Francis Lalonde

Poly eRacing dévoile son prototype électrique

Les étudiants de Polytechnique Montréal participeront dans les prochains mois à différentes courses où ils seront en compétition avec d'autres universités et collèges.

Poly eRacing dévoilement

Les étudiants et membres de l’équipe Poly eRacing de Polytechnique Montréal procédaient hier soir au dévoilement de leur nouveau véhicule 100 % électrique. Ce dernier sera entre autres utilisé lors de compétitions nationales et internationales mettant en vedette des facultés de niveau universitaire et collégial.

La monoplace, qui pèse un peu plus de 440 livres, est munie d’un moteur électrique d’une puissance de 80 kW, ce qui équivaut à environ 130 chevaux. La force d’accélération est assez spectaculaire et il semblerait que le bolide puisse franchir le 0 à 100 km/h en moins de 3 secondes.

Deuxième prototype

«C’est le deuxième véhicule que notre équipe conçoit depuis 2009, mentionne Julien Guay, étudiant au baccalauréat en génie mécanique de Polytechnique Montréal et directeur de l’équipe Poly eRacing. Plusieurs améliorations ont été apportées, dont une réduction du poids qui fait maintenant la moitié de celui de notre premier prototype. Cet amincissement a entre autres été rendu possible grâce à l’utilisation d’un composite fait à partir de fibres biodégradables. L’on porte une attention particulière à ce que l’ensemble de notre projet respecte le plus possible l’environnement.»

Évaluation globale

Au cours des prochains mois, Poly eRacing participera à deux compétitions, dont l’une à Lincoln, au Nebraska. Ces courses se déroulent sur 22 km. En plus d’être évaluée selon ses performances sur circuit fermé, l’équipe sera jugée pour toutes les facettes de son projet. «Les juges prennent en considération le design, le coût de production de la voiture, l’efficacité énergétique et même le plan de mise en marché. En somme, il faut agir comme si nous étions une compagnie qui cherchait à produire et vendre au plus bas coût possible le meilleur véhicule électrique qui soit.»

L’investissement de soi

Les attentes pour cette année sont particulièrement élevées du côté de la trentaine d’étudiants qui font partie de ce projet. Il faut indiquer qu’ils y investissent en moyenne entre 20 et 30 heures par semaine, de façon tout à fait bénévole, en plus de consacrer du temps à leurs études et travaux scolaires.

En plus de voir à la création, les étudiants doivent eux-mêmes dénicher les fonds nécessaires pour le développement du projet. Au total, il aura fallu plus de 125 000 $ pour concevoir cette nouvelle voiture électrique. Cette somme a été recueillie auprès de commanditaires et de donateurs. «C’est énormément de travail, mais au bout du compte, nous vivons tous une expérience extraordinaire, évoque Julien Guay. En plus d’acquérir des connaissances qui nous serviront certainement plus tard sur le marché de l’emploi, nous développons des liens d’amitié incroyables qui perdureront sans aucun doute au fil du temps.»

 

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