Francis Lalonde

Loi plus stricte pour le cellulaire au volant

Le nombre de points d'inaptitudes passera de 3 à 4 à partir du 23 avril 2015.

Cell au volant

C’est à compter de demain que le nombre de points d’inaptitude liés à l’utilisation du cellulaire tenu en main au volant passera de 3 à 4. Le ministre des Transports Robert Poëti en avait fait l’annonce un peu plus tôt au cours du mois d’avril.

« L'utilisation d'un cellulaire au volant d'un véhicule représente une importante source de distraction. Ce comportement dangereux constitue d'ailleurs l'une des principales préoccupations des Québécois et des Québécoises quant à leur sécurité sur les routes. C'est pourquoi la sanction sera renforcée. C'est un appel à la prudence pour tous les usagers du réseau routier », a affirmé M. Poëti.

Un constat général

Du côté de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), on se réjouit de cette nouvelle mesure adoptée par le ministre Poëti. Un sondage ayant été réalisé pour le compte de la SAAQ en novembre 2014 révélait qu’une grande partie des conducteurs québécois étaient en accord afin que des sanctions plus sévères soient mises de l’avant pour l’utilisation du cellulaire au volant, et ce, tant pour effectuer un appel (79 %) que pour l’envoi d’un message texte (93 %).

Ce même sondage dévoilait aussi que 99 % des répondants considèrent que texter au volant est un comportement dangereux. Ce chiffre passe à 74 % lorsqu’il s’agit de parler au téléphone en conduisant.

Augmentation du risque d’accident

La SAAQ mentionnait récemment dans un communiqué de presse que l’utilisation d’un cellulaire au volant détériore la performance du conducteur et multiplie environ par quatre le risque d'accident. Ce même risque d'accident est encore plus grand lorsqu'on texte en conduisant, car cela oblige à quitter la route des yeux.

Augmentation constante des infractions

La loi empêchant l’utilisation d’un cellulaire au volant fut instaurée il y a exactement 7 ans, soit en avril 2008. Malgré tout, la SAAQ enregistre un nombre croissant année après année du nombre d’infractions inscrites dans ses fichiers. En 2009, 42 613 infractions ont été enregistrées, alors qu’en 2014, ce nombre est passé à 66 660.

 

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