Alain Mckenna

Toyota Avalon 2013

L'expression est si évocatrice qu'elle a été adoptée dans la langue de Molière : du bling bling. Du clinquant, quoi. L'Avalon en offre plus que jamais, mais dans un gant de velours.

Toyota Avalon 2013

Fiche d'appréciation

Cote de l'auteur:

  • Performance: 6/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Consommation: 4/10

L'expression est si évocatrice qu'elle a été adoptée dans la langue de Molière : du bling bling. Du clinquant, quoi. L'Avalon en offre plus que jamais, mais dans un gant de velours.

Pour ainsi dire, en tout cas.

La quatrième génération de la plus grosse des berlines de la gamme Toyota est plus courte, plus costaude et généralement plus moderne que ses prédécesseures. Sous le capot, un V6 de 3,5 litres qui génère 268 chevaux, jumelé à une boîte automatique à six rapports. Ça se traduit par une consommation moyenne de 9 litres aux 100 kilomètres.

En théorie. En pratique, l'hiver aidant, cette moyenne est évidemment sensiblement plus élevée, un poil supérieure à 11 l/100 km. Les Américains, ces chanceux, peuvent acheter une Avalon hybride consommant de 6 à 7 l/100 km.

Au volant, ça donne une voiture qui, si elle ne négocie par les lacets comme une sportive, a déjà un peu plus de caractère que par le passé. L'accélération du V6 est généreuse, la boîte de rapports est nerveuse, le châssis est plutôt ferme et la suspension limite dignement le roulis.

Resterait à revoir les réglages de la direction à assistance électrique, qui ne communique à peu près pas les sensations de la route. À ce jeu, les rivales comme la 300 de Chrysler, ou même la Genesis, de Hyundai (on ne parlera surtout pas du coupé Genesis!), affichent des couleurs un peu plus franches.

Spacieuse…

Au-delà des changements esthétiques (qui comprennent une calandre plus distinctive et une ceinture de caisse mise en évidence par une rainure qui traverse la carrosserie de bout en bout), l'Avalon profite d'un réaménagement qui profite à l'espace utile. Surtout que ce modèle repose en bonne partie sur des composants de la Camry, un poil plus petite.

L'habitacle est ainsi toujours aussi spacieux, et la finition est à peu près irréprochable. Les coutures faites à la main ajoutent une touche de luxe manifeste. Dans ce contexte, le tableau de bord jure un peu, sa console centrale coupée au couteau n'ayant pas la finesse du reste du véhicule. Mais la mode est aux surfaces tactiles, et Toyota n'ira pas à contre-courant sur celle-là. Dommage…

Heureusement, au moins Toyota n'a pas cru bon de reprendre le système de divertissement de Lexus, contrôlé par une espèce de grosse souris informatique logée au pied de la console…

Ça ne signifie pas pour autant qu'elle prend ses distances d'un public qui lui est déjà acquis : des gens pour qui l'automobile est un concept qui a été coulé dans le béton quelque part au cours des années 60 ou 70, et qui est parfait en tout point.

Tout cela se traduit par une berline au comportement doux, à l'habitacle particulièrement bien insonorisé, qui combine un confort assuré et une finition haut de gamme. Il le faut, pour excuser un prix de détail de 37 000 dollars. Oui, 37 000 dollars. 6000 dollars de plus que la même voiture aux États-Unis.

Vu le taux de change en vigueur, on se demande ce à quoi peut bien penser la direction de Toyota Canada. Peut-être est-elle trop éblouie par son propre bling-bling?

•••

Fiche technique

Modèle : Toyota Avalon 2013

Prix : 36 800 $ à 41 850 $

Mécanique : V6 de 3,5 litres (268 ch/248 lb-pi)

Consommation : 11,2 l/100 km

Garantie : 3 ans/60 000 km (gr. prop. : 5 ans/100 000 km)

Plus

La finition intérieure

La nouvelle bouille

La tenue de route améliorée

Moins

Le prix franchement trop élevé

Le V6 un peu vieux jeu

Pas d'hybride au Canada