : bisons, élans, caribous, loups, ours, cerfs, la liste est longue.
Les défis pour le Sprinter et le conducteur sont loin de s’arrêter là. Il y a la route en elle-même. En cette période de l’année, elle est en permanence recouverte d’une épaisse couche de glace. Il est difficile d’aller d’un côté à l’autre à pieds sans devenir patineur artistique au passage. Pour en rajouter, elle est sinueuse, longue et une bonne partie de cette dernière se fera en pleine noirceur polaire. Pour empirer les choses, le pergélisol s’affaisse et cause d’importantes crevasses sur la route. Le tout nous est offert dans l’un des plus extraordinaires paysages au pays, en altitude, à la croisée du ciel dans les Rocheuses.
Le Sprinter en version de base ne fait pas de concession en ce qui a trait à la sécurité. Il demeure toujours solide en virage, et ce, malgré sa hauteur hors-norme. J’ajoute qu’il faut des bourrasques très fortes pour qu’il se laisse perturber. Le système de stabilité ESP fait des miracles dans ces conditions. On ne peut passer sous silence que les Sprinter étaient chaussés sur les Continental ContiContact particulièrement adhérents.
Sur le plan technique, il joue la carte de l’avant-garde par rapport à la compétition. Son V6 Diesel de 188 chevaux fait un travail remarquable. Il s’agit du même bloc-moteur que dans les versions BlueTEC des ML et GL. Au Canada, une seule transmission de possible soit l’automatique avec mode manuel à cinq rapports. En général, il y a une belle harmonie entre les deux composantes. Le fait que les véhicules n’avaient pas de chargement, il est difficile de qualifier réellement la consommation. En ce qui me concerne pour le périple, c’est environ 11.4 litres/100km de moyenne.
Mercedes-Benz veut aller encore plus loin.
Il faut dire qu’il vient avec une technologie inusitée, mais agréable par matin froid. Il est équipé de deux petits moteurs diesel de 5kW dont le seul but de leurs existences est de préchauffer l’habitacle et le moteur. Il ne suffit que de programmer l’heure et c’est joué.  
C’est dans les 2 années à venir que le Sprinter sera encore plus audacieux. En effet, Autonet a appris qu’un quatre cylindres sera introduit dès l’an prochain. On parlera de 168 chevaux et d’un couple de 280 lb-pi transmis aux roues par une automatique à sept rapports. Pour accompagner ce moteur, on proposera un nouveau design à la partie avant.
D’autres possibilités sont en considération. Il y a l’éventualité d’importer l'intégrale au pays, l’empattement court de 132 pouces et des versions allongées pouvant accueillir jusqu’à 15, 18 et même20 passagers. En ce moment, le maximum est de 12.
Conclusion
Bien que Mercedes-Benz ait mis la table pour que l’on essaie rudement le Sprinter, il est dommage que notre périple n’ait servi à rien d’un point de vue communautaire. Il aurait été intéressant que l’on puisse transporter des vives ou du matériel dans ces régions reculées. De cette manière, nous aurions vraiment testé le véhicule. Quoi qu’il en soit, le voyage en valut la peine et le temps uniquement pour le plaisir de rouler dans ces conditions et surtout de réaliser à quel point le Sprinter est un excellent routier.    
Sommaire :
Véhicule à l’essai : 2013 Mercedes-Benz Sprinter 2500 (Toit surélevé 170 po
Prix du modèle à l’essai : 52 600 $
Échelle de prix : $ 42 900 – 56 100 $
Configuration: Propulsion
Moteurs disponibles : V6 3.0 litres Diesel (188 ch./ 325lb.-pi.)
Transmission: automatique à cinq rapports
Consommation (L/100km): 10.4 (observée) 
Garantie de base: 3 ans/ 60 000 km
Garantie groupe motopropulseur: 5 ans/ 160 000 km
Compétition XF : Ford E-Serie/Transit, GMC Savannah, Chevrolet Express, Nissan NV
Force:
Polyvalence des versions
Motorisation bien adaptée
Volume intérieur
Faiblesses :
Prix
Équipement réduit
Craquements