Fred Mercier

Plymouth Road Runner 1969: Le hasard fait bien les choses

On ne pourra pas accuser Gaétan Bolduc de ne pas saisir les occasions quand elles passent.

Plymouth Road Runner 1969

On ne pourra pas accuser Gaétan Bolduc de ne pas saisir les occasions quand elles passent.

Il y a environ trois ans, l’entrepreneur établi sur la Rive-Sud de Québec passait près d’une grange quand il y a vu un homme pousser une vieille bagnole vers l’extérieur. La grange était sur le point de s’effondrer, et le propriétaire de la voiture voulait éviter que celle-ci se fasse écraser.

Gaétan Bolduc, qui possédait déjà quelques voitures anciennes à l’époque, n’a pas mis de temps à identifier le véhicule qui trouvait refuge sous cette vieille grange en ruine. Rien de moins qu’un Plymouth Road Runner convertible de 1969. Et comme si ce n’était pas assez, la voiture était équipée d’un moteur V8 de 440 pouces cube, l’un des plus puissants de son époque.

En jasant un peu avec le proprio, M. Bolduc a vite compris qu’il venait de tomber sur un véritable bijou.

Après avoir acheté le Road Runner à sa sortie de l’usine en 1969, le propriétaire l’a utilisé pendant quelques années avant de le remiser dans une grange en 1973. Et, croyez-le ou non, la voiture est restée là, dans cette même grange, pendant tout près de 40 ans. Jusqu’au jour où Gaétan Bolduc l’a aperçue.

Une affaire en or

Rapidement, M. Bolduc a questionné l’homme de la grange à savoir s’il était intéressé à se départir de cette voiture qui, soudainement, se retrouvait sans refuge.

En quelques jours, la transaction était complétée.

«Il était en bon état malgré tout», assure le deuxième propriétaire, avouant bien humblement qu’il n’a pas tout de suite réalisé la valeur du Road Runner qu’il venait d’acheter. «Je l’ai réalisé quand on m’a offert un prix de fou il y a deux ans», raconte-t-il en riant, bien heureux d’avoir refusé l’offre.

Si le Road Runner de M. Bolduc a une telle valeur aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à la mécanique qui se trouve sous le capot. Le V8 de 440 pouces cube qui y prend place est une véritable légende dans le monde de l’automobile aujourd’hui.

Fort de 375 chevaux, c’était le deuxième moteur le plus puissant disponible avec le Road Runner à cette époque, tout juste derrière le fameux Hemi de 426 p.c.

Une restauration bien méritée

Le Road Runner avait beau être encore en bon était, reste qu’une hibernation de 40 ans laisse des traces.

Et pour lui redonner ses lettres de noblesse, Gaétan Bolduc a entrepris une restauration digne de ce nom. Avec l’aide d’un bon ami, il a démonté le véhicule en entier. La peinture a été refaite, la mécanique a été revampée, etc.

Tout a été mis en place pour redonner au Road Runner son allure d’antan. Malgré les décennies qui séparent le véhicule de sa sortie de l’usine, une attention particulière a été portée aux détails et à l’originalité.

En ce sens, on a conservé la couleur noire d’origine ainsi que les lignes blanches sur les deux côtés de la voiture, une option Mopar dont le modèle de M. Bolduc était équipé. La peinture noir mât sur le capot est aussi une caractéristique dont le véhicule est équipé depuis ses tout débuts.

Bien entendu, le moteur de 440 p.c. d’origine a aussi été conservé, tout comme la transmission automatique à trois rapports.

Plaisir estival

Au printemps 2013, le Road Runner était fin prêt à prendre la route.

Premier arrêt : Le Salon Auto-Sport de Québec. Et on peut dire que le Road Runner n’a pas mis de temps à se faire remarquer. À cette première présence publique depuis sa restauration, le Muscle Car convertible a remporté un premier prix.

Comme bien des propriétaires de voitures anciennes, Gaétan Bolduc prend plaisir à participer à quelques rassemblements estivaux, dont le Granby International.

Grand amateur de produits Chrysler, M. Bolduc possède plusieurs autres modèles de la grande compagnie américaine. Il est d’ailleurs actuellement en train de retaper un pickup Fargo de 1950.

Malgré tous les projets, il y a toujours un peu de temps à consacrer à un bijou comme le Road Runner 1969.

 

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