Fred Mercier

Plymouth Prowler : Quand le rationnel prend le bord

Les années 1990 ne passeront pas à l’histoire pour l’allure de leurs automobiles. Heureusement, certains modèles y font exception.

Retro_Plymouth_Prowler

Le constructeur américain Chrysler avait visiblement des idées de grandeur qui se démarquaient de ses compétiteurs, dans la dernière décennie du XXe siècle, quand il décida de présenter un modèle absolument unique en son genre: la Plymouth Prowler.

Il fallait beaucoup de cran pour commercialiser un modèle aussi unique et au look aussi particulier au beau milieu des années 90.

C’est pourtant un pari que le groupe Chrysler a tenu à relever. Lancée officiellement au printemps 1997, la Prowler n’avait rien, mais alors rien d’une voiture ordinaire. Elle avait en fait de plus grandes similarités avec les Hot Rods, très populaires il y a de cela plusieurs décennies, qu’avec les autres modèles vendus au courant des années 90.

Une idée qui fait du chemin

Si la production officielle de la Prowler ne s’entama que pour le millésime 1997, l’idée de Chrysler de construire un véhicule à l’allure aussi spéciale se tramait depuis un bon moment déjà.

C’est en 1993, au réputé Salon de l’auto de Détroit, que le premier prototype fut présenté au grand public. À l’époque, il s’agissait davantage d’un exercice de style que d’un futur modèle à proprement parler.

Contre toute attente, le constructeur américain prit tout de même la décision d’aller de l’avant. En 1997, pour un peu plus de 50 000 $, il était possible de conduire ce Hot Rod des temps modernes sur les routes nord-américaines.

La première année de production ne laissait pas grand place aux options. Une seule couleur, en mauve s’il-vous-plaît, pouvait être sélectionnée.

Côté mécanique, seul un moteur V6 de 3,5 litres équipait les Prowler. La même transmission, une boîte automatique à quatre rapports, équipait aussi tous les modèles.

La Plymouth Prowler produisait une puissance de 225 chevaux et pouvait atteindre les 100 km/h en l’espace d’environ 7,5 secondes.

Malgré ses airs rétro, la coqueluche de Plymouth offrait des composantes mécaniques au goût du jour. Quatre freins à disque équipés de la technologie ABS en plus d’un système de contrôle antipatinage étaient livrés sur tous les modèles. Le meilleur des deux mondes!

 

Production limitée

La Prowler a fait beaucoup jaser, mais parions que vous n’en avez pas vu des tonnes sur les routes québécoises. Et pour cause. Sur une production totale de 8527 Prowler, seulement 488 étaient destinées au marché canadien.

Jusqu’à la fin de sa production, en janvier 2001, Chrysler proposa de nouvelles couleurs et quelques éditions spéciales, comme si la voiture elle-même n’était pas déjà assez spéciale.

Les temps devenaient plus durs pour le constructeur et il était temps de mettre fin à ce rêve fou. Le nom Plymouth tira sa révérence et la Prowler passa à l’histoire comme étant le dernier modèle à avoir été vendu par la marque en sol canadien.

Image de marque

Dans un marché ultra compétitif, où chaque constructeur joue avec les détails les plus infimes pour devancer ses compétiteurs, Chrysler prenait un risque avec la Prowler, certes. Mais il s’agissait d’un risque calculé.

La Plymouth Prowler n’aura pas été vendue longtemps et n’aura été produite qu’à quelques milliers d’exemplaires seulement. En si peu de temps, elle sera toutefois devenue le porte-étendard de la gamme Chrysler. Un symbole de design automobile, une image de marque.

 

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