Honda motoriste pour l’écurie McLaren en 2015

Le développement technique permis par la nouvelle réglementation des moteurs F1 a poussé McLaren à faire confiance à Honda comme motoriste dès 2015.

McLaren Honda 2015

L’écurie britannique McLaren renoue avec le constructeur Honda avec qui elle a conquis 44 victoires et remporté huit titres de championnats des pilotes (4) et des constructeurs (4), notamment avec des moteurs V6 1,5 litre turbo, un V10 3,5 litres atmosphérique et un V12 3,5 l également atmosphérique. Rappelez-vous les 15 victoires sur 16 d’Ayrton Senna et d’Alain Prost en 1988.

Moteur V6 1,6 litre turbo électrifié

Après six ans d’absence, Honda revient sur la scène F1 un an plus tard que la nouvelle réglementation sur les moteurs qui impose un changement drastique au point de vue de la cylindrée, de la gestion et de l’alimentation en air.

Dès 2014, les monoplaces seront propulsées par un V6 1,6 litre turbocompressé auquel des systèmes de récupération d’énergie seront intégrés afin de refléter les tendances de l’industrie automobile et la demande de réduction de la pollution et des GES. Un changement que Honda apprécie.

À grand renfort de récupération d’énergie

En effet, le moteur classique fortement réduit en cylindrée (2,4 à 1,6 l) sera désormais accouplé à un système de double récupération d’énergie alimentant deux moteurs électriques. Le système récupère à la fois l’énergie cinétique et l’énergie thermique issue des gaz d’échappement grâce respectivement à deux moteurs générateurs électriques. L’énergie présente dans les gaz d’échappement à la sortie du moteur est considérable et représente un peu plus de la moitié de l’énergie introduite par le carburant — de quoi produire une puissance additionnelle 160 ch (120 kW au lieu de 60 kW actuellement), disponibles sur une grande partie du tour (environ 30 sec). On aura désormais affaire à un groupe propulseur plutôt qu’un moteur classique. De 95 kg pour le V8, le poids du moteur devient plus lourd à 155 kg (accumulateurs exclus).

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Toujours dans le rayon course, électrique cette fois.

Pendant que les moteurs diminuent de cylindrée en F1 et que les dispositifs ou technologies alternatives prennent inversement de plus de plus de place dans la discipline reine, une autre classe de formule prend son envol : la Formule E, « E » pour électrique évidemment.

Renault Sport Technologies vient de signer un partenariat avec Spark Racing et la société Formula E pour s’impliquer dans le championnat du même nom. C’est une série dont on entendra de plus en plus parler, car les intéressés et les sociétés de renom s’y joignent pour faire la promotion de leurs technologies de pointe et expertise.

Ainsi, les premières monoplaces s’appelleront Spark-Renault. À suivre.

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