Duval : De père en fils

Compte tenu de mon parcours, on me demande fréquemment si un membre de ma famille est attiré par l’automobile.

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Compte tenu de mon parcours, on me demande fréquemment si un membre de ma famille est attiré par l’automobile, ce à quoi je réponds que le plus vieux de mes fils semble avoir contracté le même virus que moi. L’autre, moins discipliné, a fait sa marque en s’adonnant à la Formule Ford, mais il n’a jamais eu ce que l’on appelle souvent dans le milieu «la piqûre» ou, si vous aimez mieux, le feu sacré, soit cette détermination et cette passion qui abat tous les obstacles qui se dressent devant vous. Y compris tous les sacrifices à faire pour parvenir à son but.

Mais, la passion de l’automobile s’exprime sous plusieurs formes. Prenez le cas de mon premier fils qui est avant tout amoureux d’une marque. Présentez- lui la dernière Ferrari et c’est tout juste s’il se retourne pour l’admirer. Idem pour une Lamborghini, une Aston Martin ou quoi que ce soit qui n’arbore pas l’emblème des armoiries de la ville de Stuttgart. Pire encore, son fanatisme se limite à un seul modèle, la 911. En effet, il connaît par cœur le pedigree de toutes les 911 produites à ce jour. Les 928, 914, 944 ne font même pas partie de son répertoire même si elles ont marqué le trajet de la marque.

Par ailleurs, il vous dira quelles sont les bonnes cuvées de 911…et les mauvaises. Il peut repérer toute réparation effectuée au châssis ou à la carrosserie tout comme il est capable de dire si la voiture est sensible à la rouille ou si l’on a tenté de maquiller sa dégradation. Et la mécanique ne le rebute pas non plus. Il est capable de défaire une 911 en pièces détachées et de la reconstruire sans se retrouver avec une pièce en trop. Non seulement il me dépasse à ce niveau, mais face à lui je suis absolument nul quand il s’agit de mécanique.

Il y a quelques années, notre amour mutuel des Porsche a donné l’idée à mon fils d’acheter une 911 des meilleures années (73) pour l’habiller en Jezebel, le surnom donné par les propriétaires d’une de mes anciennes Porsche 911 réputées pour avoir connu la plus longue carrière en course automobile, autour de 20 ans si ma mémoire ne me fait pas défaut. La voiture serait rouge avec des bandes blanches comme la première de mes 911 avec laquelle j’avais raflé le championnat du Québec avant de la vendre à l’ami Jacques Bienvenue.

Mon fiston a trouvé l’oiseau rare quelque part aux États-Unis et je me suis joint à lui pour créer l’écurie de courses «Duval et fils». Avec une auto aussi âgée, nous étions admissibles aux épreuves dites «vintage» réunissant des voitures d’une autre époque auxquelles on a injecté une bonne dose de remontant. Première sortie à Mont-Tremblant: le moteur a rendu l’âme. La machine à sous a été mise à l’œuvre et 5000 $ plus tard, nous étions de retour en piste. Le scénario était toujours le même, soit que je conduisais la 911 dans la course du samedi alors qu’il prenait part à celle du dimanche.

Là, je vous vois venir; vous voulez savoir, lequel était le plus rapide? Que diriez-vous d’un match à peu près nul entre un septuagénaire et un quarantenaire? Chose certaine, nous n’étions pas parmi les meneurs (ni parmi les traînards) tant il est vrai que plus vous injectez d’argent dans ces voitures anciennes, plus vous êtes susceptibles de vous acheter un podium. On était là pour s’amuser et c’est ce que Duval et fils a fait. Et grâce à la dextérité de mon fils, nous avons revendu la voiture à profit en fin de saison.

Second réveil

En berne depuis quelques années, la passion est revenue nous titiller au début de cette année, car mon fils, il faut le souligner, passe son temps à fouiller les sites internet en quête de 911 d’occasion à vendre…..pas cher. Même si François ne s’était jamais intéressé à ce que plusieurs appellent la Porsche du pauvre, la 914, j’ai réussi à le convaincre que ce modèle à moteur central avec lequel j’avais terminé 1er de la classe GT aux 24 Heures de Daytona de 1971 pourrait être un bon achat, tant du point de vue d’un investissement que d’une future voiture de course.

Or, au-delà de toutes nos espérances, nous avons repêché en Californie une 914-4 de 1973 pratiquement neuve. D’accord, elle n’est pas aussi recherchée que la 914-6 à moteur 6 cylindres, mais son moteur de 2 litres signé Porsche est tout de même assez nerveux. Quant à son état général, il nous a valu le trophée de la perfection lors du récent Concours d’élégance de Chambly, organisé par le Club des voitures anciennes du Québec, qui célèbre cette année son 40ème anniversaire. Si je ne vous dévoile pas le prix d’aubaine que nous avons déboursé pour cette petite merveille, c’est qu’il est proprement scandaleux. Bravo fiston, et à quand un retour en piste?

Aires d’arrêts pour texter

Quelle idée géniale! Je rentre d’un séjour dans l’État de New York où j’étais allé assister à l’Omnium de tennis des États-Unis.

Ayant choisi de me déplacer en voiture, j’ai eu la bonne surprise de découvrir la présence un peu partout sur les autoroutes des enseignes invitant les automobilistes à profiter des aires d’arrêts spécialement aménagées pour les gens désirant expédier un texto sans danger d’accident ou de contravention.

Qu’est-ce que l’on attend au Québec pour devenir la première province à imiter les New-Yorkais et à installer de tels incitatifs? Connaissant l’usage trop répandu des cellulaires par les conducteurs d’ici, ce serait là une superbe initiative pour améliorer les conditions de la circulation et diminuer le nombre d’accidents.

 

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