Ça fait des années déjà que le Journey existe. Et même si ce multisegments vieillit plutôt bien à plusieurs niveaux, il conserve encore quelques irritants majeurs.
Suivre @mckenUn coup d'œil à sa fiche technique en témoigne : le Journey se classe bon premier pour plusieurs caractéristiques, par rapport à des véhicules multisegments de même créneau qui coûtent sensiblement plus.
Le dégagement pour les passagers à l'avant et à l'arrière, et le volume utile du coffre, banquette rabattue ou pas, sont les plus généreux de la catégorie. Trois adultes peuvent s'asseoir à l'arrière sans tracas, avec tout le bagage que cela laisse présager bien rangé dans le coffre, ou ailleurs (sous les baquets avant, par exemple).
La silhouette plutôt simpliste du Journey a au moins un autre avantage : les portières sont larges. L'accès aux deux banquettes (car il y en a une seconde, rabattable à plat, dans le coffre, bonne pour deux passagers supplémentaires) est étonnamment aisé. Pas comme une fourgonnette, mais pas loin.
Sur l'édition RT (la version essayée ici), Dodge ajoute son système d'infodivertissement Uconnect, un gigantesque écran tactile qui monopolise à peu de choses près la portion supérieure de la console centrale. Navigation, lecture multimédia sans fil via Bluetooth, tout y est.
Bref, disons qu'on est loin d'un poids léger comme le CX-5, de Mazda. Ou même de l'Equinox, de Chevrolet. Ça se traduit évidemment par un confort et une utilité de tous les jours qui avantage grandement le Journey. On peut lui concéder également une ergonomie plus simple, plus réussie, surtout comparativement à ses rivaux signés Ford ou Chevrolet.
Pas pour les conducteurs inspirés
Malheureusement, ce que le Journey n'offre pas est possiblement tout aussi important pour les gens qui, traditionnellement, sont ciblés par la marque italo-américaine : les jeunes familles au budget serré.
Ça se résume en deux points : tenue de route convenable et consommation de carburant décente. Une moyenne en condition normale supérieure à 13 litres aux 100 kilomètres, dans ce créneau, c'est tout simplement inacceptable, même pour l'édition RT à moteur V6 et à quatre roues motrices.
Même animé par le 4 cylindres de base, le Journey est de loin le pire à ce chapitre. Dans ce dernier cas, les 173 chevaux peinent sous la demande, ce qui fera pester le conducteur lors de reprises urgentes. Sans parler de cette vétuste boîte automatique à 4 rapports (la boîte associée au V6 en fait six, au moins)…
Au volant, le Journey est incertain tant dans les virages qu'en ligne droite. À haute vitesse, il n'a rien de rassurant. Le débattement de la suspension semble exagéré, souvenir d'une époque qu'on croyait révolue. La direction est floue, absorbant efficacement les imperfections du pavé, mais commandant les roues avec une certaine nonchalance. Heureusement, les freins font un boulot plus respectable, malgré le poids élevé du véhicule.
Bref, voilà un véhicule familial qui, même s'il tente de briser le fameux stéréotype liant les fourgonnettes à des automobilistes ayant abandonné tout espoir d'une conduite dynamique, ne fait rien pour livrer la marchandise à ce niveau. En revanche, si l'objectif de l'acheteur est de trouver un véhicule abordable à l'achat, confortable sur de longues distances et particulièrement spacieux, le Journey est une avenue à considérer.
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Fiche technique
Modèle : Dodge Journey 2013
Prix : 19 945 $ à 30 045 $
Modèle essayé : Journey RT (30 045 $)
Mécanique : V6 de 3,6 litres, boîte auto. à 6 rapports.
Puissance/couple : 283 ch/260 lb-pi
Consommation : 11,2 l/100 km (réelle : 13,4 l/100 km)
Garantie : 3 ans/60 000 km (gr. prop. : 5 ans/100 000 km)
Compétition : Chevrolet Equinox, Hyundai Tucson, Mazda CX-5
Plus
Espace utile généreux
Système Uconnect dernier cri
Prix raisonnable
Moins
Consommation excessive
Comportement routier incertain
Modèle vieillissant










