Fred Mercier

Mercury Cougar 1972: Quand l’Amérique rugit

Albert Gardner sortait à peine de l’adolescence quand Mercury a lancé la Cougar, en 1967. Et déjà, il savait qu’il en aurait une un jour.

Mercury Cougar 1972

Albert Gardner sortait à peine de l’adolescence quand Mercury a lancé la Cougar, en 1967. Et déjà, il savait qu’il en aurait une un jour.

Après avoir possédé tour à tour une Pontiac Firebird 1981 et un Buick LeSabre 1975, le résident de Gatineau a entamé ses recherches pour finalement accomplir son rêve d’adolescence.

«Au départ, je cherchais le modèle Eliminator, une version spéciale de la première génération, explique M. Gardner. Mais j’ai vite réalisé que c’était hors de mon budget!» Toujours motivé à trouver sa Mercury Cougar, Albert Gardner a entamé la recherche de modèles de seconde génération.

En naviguant sur le site de recherches Kijiji, il a déniché le véhicule qui allait devenir le sien : Un convertible XR-7 de 1972.

Seul petit hic, le véhicule était en Nouvelle-Écosse, à plusieurs centaines de kilomètres de sa résidence. Après quelques échanges avec le propriétaire, M. Gardner prend la décision d’acheter le Cougar sans même l’avoir vu. Il a fait livrer la voiture par camion pour finalement la voir arriver au Québec quelques jours plus tard.

Petites surprises

Même s’il n’a jamais regretté son achat, Albert Gardner admet qu’il a eu quelques mauvaises surprises en recevant la voiture. «Les planchers n’étaient pas en bon état. Il a fallu les refaire», se souvient-il, ajoutant que la suspension, les freins et les conduites d’essence ont tous été retravaillés depuis l’acquisition.

Le Cougar a aussi eu droit à une toute nouvelle peinture caramélisée, peinture qui semble recevoir plusieurs commentaires positifs lors de rassemblements de voitures anciennes. «C’est une couleur que j’ai choisie moi-même, et les gens semblent apprécier», se félicite l’heureux propriétaire.

Sous son très long capot, le Cougar XR-7 de M. Gardner est muni d’un gigantesque V8 de 429 pouces cube, le moteur le plus puissant disponible pour ce modèle à l’époque. Et comme si ce n’était pas assez, il a été légèrement modifié pour lui donner un peu plus de puissance!

Une Mustang de luxe

La Mercury Cougar a fait ses débuts dans l’industrie automobile américaine en septembre 1966, en tant que modèle 1967.

Ford surfait encore sur le succès monstre de sa Mustang et voulait trouver une façon d’en faire profiter sa division de luxe Mercury.

La Cougar de première génération, vous l’aurez deviné, était donc grosso modo une Ford Mustang à laquelle on ajoutait plus d’options et quelques changements esthétiques. L’empattement était aussi revu à la hausse, augmentant de 3 pouces par rapport à celui de la Mustang.

La deuxième génération, celle que possède Albert Gardner, allait elle aussi faire confiance à la plateforme de la Mustang. Côté design, Mercury prenait toutefois ses distances par rapport à Ford. La Cougar trouvait son identité propre et s’éloignait visiblement de celle de la Mustang.

D’ailleurs, dès 1974, lors de l’introduction de sa 3e génération, la Cougar cessa de partager la plateforme de la Mustang pour passer à celle de la Torino, un véhicule plus imposant.

Les années passèrent, et la Cougar demeura en poste chez Mercury. Même si cette marque ne fait plus partie du paysage automobile canadien depuis une bonne décennie maintenant, il ne faut pas remonter très loin pour retrouver les derniers modèles de Cougar. Jusqu’en 2002, la voiture deux places était au catalogue.

Malgré cette longue carrière, les deux premières générations de la Cougar demeurent assurément celles qui ont marqué la mémoire des amateurs d’automobile.

Le parfait bonheur

Chaque été, M. Gardner et sa conjointe empruntent les routes du Québec à bord du Mercury Cougar et prennent part à plusieurs rassemblements automobiles, dont celui du Granby International.

«J’aime me promener, rencontrer du monde, explique simplement l’heureux propriétaire. Je n’ai pas peur de rouler avec la voiture.» Chaque été, le Cougar ajoute ainsi quelque 5000 kilomètres à son compteur.

Voilà maintenant 5 ans qu’Albert Gardner est propriétaire de la voiture qui la faisait rêver quand il était plus jeune. Et à l’entendre parler, il est encore loin le jour où il envisagera s’en départir.

Un jour, il aimerait même remettre les clés à son petit-fils Nathan, aujourd’hui âgé de 5 ans! Nathan devra être patient, certes, mais il risque de recevoir tout un cadeau le jour où il aura son permis de conduire... probablement quelque part en 2026!
 

Partager votre opinion

En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre nétiquette.

Commentaires des lecteurs